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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 15:04
Montage avec cartes prises sur le net...
Montage avec cartes prises sur le net...
Montage avec cartes prises sur le net...
Montage avec cartes prises sur le net...

Montage avec cartes prises sur le net...

Il est bien difficile de retranscrire de bons sentiments tellement galvaudés...

Etre original, ne froisser personne, garder un pied entre modernité et mémoire...

C’est devenu compliqué de souhaiter les bons vœux quand on se préoccupe encore de ses semblables...

 

 

VOEUX de l'association CHAUMONT au FIL du TEMPS 2023
VOEUX de l'association CHAUMONT au FIL du TEMPS 2023

On sait toujours ce qui est arrivé avec l’année qui se termine.

Les joies, les peines, chacun a eu son lot.

Alors, entre modernité et mémoire, entre patrimoine et nuit des temps, entre enfance et années qui défilent, on voudrait garder cet esprit de rêverie, de tous les possibles à l’aube d’une année qui arrive...

Un peu de naïveté, beaucoup d’optimisme et de partage, on vous offre toutes ces cartes.

Franck Hanot et le conseil d’administration de Chaumont au fil du temps partagent avec vous tous, ces cartes de bons vœux pour 2023 !

 

 

Montage par Catherine Loriot

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 13:45

Le samedi 10 décembre 2022

Franck Hanot commence par la bibliographie qui a permis d’étoffer son exposé.

Il cite : E. Faupin(Géologie du Loir et Cher 1908), Jean Marie Lorain (Loir et Cher Editions Bonneton 1995)
Claude Le Doussal (Découverte géologique du Loir et Cher Edition CDPNE 2015), Thierry Mulder, Nicolas Charles Claude Le Doussal (Curiosités géologiques en Loir et Cher Editions BRGM 2018).

Il va ensuite nous commenter des cartes topographiques, hydrographiques pour situer le Loir et Cher dans le cadre géologique dont il dépend.

Au Nord du Loir : le Perche vallonné et dont le sous-sol est assez varié  avec en particulier la présence d’argiles. L’altitude variable 140 à 265 mètres.

Au Centre la Beauce vaste plateau calcaire dont l’altitude moyenne est de 130 mètres.

Au Sud  la Sologne  dont le nom est tiré du sable qui la constitue; l’altitude moyenne est de 105 mètres.

Notre département est au Sud du bassin de Paris. Il a une structure similaire à des assiettes empilées
Les terrains de plus en plus anciens en allant vers la périphérie s’appuient sur le socle (en gris).

Carte BRGM du Bassin de Paris

Carte BRGM du Bassin de Paris

Le cadre   Géologie Superposition et déformations liées à la mise en place des Pyrénées 

Carte CDP Consulting du Loir et Cher et Coupe géologique du secteur N-S, inventée pour cet exposé par Franck Hanot
Carte CDP Consulting du Loir et Cher et Coupe géologique du secteur N-S, inventée pour cet exposé par Franck Hanot

Carte CDP Consulting du Loir et Cher et Coupe géologique du secteur N-S, inventée pour cet exposé par Franck Hanot

Disposant de ces observations on peut aborder la notion de pays et de régions naturelles. Le pays a une définition géologique et a influencé l’occupation humaine. On parle d’une entité homogène :
En termes de géologie du sous-sol donc de paysage donc de modelé topographique d’hydrographie
Donc de tradition humaine, habitat, culture, élevage...

 

Pour chaque pays, Franck nous montre la géologie en filigrane sur une carte du Loir et Cher, sur une carte géologique et sur une coupe géologique. Chaque « rubrique » est illustrée par des photos prises sur place.

Calcaires de Beauce, argiles à silex, faluns, grisons puis craie et tuffeau puis grès Roussard. 

(Couleurs reprenant celles de la coupe géologique du Loir et cher) 
Le trait noir du Nord au Sud du département est la ligne que suit la carte géologique proposée.

On peut ainsi voir les affleurements suivant les lieux où on se trouve.

Ce sont les N° 1, 2 et 3 de la carte géologique pour les calcaires, argiles, faluns et grisons.

Franck nous montre des illustrations de dessins notamment de Jean-Marie Lorain pour l’habitat ou les constructions.

Puis il y a des photos de pierre de Pontijou avec les carrières, des exemples de constructions à Onzain, à Villefrancoeur, à Epuisay, à Villeporcher et un dessin de J.M. Lorain sur ce qu’il y a en Beauce.

 

Les grisons sont formés dans une nappe phréatique. Celle-ci bouge. Elle transporte des éléments dissous comme le fer. Celui-ci cimente les silex. Cela donne un grès, un conglomérat de silex.  On trouve ces formations au sommet des argiles à silex. 

 

Grisons foncés sur la photo (C Loriot)

Grisons foncés sur la photo (C Loriot)

Franck continue par l’exemple de l’église d‘Onzain avec  du Calcaire de Beauce en partie basse, des restaurations de la pierre d’Apremont (Jaune) et celle de Chauvigny (sculptures). Le portail en Tuffeau, la partie basse Renaissance sculptée.

 

A Epuisay, grange  en bauge. La bauge est une sorte de torchis avec des fragments  de silex et branchages.  Le soubassement est en moellons  de silex.

A Epuisay, grange en bauge. La bauge est une sorte de torchis avec des fragments de silex et branchages. Le soubassement est en moellons de silex.

Franck continue avec la craie. N° 4 et 5 sur la carte géologique. Carte du département, coupe géologique. Il présente le site de Rochambeau avec la Carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir.

Le site de Rochambeau avec la carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir et ses puits karstiques. (Photos C. Loriot)
Le site de Rochambeau avec la carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir et ses puits karstiques. (Photos C. Loriot)
Le site de Rochambeau avec la carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir et ses puits karstiques. (Photos C. Loriot)
Le site de Rochambeau avec la carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir et ses puits karstiques. (Photos C. Loriot)

Le site de Rochambeau avec la carrière souterraine de Craie de Villedieu dans la vallée du Loir et ses puits karstiques. (Photos C. Loriot)

La craie de Chaumont avec l’ancienne carrière vers Candé. Elle a surtout servi à la chaux et à l’amendement des champs. On la retrouve à l’affleurement à l’entrée de Blois, face à l’Embarcadère.

