Le musée de la marine de Loire à Châteauneuf-sur-Loire présente des objets, des gravures anciennes, des photos…, sur ce que fut
la marine de Loire, autour des voies de communication, des infrastructures portuaires, des métiers et du travail des hommes, des bateaux et de la navigation,…
L'Association "Chaumont-sur-Loire au fil du temps", le samedi 14 avril 2012, découvre ce musée.
Visite du musée de la marine de Loire à Chateauneuf-sur-Loire Phot : C. Loriot
La batellerie sur le fleuve Loire a été très active, de la préhistoire au début du 20ème siècle. Le développement des nouvelles voies de communication au milieu du 19ème siècle., routes et chemins de fer, a mis à mal le transport par voies
d’eau.
La Loire, fleuve irrégulier, colérique…, fut aménagée par l’homme et utilisée pour le transport des marchandises et des
personnes.
A Châteauneuf, 5ème port après Nantes, Angers, Orléans et Tours, comme dans tous les ports ligériens, la vie s’est organisée
autour de la batellerie : constructions de bateaux, travail sur les ports, aménagements de la Loire et des canaux,…
Outre les métiers liés au fleuve comme les pêcheurs, les meuniers, les tanneurs, les passeurs…, on observe de nombreux métiers
liés aux transports, à la batellerie comme les charpentiers de marine, les mariniers, les voituriers par eau, les cordiers …
De nombreux objets présentés dans ce musée illustrent le travail des
hommes et l’histoire de la marine de Loire : coffres en forme de sarcophages, ancres de toutes sortes, ex-voto de bateau de mer, toue cabanée, girouettes de mâts, moules à pain de sucre,
très nombreuses faïences décorées...
Des gravures ainsi que de magnifiques faïences de Nevers donnent de riches détails sur les lieux et les techniques de
navigation. (Assiette au charpentier de marine Photo : C. Roques)
La marine de Loire utilise un vocabulaire parfois spécifique pour les bateaux et leur conception : le chaland-mère, les
chalands, les trains de chalands, le tirot, la toue, la sapine, le flûteau, la gabarre, la piautre, la voile carrée, les aronçoires, le girouet…
Toues et chalands avec leurs piautres sur la Loire à Orléans Gravure : Col. particulière
Les ports s’aménagent avec l’activité grandissante : les perrés, les échelles de crues qui font prendre conscience aux
habitants de la dangerosité du fleuve. Il est irrégulier et capricieux et les mariniers rencontrent des obstacles comme les pêcheries et les moulins, les péages, les crues et les embâcles qui
provoquent les avaries, les pertes de marchandises, les arrêts de navigation et les attentes….
Le trafic se fait vers Nantes, vers Roanne, vers Paris par le canal. Des produits régionaux mais également des produits du monde
entier circulent. Les marchandises transportées sont diverses : le charbon, les pierres taillées pour les abbayes et les châteaux, le vin, le vinaigre, les ardoises, le sel engendrant
les querelles avec les gabelous, le bois, les poissons salés de Terre Neuve, le tabac, le café, le sucre des Antilles, la quincaillerie, les poteries, le blé, et venant de la Méditerranée,
l’huile d’olive, les amandes, les raisins secs, les agrumes, les épices et le savon, des habits religieux, des soieries, les faïences de Nevers… mais aussi des esclaves avec la participation au
commerce triangulaire !
Activités sur la Loire au port de Saumur
Gravure : Col. particulière
La Loire a participé également au transport des personnes. Les bateaux à vapeur font leur apparition dans la première moitié du
19ème s. pour le transport des marchandises et des personnes.
Pour clore la visite du musée et découvrir ce qui reste des aménagements sur le fleuve, nous nous retrouvons sur le port de
Châteauneuf où l’on peut encore voir des échelles de crues, différentes de Chaumont, la limite du double droit inscrite sur la pierre pour permettre au passeur de fixer son tarif, la colonne des
mariniers qui rend hommage aux mariniers qui ont sauvé la population lors des crues, le pont métallique. Nous apprécions le très beau panorama sur le fleuve et la vallée.
Notre sortie se terminera, sur le chemin de retour à Tavers, où nous visitons le site des « eaux
bleues ». Franck Hanot nous explique le phénomène des sources artésiennes.
"Les eaux bleues" sources artésiennes Photo : C. Loriot
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