Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:50

Franck HANOT, notre guide pour cette Sortie-Patrimoine, évoqua le cycle de l’eau au travers de disciplines comme l’hydrogéologie, l’hydrologie, la météorologie,… Il aborda les besoins humains et l’évolution de l’alimentation en eau.

 

EAUX DE SURFACE

Les eaux de surface se subdivisent en deux ensembles :

 

Bassins versants à Chaumont-sur-LoireLe réseau hydrographique secondaire qui est conditionné par la topographie et la nature du sol (argiles à silex, écran imperméable épais d’au moins une dizaine de mètres sur le plateau).

La surface topographique peut être subdivisée en BASSINS VERSANTS (surfaces au sein desquelles les pentes sont inclinées vers un même cours d’eau). Ce sont le bassin versant de l’Amasse, le bassin versant de la Loire avec sa multitude de ravins entaillant les argiles en  bordure du plateau, les bassins versants du ruisseau de Valaire et du Beuvron.

La Loire qui pendant sa courte traversée de notre commune recoupe et draine  le réseau hydrographique secondaire.

 

Bassin-versant-de-la-Loire.jpg

 

 

La Loire, avec ses 1012 kilomètres de longueur est le plus long fleuve français. Son bassin versant total à l’estuaire couvre une surface de 117 500 km² soit un cinquième du territoire national.

La situation géographique et la constitution géologique de son bassin versant font de la Loire le plus irrégulier des grands fleuves de France.

 

 

 

 

Les crues de la Loire peuvent être classées en 3 familles :

Les crues océaniques (fronts pluvieux venant de l’océan)

Les crues cévenoles (précipitations orageuses d’origine méditerranéenne)

Les crues mixtes (conjonction des deux types précédents). Ce sont les crues les plus redoutables et c’est à ce type qu’appartiennent les 3 grandes crues de 1846,1856 et 1866 (la crue de Septembre 1866 à Blois correspondait à une côte de 6,70 mètres et à un débit journalier maximal estimé à 6000 m3/s).

 

LES RESERVOIRS SOUTERRAINS

Trois réservoirs souterrains (couches aquifères) sont situés  à différentes profondeurs sur le secteur de Chaumont. En partant du haut, on retrouve :

Les alluvions épaisses d’environ 5 mètres aux abords de Chaumont. Elles sont exploitées pour l’eau potable à Mosnes. Cette nappe est directement exposée au risque de pollution.

La craie constituée dans sa partie supérieure par la craie de Blois et dans sa partie inférieure par le tuffeau. La craie est exploitée au forage du Meunet à Rilly. Elle est protégée des risques de pollution par les argiles à silex.

Les sables du Cénomanien sont exploités au forage de la Cochetière à Chaumont. Ils sont épais d’environ 50 mètres et protégés des risques de pollution par les argiles à Ostracées.

 

Coupe-geologique-secteur-Chaumont-sur-Loire.jpg

Coupe géologique au niveau de Chaumont-sur-Loire

 

L’alimentation des aquifères se fait par infiltration des pluies efficaces. La vidange des nappes se fait par les sources qui sont visibles et de façon diffuse dans les vallées, alimentant les cours d’eau.

 

Le syndicat intercommunal d’adduction d’eau de Rilly-Chaumont

Il a été créé assez tardivement en 1957, les besoins en eau étant auparavant assurés de façon individuelle par les puits et sources de bas de coteau.

Son président actuel est Monsieur François Touchelet, maire de Rilly.

L’alimentation repose sur deux forages :

Le premier dit du Meunet , foré en 1957, est profond de 106 mètres et exploite l’aquifère de la craie sur la commune de Rilly. La profondeur de l’eau (niveau piézométrique est de 32 mètres) Il capte cette eau entre 75 et 105 mètres de profondeur avec un débit de 27 m3/h. La construction du  château d’eau de 300 mètres cube est plus tardive (1965)  

Le deuxième dit de la Cochetière (commune de Chaumont) a été réalisé en 1977 puis ré approfondi en 1978 à 265 mètres pour capter l’eau des sables du Cénomanien. Le niveau de l’eau est situé à 46 mètres de profondeur (soit une altitude de 63 mètres) alors que cette dernière est captée entre 134 et 258 mètres de profondeur. Cette observation prouve que la nappe est artésienne et que l’alimentation se fait dans des zones éloignées et topographiquement plus élevées (Perche, Maine, région de Vierzon)

Le débit total prélevé entre le 1er Juillet 2010 et le 30 Juin 2011 a été de 90 841 m3 répondant aux besoins de 791 abonnés.

 

Nous tenons à remercier Monsieur François Touchelet pour son aide et Franck Hannot pour son exposé riche et didactique.

Partager cet article

Repost 0
Published by chaumont aufildutemps - dans PATRIMOINE
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de chaumont aufildutemps
  • : Culture, patrimoine, histoire, sont les maîtres-mots pour définir les actions de l'association Chaumont-sur-Loire au fil du temps, dans ce lieu patrimonial classé par l'UNESCO.
  • Contact