 

Un exemple de construction à Chaumont sur Loire à La Cochetière. 
Partie inférieure en moellons,  pierre de Pontlevoy (litée)
Partie supérieure en craie et silex en rognon

Un exemple de construction à Chaumont sur Loire.  (Photo F. Hanot)

Un exemple de construction à Chaumont sur Loire. (Photo F. Hanot)

On parle aussi du tuffeau. N° 6, 7 et 8 sur la coupe géologique. Le tuffeau est un calcaire siliceux, blanchâtre et détritique. Il est composé de cristaux de calcite, de microscopiques sphères d’opale, de paillettes de micas (muscovite) ainsi que d’un minéral vert (glauconie). Il s’est déposé il y a environ 90 millions d’années (au Crétacé supérieur et plus précisément au Turonien) en bordure de la  vaste  mer de la craie qui débordait largement de l’actuel bassin de Paris. La composition particulière du tuffeau blanc montre qu’il s’est déposé à  proximité d’un rivage. En effet, le mica provient de l’altération du socle.

Pas d’image, tout le monde connait le célèbre tuffeau des sculptures.

Puis vient le grès Roussard et les sables du Cénomanien. N° 9 et 10 sur la carte géologique.

Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)
Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)

Grès Roussard dans le Perche. (Photos C. Loriot)

Le Perche  Sargé sur Braye Carrière de la Mutte  Ancienne exploitation de Grès Roussard,  faciès grésifié des sables du Perche.     

Le Perche : Sargé sur Braye
Exploitation de sables du Perche.

Ils sont cimentés par de la silice et forment un grès, le grès Roussard. Ce n’est pas cimenté partout. Le phénomène de cimentation est récent, moins de 50 millions d’années. Le dépôt de sables date de 100 millions d’années.

 

La façade de l’église St martin de Sargé sur Braye.

 

Franck parle de la Sologne avec ses sables, ses constructions en torchis et colombages. Il évoque la brique familière dans ce pays.

 

Il nous parle longuement d’un édifice emblématique de la Sologne, le château de Chambord.

Ses dimensions sont remarquables: 135 m x 85 m dans un parc de 5525 hectares avec un mur entourant le parc de 32 km. Concernant la géologie,  peu de ressources  à proximité pour la construction exception faite du Calcaire de Beauce, présent en rive droite de la Loire et en aval de Chambord dans la vallée du Cosson. Après le retour d’Italie de François 1er accompagné de Léonard de Vinci, en 1516, plusieurs avant-projets sont réalisés. Le démarrage des travaux se fait en 1519, le 6 septembre, quelques mois après la mort de Léonard de Vinci. Les contraintes sont de construire un soubassement  résistant à la charge et éliminer les remontées d’eau. Ce sera le calcaire de Beauce. Sous Chambord, le calcaire de Beauce est à 5 mètres. C’est donc sur du dur que le château est construit mais pas comme on le dit souvent sur des pieux en bois. Pour les élévations du château, trouver à une distance raisonnable une pierre tendre, esthétique, à grain très fin acceptant les fines sculptures de la Renaissance. Ce sera le tuffeau. 

Les origines des pierres de construction sont de Huisseau sur Mauves et de Huisseau sur Cosson pour les soubassements ; de Cheillé pour les marches et perrons ; de Noyers-Belleroche, Saint-Aignan-sur-Cher, Bourré et Lye pour les parements de murs. Les pierres naviguent par bateaux puis arrivent, tirées par des bœufs à Chambord. Les Carrières sont toutes situées à une quarantaine de kilomètres au Sud de Chambord.

Le débitage et l’équarrissage : Chaque bloc est débité et calibré en diverses tailles précises qui portaient un nom : le parpaing, la douelle, le gros, le boulot…Chaque carrier signait son bloc. Le sens de la lecture indiquait le lit naturel (stratification), sens dans lequel il fallait poser le bloc.

L’équarrissage se faisait dans les carrières. Avant que les blocs  ne sèchent et avant que le calcin ne se forme.  Un bloc de 50 cm au départ finissait à 30 cm taillé.

Le prix du transport représente les 2/3 du prix du matériau. Il faut donc éviter de transporter des volumes inutiles et faire la finition  sur le chantier.

Après la mort de François 1er en 1547, il y a une dégradation progressive jusqu’en 1660, date de la venue de Louis XIV. Intervention de Jules Hardouin-Mansart. Utilisation des mêmes tuffeaux qu’auparavant:

Bourré, Vineuil, Noyers-Belleroche, Marnay (Cheillé). Mais il y a une utilisation d’autres gisements de pierres dures: Ménars (Calcaire de Beauce) et de pierres plus éloignées comme celle d’Apremont -sur-Allier. Elle sera transportée par l’Allier. Elle est juste un peu plus jaune que le tuffeau.

 

Après la Révolution, le château est dégradé et à l’abandon. Restauration à partir de 1850 avec des matériaux déjà exploités (Tuffeau) et de nouveaux gisements (1864) à la Grande Brosse près de Chémery.

Le calcaire d’Apremont est remplacé par le calcaire de Chauvigny et Tercé et le calcaire lacustre par la pierre de Pontijou. A la Grande Brosse, les niveaux les plus profonds exploités se situent à 43 mètres de profondeur. Ils se répartissent sur 3 niveaux totalisant 3,5 kilomètres linéaires. Le volume extrait peut être estimé à 75 000 tonnes. Aujourd’hui cette carrière est devenue une cave de dégustation qu’on a visité en mars 2020...

Le train donne un essor à l'exploitation du calcaire de Chauvigny dans le Poitou. Inauguration de la ligne Poitiers-Limoges le 23 Décembre 1867. En 1883, la société des Carrières du Poitou inaugure sa propre voie ferrée pour rejoindre le réseau d’état. C'est la mécanisation et le train qui ont permis une exploitation à ciel ouvert de grande ampleur: treuils, plans inclinés, sciage à câble.

Carte de France des matériaux ayant servi à Chambord. (Carte CDP Vicelli)

Carte de France des matériaux ayant servi à Chambord. (Carte CDP Vicelli)

Certaines pierres ont une provenance plus lointaine telles les ardoises de la région d’Angers et les différents marbres apportés sous Louis XIV.

