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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 15:04

En cette fin d'année scolaire, le 2 juillet, malgré le corona, 2 administrateurs de l'Association "Chaumont-sur-Loire au fil du temps" ont mis leur masque pour rencontrer les élèves de CM2.

Distribution des livres Renou dont tous ont entendu parler par leurs aînés...

L'été a peut-être été propice à la découverte du village avec le livre sous le bras pour voir les changements dans le village en un siècle !

Les plaques en lave émaillée complètent le circuit de découverte du bourg et des bords de Loire.

Le CA de "Chaumont au fil du temps"souhaite une bonne rentrée à tous, élèves et enseignants ainsi qu'au personnel communal.

Par ces temps toujours difficiles, la peur, l'inquiétude et la contrainte ne sont pas les meilleures conditions pour l'apprentissage. 

Espérons que cette situation ne dure pas trop !

 

 

Article paru dans la Nouvelle République, le mardi 7 juillet 2020

Article paru dans la Nouvelle République, le mardi 7 juillet 2020

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 08:33

Pendant le confinement qui nous fut imposé pour la sécurité de tous, l'Association "Chaumont au fil du temps" n'a pu faire de rencontres mensuelles. 

Pendant ce temps, le silence, la solitude et les rares échanges alimentaires pesaient sur nous.

Plus de réunions entre amis pour prendre le thé ou l'apéro...

Plus de promenades sauf auto-autoriseés dans un petit périmètre...

Plus de visites en famille pour voir les proches, les nouveaux-nés ou les aïeuls...

Une pénurie d'échanges sauf virtuels et encore, pas pour tous...

Alors, on a pensé à échanger sur des sujets d'actualités:

Le 1er mai, le 8 mai, l'origine de la poignée de mains et l'origine du baiser.

Cela a gardé un lien entre les adhérents, un lien qui se voulait agréable, joyeux et léger tout en restant "culturel"dans cette ambiance morose.

 

LE 1er MAI

Le 1er mai, cette année ne sera pas un jour de manifestation populaire dans la rue et ce, depuis bien longtemps…

L’hommage à rendre aux travailleurs chez nous, en France et dans beaucoup de pays du monde, se fera en confinement.

Que vous soyez églantine ou muguet, suivant votre sensibilité, je vous offre les deux !

Deux belles fleurs qui vont égayer votre journée de confinés pour quelque temps encore.

Un peu de douceur, de beauté que sait apporter la nature.

J’y ai joint une reproduction de Chagall… L’Artiste transcende la réalité et peut nous aider à garder le moral…

Peinture de Chagall...........Etes-vous églantine ou muguet ?          Peinture de Chagall...........Etes-vous églantine ou muguet ?
Peinture de Chagall...........Etes-vous églantine ou muguet ?          Peinture de Chagall...........Etes-vous églantine ou muguet ?

Peinture de Chagall...........Etes-vous églantine ou muguet ?

LE 8 MAI 2020

75 ANS de la CAPITULATION de l'ALLEMAGNE NAZIE

 

Vendredi, c’est le 8 mai.

Habituellement, certains d’entre nous vont défiler dans leur village pour commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie. D’autres pensent aux personnes qui ont fait la guerre et leurs souvenirs remontent. D’autres profitent d’un jour férié pour le passer en famille ou en WE prolongé…

Cette année 2020, pas de rassemblement dans les villages. Peut-être juste dans les préfectures, où le Préfet déposera une gerbe aux monuments aux morts.

Je me suis dit que c’était le moment de se replonger dans l’histoire pour évoquer cette date décisive de la guerre 39-45.

D’où les 2 questions :

  1. Que s’est-il passé ce jour-là ?
  2. Pourquoi est-il férié maintenant ?

Quelques renseignements fournis par internet sur Wikipédia et des « Unes » de journaux de l’époque afin de réviser l’histoire …

L'amiral Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major, ont compris que toute résistance est vaine. Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands soient traités selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie. Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l'ouest et la poursuite des combats à l'est afin de soustraire à l'emprise de l'Armée rouge autant de troupes que possible et de rapatrier le maximum de population.

C'est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC avancé du SHAEF d'Eisenhower, l'amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général américain l'éconduit, tout en prévenant Staline des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Union soviétique se sont en effet mis d'accord sur une capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement allemand et de l'OKW sur tous les fronts, n'acceptant des redditions ponctuelles que dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d'un traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d'état-major, mais ce dernier essuie le même refus. L'intransigeance d'Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d'Ohrdruf, annexe du camp de concentration de Buchenwald qui vient d'être libéré.

C'est donc le 7 mai 1945, à 2 h 41, que la reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le maréchal allemand Alfred Jodl, en présence des généraux américains Walter B. Smith et Eisenhower, du général français François Sevez et du général soviétique Sousloparov, les combats devant cesser le 8 mai à 23 h 1. L'acte signé est purement militaire. Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la capitulation de l'Allemagne soit signée dans sa capitale, à Berlin, où les soldats de l'Armée rouge règnent en maîtres. Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l'Est. L'exigence de Staline est honorée et une nouvelle signature a lieu le 8 mai, dans la nuit du 8 au 9 mai à 0 h 16 heure russe (23 h 16 heure de l'Ouest), dans une villa de Karlshorst, quartier général du maréchal Georgi Joukov dans la banlieue Est de Berlin (aujourd'hui le musée germano-russe Berlin-Karlshorst)

 

 

Les représentants de l'URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l'acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 1, heure locale (heure d'Europe centrale), soit le 9 mai à 1 h 1, heure de Moscou. C'est l'amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l'acte de capitulation.