Le marbre Incarnat Turquin de Caunes Minervois. Il fut choisi par Louis XIV pour Versailles et exploité dans la carrière du Roy. On le trouve aussi à Chambord.

On trouve également, venu des Alpes, le Vert Maurin ainsi qu’un marbre des Pyrénées, la Brèche de Tholonet.

 

Incarnat Turquin, Vert Maurin , Brèche d'Alep ou de Tholonet (Photos C. Loriot)
Incarnat Turquin, Vert Maurin , Brèche d'Alep ou de Tholonet (Photos C. Loriot)
Incarnat Turquin, Vert Maurin , Brèche d'Alep ou de Tholonet (Photos C. Loriot)
Incarnat Turquin, Vert Maurin , Brèche d'Alep ou de Tholonet (Photos C. Loriot)

Incarnat Turquin, Vert Maurin , Brèche d'Alep ou de Tholonet (Photos C. Loriot)

En guise de conclusion

Les restaurations sont toujours à faire, le tuffeau n’étant pas pérenne. Les carrières ferment les unes après les autres même si les monuments historiques gardent quelques filières. On peut être inquiet devant l’ampleur du travail de conservation.

 

Ste Barbe...La même que pour les pompiers !

Ste Barbe...La même que pour les pompiers !

Franck est remercié pour son exposé, riche et varié. 

Il répond à diverses questions.

 

Le conférencier face à son public attentif. (Photos C. loriot)
Le conférencier face à son public attentif. (Photos C. loriot)
Le conférencier face à son public attentif. (Photos C. loriot)
Le conférencier face à son public attentif. (Photos C. loriot)

Le conférencier face à son public attentif. (Photos C. loriot)

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 16:28

Ce 11 novembre à Chaumont sur Loire a été célébré grâce à plusieurs initiatives de Chaumont au fil du temps.

La vie d’un Poilu vue par son fils. Olivier Pillet.

Le monument aux morts à Chaumont a 100 ans. Catherine Loriot.

*Dans ce cadre de passation de mémoire, avec Olivier Pillet, j’étais mardi dernier avec les CM1 et CM2 de l’école de Chaumont. Monsieur Neri avait accepté qu’Olivier raconte la vie de Poilu, de son père et ensuite nous nous sommes rendus au monument aux morts dans le cimetière. Histoire du monument et particularités du carré militaire de Chaumont.

*Le 11 novembre, Olivier a égréné le nom des morts pour la France en partenariat avec la mairie pour cette organisation ponctuelle.

*Aujourd’hui nous continuons avec vous...

 

Il n’y a plus personne pour parler de la guerre 14-18 en tant que participants, tous les Poilus sont morts.

Olivier a reçu le témoignage directement de son père, Adrien Pillet.

Les filles et fils de Poilus doivent se faire rares. D’où l’aubaine qui s’offre à nous !

Mon père ne parlait pas trop de la guerre car c’était une période de souffrances. On n’a pas retrouvé son livret militaire, égaré lors de campagnes. Mon père n’a jamais été scolarisé, c’était un autodidacte complet. Il a appris à lire et compter à l’armée. Il est né en 1892 à Semur en Auxois dans une famille pauvre d’ouvriers agricoles. Dès son  plus jeune âge, il se louait dans les fermes. Le Morvan est une région très pauvre. Dès 5 ans, on l’installait le matin dans un pré pour garder les animaux, on venait le chercher à midi pour le déjeuner et il repartait pour l’après-midi. A 8 ans, il travaille dans une mine de charbon à pousser les wagonnets. Cela sert à alimenter une usine électrique toute récente pour l’époque. Mon père y trouvera le goût pour l’électricité et la mécanique.

Il y avait une possibilité pour les enfants pauvres de sortir de leur condition en s’engageant dans l’armée. Il a une proposition d’enrôlement pour l’Artillerie coloniale pour 5 ans. En 1912, il part à Saïgon.

Dès 1914, à la déclaration de guerre, il lui faut 2 mois pour revenir en bateau de l’Indochine, pour défendre la Patrie. En décembre 1914, il est au 3ème Régiment d’Artillerie Coloniale (RAC à après le C voudra dire campagne...). Il s’occupe des canons, de diverses batteries et des animaux. Les chevaux transportent les canons et un régiment d’artillerie compte 1500 chevaux. Sur les lieux des combats, il faut construire des écuries, faire un travail de bucheronnage pour des plates-formes afin d’éviter le recul des canons. Il va gagner des chevrons d’homme de troupe. En 1917, il est dans un Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance. Il a des canons de 75. 75 est le diamètre de l’obus qui pénètre dans le canon. Plus tard, il a des canons de 105, 120 et 155. Les plus puissants sont ceux de 320 !

 

En 1915, l’armée allemande utilise les obus avec gaz asphyxiants. Les fantassins sont plus touchés que les artilleurs par les combats.

Son frère est décédé en 1915. Tué à 19 ans. Il va de soi que je n’ai pas connu mon oncle...

Il n’y a pas que les gaz qui faisaient de gros dégâts mais aussi la gestion de 2 généraux qui avaient des initiatives hasardeuses. Comme au Chemin des Dames.... Mon père en a beaucoup voulu à ces 2 généraux.

Olivier ne les cite pas. Dans la salle, on murmure Nivelle et Mangin...

Le général Pétain va redresser la situation et arrêter ce massacre, ce carnage.

 

En 1917, mon père a failli être passé par les armes. Dans le régiment, on « décimait », c’est-à-dire qu’un soldat sur 10 était fusillé pour l’exemple afin d’éviter les mutineries. Mon père a menacé un officier avec une machette s’il touchait à un de ses hommes. On avait besoin d’artilleurs et surtout de pointeur comme l’était mon père. Personne n’a été fusillé dans sa batterie. L’histoire s’est arrangée... Une des rares choses qu’il racontait...

J’en passe...Il va être démobilisé en août 1919 au niveau de Vichy. A charge pour eux de rentrer chez eux par leurs propres moyens. Il disait qu’ILS auraient pu leur payer le voyage de retour.

Il a le grade de maréchal des logis. Il a la croix de guerre.

Il est désespéré quand 20 ans plus tard, on remet ça !

On remercie chaleureusement Olivier de nous avoir conté la vie d’un soldat comme les autres...

On va passer à la 2ème partie de la rencontre en racontant les 100 ans du monument aux morts de Chaumont et en présentant dans le Power Point quelques monuments emblématiques en France...

Après la signature de l’Armistice à Rethondes (Oise) le 11 novembre 1918, la France entame une longue période de deuil : 1,4 million de soldats sont morts ou disparus, 3,6 millions sont blessés, plus de 500 000 ont été faits prisonniers. Les corps des soldats sont rassemblés et inhumés dans des cimetières militaires et des nécropoles nationales, comme Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) ou Douaumont (Meuse). Les ossuaires regroupent les corps non identifiés. Toutes les communes élèvent des monuments aux Morts. Un monument aux morts est un monument érigé pour commémorer et honorer les soldats, et plus généralement les personnes tuées ou disparues par faits de guerre.

Il en existe de plusieurs types :

*les cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps), généralement dans le centre d'une ville ou d'un village, mais qui ont aussi été, après la Première Guerre mondiale, élevés dans les entreprises, les écoles, les foyers fréquentés par les disparus de leur vivant ;

*les mémoriaux, monuments nationaux élevés sur les champs de bataille où les cimetières militaires abritent les tombes de soldats, parfois de centaines de milliers d'entre eux.

Le premier exemple français de monument portant les noms de combattants morts est le cas de la porte Désilles à Nancy, édifiée entre 1782 et 1784 pour commémorer l'indépendance des États-Unis et qui rend également hommage aux Nancéiens morts durant la bataille de Yorktown.

Des monuments sont également érigés pour commémorer les soldats morts lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et des guerres coloniales. Par leur nombre, leur présence sur tout le territoire, le cérémonial lié à leur inauguration, les célébrations patriotiques et scolaires qui ont lieu à leurs abords ainsi que la propagande républicaine et revancharde les entourant, ces monuments constituent la matrice de ceux qui suivront la Première Guerre mondiale.

Dans les registres municipaux de Chaumont :

 En août 1919, Echanges avec la princesse de Broglie et la commune de parcelles concernant le cimetière et le monument commémoratif.

20 mars 1921, « une subvention de l’Etat sollicitée pour l’érection d’un monument aux soldats morts pour la France et originaires de Chaumont sur Loire. »

26 juin 1921, nomination du Comité pour le Monument.

12 février 1922, plans et devis pour le Monument. 

16 avril 1922, modification des plans. 

Février 1923 : pièce nécessaire à l’apurement des dépenses pour le Monument.

Je n’ai pas trouvé le coût de ce monument...

 

Le monument aux morts de Chaumont sur Loire se trouve dans le cimetière, dans la partie sud à l’opposé et en face de la chapelle où repose la famille de Broglie.

Il a été construit en 1922 par Léon Guilbert, entrepreneur de maçonnerie à Chaumont-sur-Loire.

Le monument aux morts de Chaumont sur Loire

Le monument aux morts de Chaumont sur Loire

Ce monument de pierre de Pontlevoy, en forme d’obélisque, est au centre d’un espace carré, « carré militaire » dans lequel se trouvent les 16 tombes des soldats morts pour la France. Le monument lui-même n’est pas une tombe.

Les noms des 47 morts de la guerre 1914-1918 sont inscrits sur les 3 côtés de la stèle par ordre de connaissance de la date de leur mort.

Dans certaines communes, ces soldats morts après la guerre n’ont pas été inscrits sur les monuments car on a juste considéré leur maladie, leur fragilité et non la conséquence de leur mort due au conflit.

Pour se trouver sur le monument aux morts, il faut un lien avec Chaumont. Tous ces soldats n’y sont pas nés, tous n’y vivaient pas mais pour la plupart lors du recrutement, ils vivaient à Chaumont ou surtout leurs parents étaient à Chaumont. Ceux qui n’étaient pas mariés pouvaient travailler ailleurs mais la référence était Chaumont par leurs parents.

47 noms de soldats morts sur le monument !

Mais combien sont partis de Chaumont pour participer à cette guerre et en sont revenus à jamais meurtris, différents, cassés psychologiquement sans blessures mortelles ?

Malheureusement, la Der des Der, a été suivie d’autres conflits.

Sur la face est, on a ajouté les 7 morts de la guerre 1939-1945 ainsi que 2 morts en Indochine et un mort en Algérie. Cela fait 57 hommes de Chaumont qui ont donné leur vie pour la France.

 

Pour le symbole et la mémoire de tous les disparus, oubliés... Le soldat inconnu ! 

 

35 000 monuments aux morts

La guerre 14-18 a été un véritable traumatisme. En 1918, la France est littéralement en deuil, 1,4 millions de vies ont été fauchées. Aucune région n’a été épargnée. Seules 12 communes françaises sur 36 000 ne déplorent pas de victimes de la Grande Guerre. Et pour la première fois, on éprouve le besoin de "nommer" les soldats tombés au champ d’honneur. Les anciens combattants représentent 90 % des hommes adultes et attendent du gouvernement qu’il reconnaisse ce terrible sacrifice.

Par la loi du 25 octobre 1919, l’Etat propose donc à toutes les municipalités désireuses de se doter d’un monument aux morts, des subventions d’Etat établies en fonction du nombre de morts dans la commune et de ses ressources.

De 1918 à 1925, 35 000 monuments sont ainsi érigés. Entre 1919 et 1922, on comptera en moyenne trois inaugurations par jour !

Les monuments sont de plusieurs sortes : Le monument et la boue, les obélisques, les poilus,  les femmes et les familles, l’hommage du monde du travail,  l’histoire et la mémoire, les monuments anti Allemands, les monuments à la paix, les monuments aux morts et leur avenir dans la ville de demain...

Les inscriptions

Les inscriptions gravées sur les monuments peuvent revêtir un caractère patriotique (Si vis pacem, para bellum « Si tu veux la paix, prépare la guerre », Invictis victi victuri « À ceux qui n’ont pas été vaincus, les vaincus, mais qui vaincront »), civique (La commune de… à ses enfants morts pour la France/la Patrie) ou pacifiste comme « L'union des travailleurs fera la paix du monde » : citation d'Anatole France sur le monument de Mazaugues, « Maudite soit la guerre et ses auteurs », « Guerre à la guerre — Fraternité entre les peuples », « La guerre à la guerre », « Fraternité humaine », « Contre la guerre. À ses victimes. À la fraternité des peuples. Que l'avenir console la douleur. » : Inscription gravée sur le monument de Dardilly, « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne massacrent pas entre eux » : citation de Paul Valéry sur le monument de Saint-Appolinaire ou Nie wieder Krieg (« Plus jamais la guerre »)...