La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays est-européens alliés. De ce fait les Soviétiques, puis les Russes et leurs alliés est-européens, commémorent cette capitulation le 9 mai, sous le nom de Jour de la Victoire.

Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre 1945 (« V-J Day », pour « Victory over Japan Day », annoncé le 15 août 1945), lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l'USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

Unes des journaux de l'époque...
Unes des journaux de l'époque...
Unes des journaux de l'époque...
Unes des journaux de l'époque...
Unes des journaux de l'époque...
Unes des journaux de l'époque...

Unes des journaux de l'époque...

La loi du 7 mai 1946 prévoit que la commémoration du 8 mai 1945 soit fixée au 8 mai de chaque année, si ce jour est un dimanche, ou le dimanche suivant. Dès cette année et plus nettement dans les années suivantes, c'est-à-dire jusqu'en 1951, la commémoration perd de son importance alors que les associations d'anciens combattants réclament la reconnaissance du 8 mai comme jour férié et chômé. Ces associations organisent ainsi leur propre manifestation. L'adoption de la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 clarifie la situation : le 8 Mai est déclaré jour férié (mais non chômé) de commémoration en France. Cela n'empêche pas les cérémonies de revêtir un réel éclat de 1953 à 1958.

Dans une logique de réconciliation avec l'Allemagne, le président Charles de Gaulle supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959 qui fixe la date de la commémoration au deuxième dimanche du mois de mai. Puis le décret du 17 janvier 1968 décide que le 8 mai sera commémoré chaque année, à sa date, en fin de journée.

En 1975, dans cette même logique afin de souligner la volonté des Européens d'organiser en commun leur avenir pacifique, le président Giscard d'Estaing supprime également la commémoration de la victoire alliée de 1945. Cette décision suscite un tollé général de la part des associations d'anciens combattants.

C'est à la demande du président François Mitterrand que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis, par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981 qui ajoute cette date à la liste des jours fériés désignés par le code du travail.

 

 

JUIN 2020

 

En ces temps encore troublés de coronavirus, où la peur de l’autre est présente, où la convivialité a fait place à la suspicion de la contamination, légitime ou non, où l’indécision de nos politiques entretient ce climat « pathogène », je garde le lien avec vous, virtuellement encore pour quelque temps.

Alors pour vous intéresser, pour passer un moment avec vous, j’ai fait une recherche sur ces gestes qui nous sont, aujourd’hui, défendus : la poignée de main. Merci à internet !

La petite histoire de la poignée de main  …

Une poignée de main est un geste de communication []effectué le plus souvent en guise de salutation mais qui peut également être une signification de remerciement ou d'accord.

Plusieurs indices archéologiques antiques (dessins sur poterie, bas-reliefs) prouvent que l'introduction du geste est bien antérieure au Christ ou au Moyen Âge[]. Beaucoup de ces poignées de mains sont droitières. Dans l’Antiquité grecque, on les trouve sur des stèles du Ve siècle avant J-C. Homère en faisait déjà mention dans L’Iliade.

Chez les Assyriens…La poignée de main est alors une manière de sceller une alliance, de montrer qu'on vient en paix ou de prêter allégeance.

 

Selon une légende érudite, on pratiquait ce geste pour montrer que l’on venait sans arme dans la main et vérifier que l'autre ne cachait pas un poignard dans sa manche.

Pendant des siècles, ce geste est réservé à la politique et à la diplomatie, ce n'est pas encore un geste de salutation populaire.

 

C'est au XIXe siècle, dans le monde rural que la poignée de main se démocratise vraiment. Les paysans prennent l'habitude de "toper" dans la main de l'autre après une transaction, durant les foires ou les marchés.

Dans l'Antiquité...
Dans l'Antiquité...
Dans l'Antiquité...

Dans l'Antiquité...

CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.

 

En héraldique

D'azur à la foi d'or, accompagnée en pointe

d'une coquille d'argent.

La foi est la représentation d'une poignée de main en héraldique. C’est le signe d’allégeance.

 

 

Quelle que soit son origine, la poignée de main est désormais ancrée dans notre culture et couramment utilisée lors de rencontres, pour exprimer une salutation, des félicitations, de la gratitude, la bienvenue, l’appartenance à un groupe ou pour conclure un accord.

En sport ou dans d’autres activités de compétition, la poignée de main est aussi considéré comme un geste de fairplay. La poignée de main porte désormais les valeurs de confiance, d’équilibre et d’égalité.

La poignée de main est généralement réservée aux personnes avec qui nous gardons une certaine distance. Cette affirmation peut cependant varier en fonction des circonstances et du but dans lequel la poignée de main est effectuée.

La poignée de main est donc une conduite culturelle – presque universelle – dans les relations interpersonnelles. On la retrouve dans différents pays du monde avec, parfois, quelques variations dans la manière de l’effectuer.

Dans tous les cas, on remarquera que la poignée de main trouve pour origine un désir d’absence de menace et donc de convivialité et de vivre ensemble.

Mais souvent aujourd’hui, la poignée de main est devenue un geste de politesse machinal. Nous l’effectuons à de multiples reprises dans la journée.

 

Avec la mondialisation et le commerce, la poignée de main s'est imposée dans les échanges. Mais cette forme de contact n'est pas évidente dans de nombreuses cultures.

Emmanuel Désveaux : "Je pense qu'il y a des civilisations du contact entre individus et des civilisations de la distance. Une civilisation de la distance, ce sont par exemple les Amérindiens du Nord ou du Sud, ce sont des gens qui prennent toujours leurs distances. Chez eux, la parole prime toujours sur le contact humain. Le serrage demain est en fait une formule intermédiaire, parce qu'on garde quand même une distance, on est à 80 cm, ou un 1 mètre de l'autre mais on a quand même un contact physique avec l'autre, même s'il est ponctuel et limité à une partie du corps."