 

Dans les régions françaises qui ont subi les combats, les monuments insistent plus sur les malheurs de la guerre (ruines, deuil, orphelins), en une sorte de réquisitoire contre les crimes allemands. En Alsace-Moselle l'inscription « morts pour la France » qui suit la liste des noms est remplacée par des formules plus « neutres » (« La commune de… à ses enfants », ou « Morts pour la Patrie »). En effet les monuments regroupent sur une même stèle les noms des militaires originaires du village quel qu'ait été leur uniforme. Lors de la Première Guerre mondiale, l'Alsace-Moselle étant allemande, les morts militaires l'étaient souvent sous uniforme allemand. Ces villages sont souvent plus que d'autres frappés par l'absurdité de la guerre, ayant vu leurs enfants s'entretuer sous des uniformes différents.

 

Ce livre retrace l'exposition au Panthéon sur les monuments aux morts de la France au moment du Centenaire.

Ce livre retrace l'exposition au Panthéon sur les monuments aux morts de la France au moment du Centenaire.

Le Power Point présente des monuments aux morts classiques du département. 

Puis quelques autres en France, tous trouvés sur le net.

 

Nous avons fait notre travail de passeur de mémoire...

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 16:14

Franck Hanot présente Jean-Noël Wachet, notre conférencier du jour. Avec la géologie, vous êtes habitués à voyager dans le temps, en millions d’années. Jean-Noël va nous faire voyager dans l’espace en millions, en milliards de km voire plus ! C’est un passionné d’astronomie ; il dirige un club à Amboise.

 

Jean-Noël nous rappelle la circonférence de la Terre : 40 000 km depuis la Révolution Française. C’est une mesure devenue universelle et le mètre est venu en déduction de cette convention de mesure.

En considérant les moyens de l’époque, les mesures ont été bonnes.

Puis vont commencer les comparaisons de vitesse pour arriver à « visualiser » l’univers.

Une voiture roulant à 100 km/h va faire 100 km en une heure. Un avion traçant à 280 m/s va faire 1000 km en une heure. Pour faire le tour de la Terre il va mettre 40 h.

Le Soleil, notre étoile, fait 109 fois la circonférence de la Terre. C’est une petite étoile qui va vivre longtemps. Les grosses sont plus éphémères. Elle est en fusion et toutes les matières qui nous entourent viennent de notre étoile : oxygène, hydrogène jusqu’au fer….Notre avion va mettre 180 jours soit 6 mois pour faire le tour du soleil.

Le Soleil est très loin de nous, comparé à la Lune. La distance Terre-Soleil est de 150 000 millions de km. C’est l’unité astronomique dans le système solaire. On « triche » pour faire une représentation sur papier à cause de l’échelle des distances.

Il faudrait 17 ans à notre avion pour faire la distance Terre-Soleil.

La lumière parcourt 30 000 km /s. La vitesse de la lumière est la vitesse d’une onde électromagnétique dans le vide. C’est en 1905 puis en 1915, qu’Albert Einstein décrit la théorie de la relativité.

Le temps varie. Il n’est pas le même sur la Lune. Il ne s’écoule pas de la même manière partout dans l’univers. Le temps n’est pas immuable. Il a fallu un siècle pour constater que la vitesse de la lumière était constante. Donc les distances varient, donc le temps varie… Ce n’est pas une vue de l’esprit.

Le temps varie c’est ce qui est « utilisé comme principe » pour les GPS…

 

La lumière émise par le soleil met 8 minutes pour nous parvenir. En astronomie, on voit les choses dans le passé, jamais en temps réel, le temps que la lumière nous arrive. Les ondes électromagnétiques (radio, gamma, X…) ne sont pas toutes visibles par nos yeux. L’humain s’est adapté à voir diverses longueurs d’ondes comme pour les couleurs. Sur autre chose, ailleurs, on aurait vu les rayons X peut-être… Certains animaux comme les chauves-souris ont un autre système de vision.

 

Notre lumière parcourt 1 080 000 000 km/h. Il faudrait 123 000 années à notre petit avion de notre démonstration pour faire le même trajet. En une année, la lumière parcourt 10 000 000 000 000 km soit dix mille milliards de km ! C’est ce qu’on appelle une année lumière, AL.

Sur la Terre, on mesure en km ; dans le système solaire en UA, unité astronomique ; dans l’univers, en  années-lumière.

Maintenant on va faire une petite révision du système solaire. Evidemment le dessin ne peut pas être à l’échelle 

Il y a 4 planètes telluriques : Mercure, Vénus, Terre, Mars.

Il y a 4 planètes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune.

Pluton a été rétrogradé en 2006 en planète naine.

Au début de la Terre, cette planète est bombardée en permanence. La lave est en fusion en son centre. « Elle a fait le ménage » et l’eau est arrivée.

La Terre a la chance d’avoir la Lune. La Lune, satellite naturel de la Terre, serait le résultat de choc avec un astéroïde ou d’autres chocs et se serait partagée en 2 en laissant ses métaux lourds dans la fusion de la Terre et l’autre partie se serait mise sur orbite.

Continuons de voyager avec notre petit avion dans le système solaire : 6,6 ans pour arriver à Mercure.

Pour Vénus : 12 ans. Pour Mars : 26 ans.

Pour Jupiter : 89 ans. Pour Saturne : 160 ans. Pour Uranus : 325 ans. Pour Neptune : 510 ans.

 

 

Jean-Noël propose une expérience concrète. Il est le conférencier, alors il tient le Soleil à la main, représenté par une boule de Noël. Il a accroché sur un fil, de petites plaques avec le nom des 4 planètes les plus proches du Soleil. A l’échelle des distances. Francette va dérouler le fil dans la salle. Une autre manière de s’approcher du concret pour comprendre les distances.

Mercure : 2, 7 m ;  Vénus : 5,1 m ;  Terre : 7 m ; Mars : 10,6 m. Neptune serait à 210 m…

La ficelle représente les distances dans l'univers et les plaques, les planètes. Juste pour avoir une idée...

La ficelle représente les distances dans l'univers et les plaques, les planètes. Juste pour avoir une idée...

Jean-Noël va nous montrer des étoiles, des photos prises par des télescopes que ne possède pas un amateur.

La plupart des étoiles sont doubles. On voit Proxima du Centaure à 4,2 années-lumière du Soleil dans notre galaxie. On la voit comme elle était il y a 4,2 années-lumière ! (Visible de l’hémisphère sud). Plus on regarde loin dans la galaxie, plus on voit le passé. Puis Sirius à 8,5 années-lumière, visible en hiver, proche de la constellation d’Orion. Orion est repérable par 3 petits points alignés et serrés.

Encore plus loin, dans notre galaxie, il y a des regroupements d’étoiles. C’est une petite galaxie avec 200 à 400 milliards d’étoiles ! La galaxie tourne en spire. C’est un gros disque de matières, de gros trous noirs, massif, avec des bouffées d’ondes gravitationnelles. Les étoiles s’allument. Mais il y a encore plein de choses qu’on ne sait pas ou/et qu’on ne peut expliquer.

La galaxie d’Andromède à 2, 55 milliards d’années-lumière de notre Soleil est attirée par gravité avec notre Voie lactée. Les galaxies s’imbriquent les unes dans les autres, sans choc car c’est le vide. Elles s’absorbent. Cela se passera peut-être entre ces 2 galaxies dans 3 à 5 milliards d’années.

Notre Soleil, cette étoile, est à peu près à la moitié de sa vie : 5 milliards d’années.

Les étoiles naissent par 2 et meurent en même temps.

Quand elles sont en fin de vie, avec la gravité qui est une force faible mais qui ne s’arrête jamais, elles jettent leur gaz, se ratatinent, se refroidissent et disparaissent de notre vue.  Il n’y a plus de lumière. Mais cela va créer une autre étoile qui utilisera les poussières, Carbone, Oxygène, Fer, Hydrogène, Hélium, Or, Uranium, etc. Il faudra de la chaleur. Le nuage s’enrichit en matières…

Dans les trous noirs, il y a des ondes gamma, X et gravitationnelles.

Comprendre comment elles agissent entre elles pour comprendre leur formation…

 

Nous, les murs de cette école, le sol… sommes de la poussière d’étoiles.

Une étoile de 2ème génération forcément !

Jean-Noël nous remercie de notre attention et nous le félicitons pour son exposé.

Un passionné, effectivement cela se sent bien.

 

Il s’en suit quelques échanges et questions sur les comètes, sur Pluton, sur une exo-planète, sur la géologie et les cycles de Milankovitch, les stromatolithes, l’axe de la Terre, un peu de philosophie, de poésie par ces images du domaine scientifique ou artistique…

Un résumé des circonstances exceptionnelles de la création de la vie sur la Terre laisse penser qu’il n’y en a peut-être pas ailleurs :  1er atout, une gravité pour retenir son atmosphère. 2ème atout : l’existence d’un champ magnétique qui détourne le rayonnement du soleil et les particules cosmiques.

Merci encore à Jean-Noël ! 

 

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 16:06

Le déroulement de l’année de fonctionnement 2021-2022 de « Chaumont au fil du temps » va défiler grâce à un Powerpoint projeté sur un écran de télévision.

Franck Hanot commente le rapport d’activités.

Nous avons assuré nos sorties ou rencontres mensuelles le 2ème samedi de chaque mois sauf en janvier, avec encore l’état sanitaire incertain et en mai et juin pour des raisons électives. Ce sont des moments de découverte du patrimoine local, mais également d’échange et de convivialité, renforcés par cette crise sanitaire. La fréquentation est de 10 à 25 personnes.

Un document écrit fait suite à chaque sortie et est envoyé à tous nos adhérents surtout par mail ce qui leur permet de rester informés. Il a pu être distribué aussi par papier à une dizaine de personnes.

Cette année, 7 sorties ou rencontres ont été concrétisées d’octobre à juillet :

   Ä Octobre 2021: « Les essais nucléaires français » par Jean-Jacques Boulay.

   Ä Novembre : « Sortie à Loigny la Bataille, 1870 » par Franck Hanot.

   Ä Décembre : « Travail collectif sur la métamorphose du paysage ».

Janvier 2022 : pas de galette, pas de rencontre possible. Texte envoyé par mail sur les chants de grillons, cigales et oiseaux par C. Loriot

Ä Février : « Les MOTS » par Catherine Loriot

Ä Mars : « La réclame du chocolat, tout un art » avec Joëlle Nouaille.

Ä Avril : « Visite de l’abbaye de Cornilly avec son propriétaire Bruno de la Villarmois.

Ä Juillet : « Présentation du bulletin n° 3 : patrimoine bâti. Discussion sur comment c’était avant le remembrement ? ».

 

X En avril, participation à l’inauguration de « Croquis de Loire » en tant que partenaire. Nous avons donné des indications historiques pour la promenade sur les bords de Loire, face au château, côté Onzain.

X Participation à l’inauguration de l’exposition « Loir et Cher, terre d’industries » aux Archives Départementales.

X En juin, cette année, pas d’organisation pour « Les Journées du Patrimoine de Pays et Journées des Moulins » sur le thème de «Naitre et renaitre ». Pas de motivation pour y participer.

               Nous avons pu participer rituellement : 

X Fin juin, remise de livres Renou, façon « prix » pour les CM2 qui quittent  l’école de Chaumont.

Après 18 ans de bons et loyaux services comme correspondant local à la NR, et une vacance de plusieurs mois pour trouver quelqu’un d’autre, Joël-Erick Tarrida a été remplacé par Sylvie Lacroix.  C’est à l’occasion du « livre Renou », à l’école, que je la rencontre pour la 1ère fois.

 

           Quelques autres informations sur notre association

   X Notre blog http://chaumontaufildutemps.over-blog.com. , ouvert en octobre 2009. Il est alimenté d’articles au fur et à mesure des activités de l’Association. Les pages les plus lues et de loin, sont toujours celles sur la Loire et les poissons. 