 

Des usages différenciés dans le monde

Dans de nombreuses cultures asiatiques, les salutations se font sans aucun contact. Au Tibet, par exemple,  le salut traditionnel se fait en tirant la langue, une manière de montrer qu'on n'est pas une réincarnation d'un roi maudit du IXe siècle, qui avait la langue noire selon la légende…

En Inde, le namasté ("je m'incline devant toi" en sanskrit) se fait les deux mains jointes au niveau de la poitrine. En Thaïlande, le wai se fait autant pour saluer que pour remercier. Plus les mains sont hautes, plus le respect témoigné est grand.

Au Japon, c'est "l'ojigi", une courbette qui varie selon le statut de l’interlocuteur.

Emmanuel Désveaux : « Il y a tout un degré d'inclinaison entre celui qui se penche le plus et celui qui se penche le moins. Avec soit une surenchère comme au Japon, pour être le plus poli possible, soit des systèmes, comme en Inde ou en Chine où les gens s'inclinent face à l'autre, tout en gardant conscience de leur position sociale les uns vis-à-vis des autres. La poignée de main, elle abolit tout ça. Elle crée une véritable fiction d'égalité entre les partenaires ».

Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!
Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!

Poignées de mains devenues célèbres...jusqu'à celle des ouvriers du tunnel sous la Manche!

Pour la petite histoire, Joseph Lazarow, maire d’Atlantic City, dans le New Jersey aux États-Unis, fut reconnu par le Guinness Book des records pour un coup médiatique de juillet 1977 lors duquel il serra plus de 11 000 mains en un seul jour. Le président américain Theodore Roosevelt détenait le record précédent avec 8513 poignées de mains lors d’une réception de la Maison Blanche le premier janvier 1907 !

Avec des billets de banque et des timbres...

CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.
CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.
CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.
CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.

En guise de conclusion:

CHAUMONT au FIL du TEMPS pendant le CONFINEMENT et le DECONFINEMENT PROGRESSIF.

FIN JUIN 2020

Le BAISER, l'EMBRASSADE, la BISE...

Le baiser est un facteur de transmission de certaines maladies.

Une mesure d’hygiène pour éviter la contagion est donc d’éviter les baisers. Lors d’épidémies, les baisers sont donc déconseillés et parfois interdits par les pouvoirs publics. Ce fut le cas en France sous Henri IV lors d’une épidémie de peste.

C’est le cas en 2020, en ce moment, à cause du coronavirus…

Après le travail de recherche sur la poignée de main, voici un autre geste défendu dont j’ai cherché l’origine : le baiser, l’embrassade, la bise…Toujours avec internet…

Essai de définitions :

Le mot français « baiser » tire ses racines du latin basium, dont l'origine serait l’onomatopée qui correspondrait au bruit que font les lèvres donnant un baiser.

On distingue en particulier les baisers sur la joue (ou bises) – amicaux – des baisers amoureux, sur la bouche (ou sur diverses autres parties du corps). Cela dit, dans la majeure partie des États-Unis (entre autres), les parents ont pour habitude de donner des baisers sur la bouche à leurs jeunes enfants, en marque d'affection. Au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Suisse, un petit baiser sur la joue ou la bouche est appelé un bec ; en wallon, c'est un betch.

Dans la culture occidentale, c'est le plus souvent un signe d'affection. Entre gens qui partagent une relation proche, le baiser est donné comme un accueil ou un départ, s'embrassant l'un l'autre sur la joue (ou près d'elle dans l'air, pendant que les joues se touchent) ; on parle alors de « bises » 

Attention, si à l'origine le verbe « baiser » signifie « embrasser, donner un baiser », il possède de nos jours une autre acception populaire, « posséder sexuellement », voire « abuser »[  

]Baiser sur le front : Il est un signe de protection en général.

C'est également le baiser du parrain délivrant une condamnation à mort à celui qui le reçoit.

Baisemain

Le baisemain est un geste de galanterie inventé à la fin du XIXe siècle pratiqué par les hommes pour présenter leurs hommages à une dame, en référence à l'amour courtois du Moyen Âge. L'homme se met à genoux et prend délicatement la main de la dame en près possible.

Dans la tradition arabe le baisemain est utilisé comme un signe de respect envers les plus âgés.

Cette pratique a tendance à tomber en désuétude, notamment en Occident.

Le Baisemain polonais, par Johann Joachim Kändler,( XVIIIe) Musée national de Varsovie.

Le Baisemain polonais, par Johann Joachim Kändler,( XVIIIe) Musée national de Varsovie.

Baiser sur les lèvres

Le baiser sur les lèvres peut s'effectuer entre amis proches. Ce geste est un signe d'affection amical. Contrairement au baiser amoureux, il n'a pas de connotation sexuelle. Le baiser sur les lèvres est une pratique que l'on peut trouver au temps des patriarches, c'est-à-dire avant le 1er millénaire. Dans la Grèce antique, le baiser sur la bouche sert à exprimer un concept d'égalité entre personne de même rang. Dans le début du Ier siècle, Paul de Tarse et Pierre, ont recommandé, dans leurs lettres qui composent la bible, le baiser de paix entre croyants et cette pratique s'est répandue dans le christianisme. Paul de Tarse finit ses lettres en disant aux fidèles : « Saluez- vous les uns les autres par un saint baiser».

Au Moyen Âge, on trouve des écrits de l'Église catholique qui atteste que cette recommandation était toujours actuelle. Le baiser sur les lèvres était également fréquent entre chevaliers. Cela était signe de reconnaissance et de soutien mutuel. Au XXIe siècle, le geste est redevenu populaire auprès des jeunes, notamment en Angleterre, qui y voient un moyen légitime de démontrer de l'affection à un ami.

 

 

Le verbe baiser a longtemps conservé un sens proche du bas-latin bassiare qui signifie « embrasser, tenir dans ses bras contre soi ». Le marquis de Sade est à l'origine du glissement de sens du verbe baiser. Rajoutant ainsi une connotation beaucoup plus sexuelle, pour arriver au sens moderne d'acte sexuel, dans un registre de langue grossier.

Les Belges francophones ont par contre conservé le sens originel du verbe baiser et l'utilisent dans l'expression « se baiser » en voulant dire

dans le sens de « donner un ou plusieurs baisers ». Dans le cas des baisers s'embrasser.

Pour éviter l'ambiguïté, on emploie aujourd'hui le verbe embrasser sociaux sur les joues, on dit de plus en plus souvent « se faire la bise ». Le verbe embrasser est lui-même ambigu : dans son sens premier, il s'agit d'une étreinte car la majorité des baisers amoureux sont accompagnés d'une étreinte, prendre dans les bras.

 

Origines

*Le baiser labial et inter-buccal peut être une modification des activités alimentaires de nourrissage bouche à bouche des nouveau-nés et des petits enfants.  Ce comportement se retrouve chez tous les grands singes mais aussi les insectes et est pratiqué, chez l'humain, dans des cultures très diverses. La littérature rapporte également que cette pratique était relativement courante, en Occident, dans certaines régions rurales. 

*Il peut provenir aussi d'une modification du reniflement. Certains anthropologues pensent que la première salutation de ce type serait un échange nez à nez pour humer l'odeur de l'autre afin de le reconnaître ou vérifier son état de santé. On retrouve peut-être un vestige de cette pratique dans le baiser olfactif des Lapons.

*D'autres y voient un rite issu du détournement du toilettage entre individus, cette activité animale étant parfois intégrée dans la parade sexuelle, à l'instar du maquillage chez les humains.

 

*Alexandre Lacroix y voit plus une origine culturelle qu'animale car toutes les cultures n'ont pas adopté le baiser, notamment en Afrique où des tribus pensent que l'âme de l'individu peut s'échapper par le souffle ou d'autres qui portent le labret. Ainsi, certains ethnologues font dériver la pratique du baiser de l'inspiration mutuelle de l'haleine symbolisant l'union ou la fusion des âmes.

*Au vu de la psychanalyse, le baiser est perçu comme un héritage du stade oral qui se tient au cours de l'enfance. La bouche fait figure d'organe sexuel. Le nourrisson tête pour se nourrir, et la succion liée à la satisfaction de ce besoin vital va alors induire du plaisir, par étayage. Le baiser est donc un moyen de revivre fantasmatiquement à l'âge adulte le plaisir de succion du sein maternel. Selon le psychanalyste Adam Phillips, le baiser, en faisant revivre des séquences très anciennes de son passé affectif, définit chaque personne qui a sa propre manière d'embrasser.

*En biologie, le baiser avec échange de salive est pratiqué par de nombreuses espèces animales et trouve sa signification évolutive dans l'exploration du système immunitaire du partenaire sexuel, via le système voméro-nasal, favorisant, selon le biologiste Thierry Lodé la recherche exogamique d'un partenaire et l'évitement de consanguinité.

 

 

 

Survol historique de l’Antiquité à nos jours

La bise, ou le baiser, fait partie de ces rituels de salutation que l'être humain a toujours utilisé depuis les débuts de l'Histoire. Même si, selon la culture ou la conjoncture, les rites ont pu changer. On l’appelle aujourd’hui la “bise” mais les Anciens parlaient plutôt de “baiser”, terme équivoque de nos jours, mais qui a le mérite de nous mettre les pieds dans le plat. La bise a ceci d’ambigüe qu’elle recouvre différentes réalités. Le même terme désigne deux choses bien différentes : geste de salutation sans équivoque ou faveur amoureuse.

Le premier baiser sur les lèvres est mentionné dans la littérature indienne environ 1500 av. J.-C. Des textes décrivent des amants qui posent leur bouche l'une contre l'autre, comment un jeune seigneur de la maison lèche souvent la jeune femme ou une pratique qui consiste à se humer avec la bouche. D'autres textes évoquent une ancienne loi hindoue condamnant l'homme qui boit l'eau des lèvres d'une esclave. Le Kamasutra recense près d'une trentaine de formes de baisers.

Le récit biblique du baiser de Judas Iscariote à Jésus Christ (lire l'Évangile de Matthieu, ch.26, 47-50) est célèbre.

Dans le Nouveau Testament, Jésus embrasse ses disciples sur la joue avant d'être tué. Ce baiser était pour dire au revoir mais aussi pour les encourager pour l'avenir.

Suspecté d'alimenter la débauche, le baiser de paix sur la bouche est réglementé lors des offices religieux : le Concile de Carthage en 397 l'interdit entre les hommes et les femmes. Le pape Innocent III le réserve à sa propre mule, aux anneaux des évêques et aux reliques des saints. Il l'autorise entre les clercs mais l'interdit entre les fidèles ce qui atteste que le baiser de bouche entre les laïcs est encore pratiqué.

Pendant l'office, le baiser des fidèles se reporte sur des objets. Ils posent leurs lèvres sur l'autel, les Évangiles ou le crucifix tandis que les pèlerins embrassent les reliques. À partir du XIIIe siècle, se développe un autre substitut, l'oscularium, objet liturgique, tablette ou disque métallique ou en bois, marqué souvent de la Croix du Christ, les fidèles l'embrassant chacun à leur tour.