           X L’association est reconnue d’utilité publique. Tous dons à l’association autorisent une défiscalisation. (Dans le cadre de la législation actuelle).

 

 

Les projets pour 2022- 2023: si la crise sanitaire le permet…

ÄCommencer à fêter les 20 ans de l’Association. (Sortie avec les adhérents sur un WE ; travailler avec les 3 associations partenaires sur le patrimoine d’Onzain, Pontlevoy et Montrichard ; faire un bulletin sur l’histoire de l’association ; faire un cadeau patrimonial aux Chaumontais ; organiser une manifestation qui reste à définir…)

ÄOrganiser une animation le 11 novembre pour les 100 ans du monument aux morts de Chaumont avec un enfant de Poilu. (Dans la continuité du travail sur 14-18).

Ä Le plan sur lave émaillée répertoriant les 22 plaques réparties dans la commune est en phase de finalisation. (Franck et Bertrand)

Ä Les sorties-rencontres mensuelles sur les thèmes possibles à poursuivre sur l’évolution des terrains à Chaumont après le remembrement, sur la guerre de 1940 et ses divers aspects (camps d’internement, passeurs sur le Cher, les Justes…) et autres.

Le samedi 8 octobre 2022 : « Les distances dans l’univers » avec Jean-Noël Wachet.

ÄLe 4ème bulletin de l’Association. Des Hors-Série sur les guerres. Toujours avec Bertrand Demoly.

Ä Les recherches aux Archives Départementales, dans les registres municipaux…

Le bilan d’activités et les projets sont soumis au vote de l’Assemblée. Ils sont acceptés à l’unanimité.

Dominique Binche, trésorier, présente le bilan financier.

Il y a eu peu de mouvements, peu de dépenses, une année peu active. Quelques recettes.

Les stocks de livres Renou diminuent avec les dons à l’école, à la mairie et aussi pour servir de promotion à notre Association.

On pense à des sorties en bus, à la journée, au WE. La compta de l’Association peut envisager ces dépenses.

Le bilan financier est soumis au vote de l’Assemblée et est adopté à l’unanimité.

 

Autres facettes du fonctionnement.

Cotisation pour 2023-2024 : 15 € à Comme déjà décidé en 2021, le prix du bulletin reste inclus dans la cotisation. Il sera demandé 4 € pour l’envoi à ceux qui souhaitent l’avoir par la poste.

Les Hors-série seront vendus à 10 € l’unité.  

Proposition adoptée par un vote à l’unanimité

Le tiers-sortant est renouvelé à l’unanimité du vote de l’Assemblée.

Courant octobre, il y aura un CA pour élire un nouveau bureau.

Pour info :

Les cotisations peuvent être réglées dès maintenant car on fonctionne en année scolaire. On repart à zéro en ce mois de septembre.

Pour finir la soirée

On va boire le verre de l’Amitié.

Les gens sont contents de se retrouver, de bavarder. On trinque à la santé de tous !

Les échanges vont jusqu’à 20h30.

 

 

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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 17:03
Après l'exposé au sein de notre association, Jean-Jacques Boulay a reçu une médaille en mars 2022, lors d'une cérémonie officielle. En août, une cérémonie plus intime a eu lieu...

Après l'exposé au sein de notre association, Jean-Jacques Boulay a reçu une médaille en mars 2022, lors d'une cérémonie officielle. En août, une cérémonie plus intime a eu lieu...

Article du journal "La Renaissance" paru le 12 août 2022 signé de Joël-Erick Tarrida.

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18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 12:10

Sylvie Lacroix, nouvelle correspondante de la NR localement, remplace Joël-Erick Tarrida qui a assuré cet office pendant 18 ans. 

Elle est venue à l'école à l'invitation de "Chaumont au fil du temps" pour assister à cette remise des livres Renou, devenue traditionnelle. 

Les élèves de CM2 ont apprécié ce cadeau de fin d'année.

Déjà ceux de CM1, aux dires de leur directeur monsieur Néri, attendent leur tour...

 

Bonnes vacances à tous et à l'année prochaine !

Article paru dans la NR par Sylvie Lacroix

Article paru dans la NR par Sylvie Lacroix

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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 16:22

C'est une vingtaine d'adhérents qui a assisté à cette séance du 9 juillet 2022. 

 2 sujets à l'ordre du jour: 

1) la présentation du bulletin n° 3 qui vient de sortir

2) une séance de travail sur l'avant remembrement avec des photos aériennes

En page de couverture, une habitation à Bury et la ferme de Queneau, ensemble architectural rural, harmonieux et cohérent

En page de couverture, une habitation à Bury et la ferme de Queneau, ensemble architectural rural, harmonieux et cohérent

Dans ce numéro 3, les textes sont issus de comptes-rendus faits par Catherine Loriot au cours des diverses années de fonctionnement de Chaumont au fil du temps. Cela s’étale de 2004 à 2019 pour ce thème de patrimoine bâti.

Ce bulletin a été réalisé par Bertrand Demoly, notre graphiste qui met son goût et son talent, sa disponibilité à notre service associatif. Il est rémunéré pour ce travail mais il est à notre écoute et c’est un plaisir de travailler avec lui. Il fait la mise en page des textes confiés, choisit les couleurs et agence le tout pour satisfaire l’œil. Bravo, Bertrand ! On a encore du travail à faire en commun…

 

Franck Hanot fait la présentation du bulletin en soulignant les illustrations de Joël Girard sur les loges de vigne ; la présentation de la maison de Laurence et Denis Garraio, ainsi que celle de madame et monsieur Tabusse à la Pommerie. Chacun feuillette le livret et fait ses commentaires à son voisin dans un gentil brouhaha.

 

Le public attentif aux explications techniques...                                  Photo C Loriot

Le public attentif aux explications techniques... Photo C Loriot

Franck Hanot détaillant les rubriques du bulletin n° 3...               Photo C Loriot

Franck Hanot détaillant les rubriques du bulletin n° 3... Photo C Loriot

La métamorphose du paysage, cadastre et remembrement.

On a déjà travaillé sur des documents cartographiques du cadastre. On veut y faire apparaitre des photos, des souvenirs : de l’humain. Les activités des champs, le matériel agricole, les chemins disparus, les parcelles qui évoluent. Franck Hanot lit le CR du groupe de travail de mai 2022 qui résume le travail qu'on espère réaliser.