 

 

 

L'auteur romain Plutarque nous témoigne que la tradition romaine pour les femmes d'embrasser sur la bouche amis et parents remonterait à une époque après la guerre de Troie (autour du XIIIe siècle av. J.-C.). Des réfugiés troyens auraient échoué sur les terres de la future Rome parce que les femmes, lassées par les conditions de navigations dures et sans fin, mirent feu aux navires. Pour apaiser le courroux de leurs hommes constatant l'irréparable, elles les caressèrent, leur baisèrent la bouche car elles se sentaient coupables.
Ce sont les Romains qui popularisent cette technique et le diffusent en Europe et en Afrique du Nord. Les Romains ont trois termes pour désigner le baiser : l'
osculum (littéralement « petite bouche ») est le baiser lèvres fermées sur la main, la joue, la bouche, que l'on échange entre membres d’une même corporation ou d’un même ordre social (baiser social) et qui se retrouve encore dans le baiser à la russe.

Le basium (« baiser »), terme introduit au temps de Catulle, est le baiser sur la bouche de la tendresse amoureuse qu'on se donne entre époux ou entre membres d’une même famille (baiser familial) ;

Le suavium est le baiser sexuel, érotique, profond qu'on donne à une courtisane.

 

“Geste érotique ou affectueux chez les Hébreux, le baiser avait aussi sa place dans les salutations”, explique l’historien Yannick Carré. “Il s’échangeait surtout entre membres d’une même famille, avant ou après une absence prolongée”.   “Chez les Perses, le baiser de salutation ne se pratiquait sur la bouche qu’entre personnes de rang égal”, poursuit l’auteur, qui cite Hérodote, le Grec : « Lorsque deux Perses se croisent en chemin, voici par quoi l’on peut reconnaître qu’ils sont du même rang : au lieu de prononcer des formules de politesse, ils s’embrassent sur la bouche ; si l’un d’eux est d’un rang quelque peu inférieur, ils s’embrassent sur les joues ; si l’un d’eux est de naissance très inférieure, il se met à genoux et se prosterne devant l’autre ».      Hérodote, l’Enquête.

 

Éraste et Éromène, coupe attique à figures rouges, Ve siècle av. J.-C., musée du Louvre

Éraste et Éromène, coupe attique à figures rouges, Ve siècle av. J.-C., musée du Louvre

Quelques siècles plus tard, au Moyen-Âge, le baiser demeure utilisé dans les salutations, il n’est pas systématique, mais il détient, lorsqu’il a lieu, « une importance sociopolitique considérable. Il avait la valeur d’un contrat ou d’un pacte, » raconte le philosophe Alain Montandon dans Le Baiser sacré. « Pour sceller le serment de fidélité mutuelle entre le seigneur et son vassal, ceux-ci échangeaient un baiser sur la bouche. C’est la raison pour laquelle l’homme du seigneur était désigné comme « l’homme de bouche et de mains ».

Il s’accompagne parfois de gestes ou d’attitudes, incliner la tête ou tout le corps, ôter son chaperon, qui deviendront plus tard l’étiquette. Le baiser se pratique lorsque des personnes unies par des liens d’affection ne se sont pas vues depuis longtemps.

 

Cet acte est aussi un moment important du contrat vassalique, institution parmi les plus importantes de la société féodale : il scelle un lien indissoluble entre un seigneur et son vassal. "Il rime avec foi, franchise, fidélité, tout comme le baiser de paix, encore plus sacré, que se délivrent à la même époque les chrétiens à la messe", écrit Gérald Cahen.

Mais à l'époque, ce baiser ne se fait qu'entre hommes car il se fait entre égaux. Yannick Carré cite un exemple : "Le moine Hariuf raconte à ce sujet une anecdote exemplaire où Gervin, abbé de Saint Riquier de 1045 à 1071, refuse de donner le baiser de paix à la reine d'Angleterre". Car le baiser de paix est un rite masculin et, malgré le rang élevé de la reine, elle demeure un être mineur car femme.

Un baiser entre deux personnages : détails d'une fresque du XVe siècle de l'une des salles du château Della Manta en Italie.

Un baiser entre deux personnages : détails d'une fresque du XVe siècle de l'une des salles du château Della Manta en Italie.

Signe d'hommage ou de soumission

Au Moyen Âge, les fidèles embrassent les pieds du pape, l'anneau de l'évêque ou la main de leur seigneur. Dans certaines régions, la cérémonie de l'hommage comporte un baiser (osculum). La fonction de garantie du sceau occupe la même fonction que l'osculum-confirmation d'où l'expression « sceller un baiser » par les gens illettrés qui apposaient un seing, souvent des croix autographes, sur des contrats et les baisaient.

Cette composante rituelle et solennelle s’éteint avec la fin du Moyen-Âge : “A partir de la Renaissance, le baiser va perdre peu à peu sa fonction officielle et sacrée, il devient un geste de tendresse qui touche mais qui n’engage plus”.

Entre personnes de rangs différents, entre parents et amis, on s’embrasse désormais joue à joue, tandis que le baiser sur la bouche, réservé aux amants, prend lui une connotation beaucoup plus érotique. Il ne couronne plus une relation, il l’amorce, il ouvre la fête amoureuse.       Yannick Carré, Le baiser. Premières leçons d’amour, Autrement, 1997

 

À partir du XIVe siècle, la bise recule. La peste fait des ravages et on réprime le corps. Puis le baiser, sous toutes ses formes, va connaître un recul à la fin du Moyen Âge. Plusieurs raisons sont évoquées, l’une d’entre elles étant… l’arrivée des épidémies. De 1347 à 1352, la peste noire qui s’abat sur l’Occident tue 30 à 50 % des Européens en 5 ans, faisant environ 25 millions de victimes. L’hygiène est une discipline qui ne naît qu’au XIXe siècle, siècle où l’on découvre les microbes alors que prévalait jusqu’alors la théorie des miasmes.

Avec l'affirmation de la monarchie et du pouvoir royal, le baiser d'hommage décline. Parallèlement, les poètes de la Renaissance amorcent une mondialisation du baiser en renouvelant la tradition antique de célébrer l'amour sensuel en louant les baisers, tel le poète Ronsard qui les insère dans ses Odes.

Époque moderne

Le baiser social reste prisé, même s'il connaît un déclin en Angleterre à la suite de la Grande peste de Londres en 1655. Le Siècle des Lumières est pour l'imaginaire de certains le siècle des baisers, qu'il s'agisse du baisemain, du baiser galant, du baiser libertin ou du baiser romantique dans la nature.

 

Époque contemporaine

Au XIXe siècle, l'intimité conjugale est confinée à la chambre conjugale, le seul geste érotique public restant le baiser sur la bouche mais il se doit d'être chaste. La mondialisation du baiser est parachevée avec le baiser hollywoodien qui le mythifie comme l'acte fondateur de l'amour.

Le XXe siècle voit la libéralisation du baiser profond en public tandis que la révolution de mai 68 le banalise, lui faisant perdre sa connotation sexuelle.

 

Besoin de rituel

“On ne connaît pas dans le monde et depuis le début de l’Histoire de groupe social sans rituel”, explique Dominique Picard, psycho-sociologue, professeure des universités et autrice de Politesse, savoir-vivre et relations sociales (Que sais-je ?, 2019). 

« La bise est un geste de salutation important car il marque l’ouverture et/ou la fermeture d’une rencontre ».          Dominique Picard

“Et on ne se salue pas seulement pour se souhaiter une bonne journée. Le sens est plus profond”, poursuit Dominique Picard, “la salutation est ce que l’on appelle une reconnaissance identitaire, une façon de dire à quelqu’un qu’il n’est pas un inconnu, qu’il fait partie de notre sphère de connaissance. C’est une reconnaissance dont on a besoin pour se sentir exister aux yeux des autres”.

 

Or, en cas d’épidémie comme c’est le cas avec le nouveau coronavirus aujourd’hui, la suspension du rituel pose question : "Ne pas faire la bise, ne pas se toucher… C'est troublant", explique Dominique Picard. "Surtout lorsque notre civilisation et nos microcultures reposent sur le contact. On se retrouve désarçonnés. C’est pour cela que même de façon humoristique, on se touche le coude, le pied. Ou bien on ne fait rien mais on se le dit. ‘Ah moi, je ne fais pas la bise’, mais sous-entendu, on se reconnaît quand-même, on fait quand-même partie du même groupe, pas d’inquiétude”.

Ceci dit, les rituels peuvent évoluer : "Il n'y a pas si longtemps, vingt ou trente ans, la bise entre hommes était réservée à une sphère intime, au sein de la famille, et pas avec ses collègues ou amis. Les mœurs et les codes sociaux évoluent".

Dans une vidéo publiée par la BBC sur Facebook, la chaîne britannique a fait la liste des salutations alternatives pratiquées depuis l'épidémie de coronavirus : pieds, coudes et même les fesses en Iran... Tout le corps est mis à contribution !

Rituels géographiques de la bise : étude sérieuse…

La bise ne bénéficie pas d'une « règle nationale », ainsi selon les régions et les départements, le nombre de bises ainsi que la joue tendue en premier seront différents. Le nombre de bises le plus fréquent est de deux. Il existe néanmoins quelques particularismes régionaux sur cette question. Ainsi, dans la région de Brest, il est de coutume de ne faire qu'une bise. Dans le Massif central, les départements de la Drôme, l'Hérault (partie est), le Gard, la Lozère, l'Ardèche, en Vaucluse, dans la région d'Arles, les Hautes-Alpes et l'Ain, on pratique généralement trois bises. C'est aussi le cas dans le Genevois français, par l'influence de la Suisse romande. C'est dans les départements de l'Aube, de l'Yonne, de la Haute-Marne, ainsi que de la Vendée qu'on pratique le plus de bises en France : quatre en tout.

En ce qui concerne la joue tendue en premier, on commence en règle générale par la joue droite dans le nord, l'ouest et le centre du pays, tandis que l'on commence bien souvent par la joue gauche dans l'extrême-sud-ouest, le sud-est, ainsi que l'extrême-est du pays. Il est à noter que l'on commence également par la joue gauche dans l'ancienne Haute-Normandie, spécificité très locale.

Dans le monde

Au Luxembourg, on pratique généralement 3 bises.

En Belgique francophone, on pratique généralement une seule bise.

Au Québec, où la pratique ne s'est généralisée que depuis quelques décennies, on donne 2 ou parfois 3 bises en commençant par la joue gauche tout en se serrant la main droite.

En Serbie, le nombre de bises doit être impair. La seule exception est lors des événements tristes, notamment les funérailles, où le nombre de baisers est alors pair.

En Allemagne, la bise n'est pas une coutume. Certains auteurs témoignent qu'on fait parfois, dans certains milieux sociaux restreints, une ou deux bises aux amis ou aux personnes que l'on connait.

Aux Pays-Bas, on fait trois bises en commençant par la joue droite de la personne.

En Suisse romande, on fait trois bises en commençant par la joue gauche de la personne.