Aujourd'hui, le président a apporté des photos aériennes grand format, de 1946, de 1964 et de 2020.

Il les fait défiler devant tous avant de les poser sur les tables afin que chacun puisse les regarder à son rythme.

 

Les photos aériennes que chacun décortique avec ses souvenirs...           Photos C LoriotLes photos aériennes que chacun décortique avec ses souvenirs...           Photos C LoriotLes photos aériennes que chacun décortique avec ses souvenirs...           Photos C Loriot

Les photos aériennes que chacun décortique avec ses souvenirs... Photos C Loriot

On va voir les indices qu’on reconnait, les changements, les disparitions.

La passerelle à la place du pont écroulé, le potager communal, la nouvelle école, le domaine des Frileuses, la drague avec l’exploitation des graviers, la ferme de Queneau… et d’autres repérages suivant le coin où on habite dans Chaumont.

Chacun réagit suivant ses souvenirs.

La vigne régresse ; les bois et taillis prennent la place. Les arbres isolés grandissent.

Disparition de certains chemins, fossés et fosses.

Il y avait un chemin en face de la ferme de Queneau.

Le potager avait une structure bien dessinée avec un bassin, de parcelles linéaires.

Il faut nous nourrir pour mener à bien ce projet qui sera dans la continuité de l’Inventaire de Chaumont qu’on avait fait en 2003 avec les fiches cartonnées.

10 ans après, une autre démarche pour continuer à découvrir et comprendre notre paysage et son évolution.

Baptiste Marseault nous fait la surprise de nous montrer le cadastre napoléonien original de la commune.

Plus de 2 siècles d’histoire s’étalent sous nos yeux. Fait à la main. Colorisé. 4 octobre 1809 !

Le cadastre napoléonien dans son "jus"                                                         Photos C Loriot
Le cadastre napoléonien dans son "jus"                                                         Photos C Loriot

Le cadastre napoléonien dans son "jus" Photos C Loriot

Ainsi s'achève la saison 2021-2022 car on fonctionne en année scolaire. 

Nos prochains rendez-vous auront lieu en septembre.

Passez de bonnes vacances et prenez soin de vous.

 

La secrétaire C. Loriot

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 16:56

Si vous voulez en savoir plus sur les faluns et les étranges animaux qui vivaient à cette époque...

Demandez le programme...
Demandez le programme...

Demandez le programme...

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 16:40

L’abbaye de Cornilly, entre Fresnes et Contres, fut fondée au 11ème siècle par un seigneur de Saint-Aignan, Geoffroy II de Donzy et des moines venus de l'abbaye italienne de Vallombreuse en Toscane.

Les querelles de pouvoir entre les comtes de Blois et ceux d’Anjou, la soif de possessions des uns et des autres, les rivalités avec les évêques, font, que dans ce trou perdu vers 1087, arrivent 12 moines bénédictins blancs. Marie Maxille a donné des terres, les pauvres donnent leurs bras et bâtissent Cornilly.

Ces moines ont fait 1400 km à pied avec des chiffons humides qui contiennent des plantes : de la vigne !

La zone marécageuse va être aménagée et l’abbaye construite. Il y aura 4 étangs pour le poisson, un vivier qui a changé de place aujourd’hui et un pigeonnier en forme de tour. Des caves pour le vin.  Des métairies tout autour pour travailler la terre.

Grâce aux dons qu'elle reçoit, l'établissement prospère rapidement. Frère André, chef de la communauté des moines, est appelé peu de temps après la création de Cornilly à fonder l'abbaye de Chezal-Benoît, dans l'actuel département du Cher.

Le corps d’habitation actuelle…

Le corps d’habitation actuelle…

Les ruines de l’église. L’endroit génère une grande sérénité…

Les ruines de l’église. L’endroit génère une grande sérénité…

L'abbaye de Cornilly est détruite par deux fois, au moment de la guerre de Cent Ans, puis lors des guerres de Religion.

En 1356-1357, le Prince Noir dévaste une partie de la France et fait incendier Cornilly sur son passage.

En 1562, ce seront les Protestants qui la détruisent.

Reconstruite, elle est pourtant délaissée au début du 18ème siècle par les moines, qui se réfugient à Chezal-Benoît. L'abbaye et ses biens sont mis en fermage et deviennent Biens Nationaux à la Révolution en 1792. Sans oublier les vols de matériaux au fil des décennies…

L'établissement monastique est racheté par M. Lambeaux de Bizemont. Il devient par la suite une exploitation agricole jusque dans les années 1960.

 

Ensuite, il est racheté et restauré par la famille de madame et monsieur de La Villarmois et par eux-mêmes depuis 20 ans !

 

Une partie des restaurations réalisées et … en cours encore  pour un certain temps voire un temps certain…

Une partie des restaurations réalisées et … en cours encore pour un certain temps voire un temps certain…

En 1924, l’abbaye de Cornilly est inscrite à l’Inventaire supplémentaire et radiée en 1928.

Jean Martin-Démézil fait un dossier de classement en 1942. Sans suite, époque peu favorable…

En 1984, il y a une protection partielle sous Jack Lang.

Chaque étude ou chaque diagnostic avant travaux coûte déjà une fortune même si la moitié est payée par le ministère. La moitié de 50 000 € ça fait beaucoup d’argent et ensuite il faut en trouver d’autres pour faire faire les travaux.

Un engagement de toute une vie.

Et les descendants ? Le flambeau repris par des petits enfants peut-être …

 

Bruno de La Villarmois termine la présentation de son domaine par une dégustation de bière de Cornilly…

Il brasse de l’ambrée, de la blonde et de la blanche.

En 2022, la fleur de houblon viendra de la propriété.

 

Une dégustation fort appréciée...

Une dégustation fort appréciée...

Nous remercions  Bruno de La Villarmois,  vers 17 heures pour ce voyage dans le temps.

La météo a été clémente sauf quelques gouttes un peu fraîches… de grêle.

L’ensemble du monument dégage une grande sérénité et la promenade fut agréable.

L’érudition de Bruno de La Villarmois nous a conquis.

 

Catherine Loriot

 

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