Dans certaines traditions, on s'embrasse sous le gui lors du nouvel An, et quelqu'un qui reçoit des cadeaux peut remercier en faisant la bise.

 

 

Et maintenant, juin 2020…

Des effusions chevaleresques à la tournée générale dans l’open space d’aujourd’hui, la bise a fait du chemin. Ce rapide survol historique nous le prouve : si le code social a tenu bon, il a connu des hauts et des bas et il a muté. La crise que nous traversons peut-elle alors à elle seule l’envoyer aux oubliettes ?

Les anti bises ont crié fort au nom de leur liberté.  Le corona les a comblés.

Les câlins, les embrassades sont source de bien-être, d’apaisement et auraient un effet bénéfique sur le système immunitaire. De là, à être câlinés par des inconnus, par sympathie comme cela était devenu une mode, il faut trouver un équilibre…

Si le corps est perçu comme une source de "joie, de partage ou de plaisir", l'épidémie pourrait accentuer l'aspect "dangereux" pour autrui, à cause de la transmission des maladies. "Avant la crise actuelle, on déformait sans doute de façon excessive l'aspect positif du corps, ça sera peut-être l'inverse après. C'est toujours une question d'équilibre", reprend Marie-Claire Villeval. Le port du masque a amorcé ces changements. "On sait lire une émotion ou une intention dans le regard, mais le sourire conditionne l'interprétation de la sincérité. Avec le masque, on ne l'a plus. Il va falloir prendre des nouveaux repères."

 

Pour David Le Breton, la "survie" de la bise dépendra en partie de la durée de la pandémie. La pratique pourrait revenir quand la menace du virus disparaîtra, à la réouverture des cafés et restaurants. "Dans des relations très fortes, amicales ou filiales, elle ne va pas disparaître", anticipe-t-il.

"Il y a plein de gestes qui permettent de montrer qu'on reconnaît une personne. Le sourire, par exemple, en dit davantage qu'une bise conventionnelle où on tend parfois la joue machinalement", continue David Le Breton. "Il implique un petit don de soi que la bise n'avait pas."

 

En guise de conclusion

Je ne vous ai pas parlé de la symbolique de l’endroit du corps où se pose le bisou.

Ni du vocabulaire régional pour dire « le baiser ».

Ni d’autres sortes de bisous, le baiser esquimau ou papillon. Ni le plus coquin, le baiser à la capucine… Et d’autres encore, trop intimes…

Dans ces temps incertains sur le virus, sa transmission, sur ce qu’on nous commande, nous interdit, je vous laisse le choix à votre convenance, avec la partie du corps que vous voulez, ou rien aussi, c’est possible, pour marquer votre appartenance à l’espèce humaine, si le cœur vous en dit.

Je vous laisse, sourire, caresser, embrasser, saluer, cligner de l’œil, applaudir, faire un pied de nez, tirer la langue, donner un coup de pied, un coup de coude, vous incliner, faire le signe des cornes, lever le poing ou le pouce…

Votre inventivité en trouvera bien d’autres…

 

En ce qui me concerne, je vous embrasse virtuellement ou je vous serre la main bien cordialement.                                       

                                                                                                              

Les rencontres au sein de l'association "Chaumont au fil du temps" reprendront après l'AG de septembre si les conditions requises sont réunies et si on a l'autorisation des autorités compétentes à pouvoir les reprendre.

D'ici là, passez un bel été ...

                                                                      La secrétaire Catherine Loriot

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 17:48

On va découvrir sous la houlette de Franck Hanot, le Four à Chaux de Pontlevoy, un autre site de Faluns vers Thenay, le site de stockage de gaz de Chémery et la Cave de la Grande Brosse.

On est peu nombreux... Un virus se profile. Précaution donc.

On remonte les temps géologiques...

On remonte les temps géologiques...

Dans des strates géologiques, on peut observer des cycles qui reviennent régulièrement tous les 25 000 ans ! Le réchauffement climatique serait lié à la trajectoire des planètes. Ce sont les cycles de Milankovitch.

 

 

Réchauffement climatique ?

Réchauffement climatique ?

Le site du Four à Chaux avec un éboulement et une bâche !

Le site du Four à Chaux avec un éboulement et une bâche !

Ce qui pourrait être observé sur le terrain en temps "normal"

Ce qui pourrait être observé sur le terrain en temps "normal"

La mer des Faluns, faluns déposés après une érosion marine. C’était des bras de mer, des rias dans un relief très mou. Les animaux marins et continentaux, la végétation étaient ceux d’une région tropicale car il faisait très chaud.

 

L'étendue de la mer des Faluns...

L'étendue de la mer des Faluns...

Un autre site avec des traces de coquillages...
Un autre site avec des traces de coquillages...
Un autre site avec des traces de coquillages...

Un autre site avec des traces de coquillages...

On parle un peu de sismique.

Pour la plupart d’entre nous, ce terme évoque les tremblements de terre.

C’est en 1911, qu’un Allemand, Mintrop, a fait des expériences en créant des séismes artificiels et a étudié la propagation des ondes dans le sous-sol. Il avait au préalable inventé le sismographe. Pendant la Grande Guerre, en 1916, il avait remarqué ce phénomène et pouvait en déduire la localisation  des batteries  anglaises sur la base de la propagation dans le sol des ondes émises par le recul du canon.

Revenons à notre sismique. « La sismique », dit Franck « est une technique non destructrice utilisant des camions vibrateurs de 11 à 20 tonnes qui produisent des vibrations de 10 à 150 Hz. Ses ondes se propagent dans le sous-sol, sont réfléchies par les différentes couches  et sont enregistrées par des capteurs. Avec cette technique, on déplace des sismographes le long d’une ligne, afin de produire après traitement une section sismique qui s’apparente à voir la ligne sur la coupe géologique comme celle que nous regardons aujourd’hui. Après l’enregistrement sur le terrain,  il y a la  phase de traitement, c’est le métier de ma société, CDP Consulting à Blois,  traitement à partir des renseignements bruts ». 

Les camions vibrateurs

Les camions vibrateurs

Les capteurs...

Les capteurs...

Localisation de la section sismique de 70 km de long sur laquelle se sont effectuées  les mesures en 1985 …

Localisation de la section sismique de 70 km de long sur laquelle se sont effectuées les mesures en 1985 …

On reprend les voitures pour voir le paysage de Chémery. Il y a un changement de végétation.

Venant de Contres, on passe des vignes et terres agricoles à la forêt où les terres sont « mauvaises ».

Pour un œil exercé, la structure de Chémery apparait dans le paysage…

« Recherche géologique profonde entre Loire et Cher »
La section sismique longue de 70 kilomètres allant d’Amboise à Romorantin.  Le dôme de Chémery se voit bien…

La section sismique longue de 70 kilomètres allant d’Amboise à Romorantin. Le dôme de Chémery se voit bien…

Protection par affichage. Enormes conduites. Torchères...
Protection par affichage. Enormes conduites. Torchères...
Protection par affichage. Enormes conduites. Torchères...

Protection par affichage. Enormes conduites. Torchères...

Les énormes conduites qui entrent dans le sol...

Les torchères, brûlage de gaz résiduel, donnent au site un aspect industriel comme je n’en avais vu que dans les films américains…sur le pétrole.

Sinon, on ne voit rien, le stockage, un des plus importants d’Europe se fait à environ 1000 m de profondeur : 7 milliards de m3 !

Dans un périmètre de plusieurs dizaines de km, autour de Chémery, de Soings en Sologne, il y a diverses sortes de puits.

Il y a des puits de reconnaissance qui peuvent être mis ensuite en production. Quand le gaz est injecté, il y a des puits pour l’extraire. Il y a des puits de contrôle avec des forages de contrôle.

La zone est fortement surveillée et des consignes de sécurité, par affichage sont écrites partout.

Le site est classé SEVESO.

Le stockage est une zone tampon qui permet de répondre très vite à une forte demande en gaz.

 

 

 

 

 

 

On finit l'après-midi dans la cave de la Grande Brosse où il y a eu l'extraction du tuffeau. Maintenant cette cave est reconvertie en cave de dégustation.

 

Les renseignements techniques sont donnés par le géologue F. Hanot

                                                                                                                                                                                                                   Photos Catherine Loriot

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 14:51

 

Chaumont sur Loire   La maison de Jeanne est sauvée

 

Après des années d’abandon et de tergiversations   le bel ensemble architectural de la ferme de Queneau est en cours de réhabilitation.

Des travaux importants ont débuté sur les parties les plus endommagées c’est-à-dire les bâtiments ceignant la jolie maison d’habitation et point central dite « maison de Jeanne ».

Il est aisé de comprendre que cette dernière fera l’objet d’égards dans un bref délai.

Les habitants de Chaumont attachés à leur patrimoine auront donc le plaisir de contempler cet ensemble réhabilité comme l’indique l’affichage c’est-à-dire  rénové dans le plus pur respect.

Après bien des inquiétudes l’association Chaumont au fil du temps se réjouit et remercie la région de cette entreprise.

 

Jeanne née BENOIST (1904 -1999)  vécut une grande partie de sa vie dans la maison décrite qu’elle hérita de ses parents

Elle y exerça le métier de bergère pendant de nombreuses années et nous sommes heureux de voir la bergerie maintenant sauvée.

Elle était connue pour sa générosité et son accueil : les enfants y étaient les bienvenus et sa réserve de pain stockée dans une maie dépannait souvent  le voisinage.

Chacun reconnaissait sa silhouette quand elle parcourait le village de Chaumont aux commandes de son Solex.

Elle repose dans le cimetière de Chaumont auprès de Victor Perez Sanchez réfugié espagnol avec qui elle partagea sa vie.

 

Franck HANOT

Président de l’association

Chaumont au fil du temps

Le 5 Mars 2020

 

L’ensemble de la ferme de Queneau avec à droite de la grue, la bergerie dont la charpente vient d’être refaite et à gauche  la  « maison de Jeanne » ainsi nommée par les habitants de Chaumont

L’ensemble de la ferme de Queneau avec à droite de la grue, la bergerie dont la charpente vient d’être refaite et à gauche la « maison de Jeanne » ainsi nommée par les habitants de Chaumont

Jeanne BENOIST 1904-1999

Jeanne BENOIST 1904-1999

Voici le texte et les 2 photos qu'a envoyés notre président Franck Hanot à la Nouvelle République 41 après avoir été sollicité par une journaliste.

 

 

Le 10 mars parait ce texte dans la NR 41

Article paru le 10 mars 2020

Article paru le 10 mars 2020

Quelles conclusions en tirer ???

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 18:01

Franck Hanot présente Marc Bouquet qui a travaillé à la DDE et qui va, à travers l’expérience de son métier, nous parler des levées de Loire. Il va les replacer dans un contexte historique et faire des commentaires sur des chantiers précis, pris comme exemples.

Le bassin versant de la Loire: 1/5ème de la superficie de la métropole

Le bassin versant de la Loire: 1/5ème de la superficie de la métropole

Un peu de géographie avant l’histoire…Le power point montre la carte de France puis le bassin versant de la Loire qui représente un cinquième de la superficie de la métropole, avec tous ses affluents. 

Les premières levées, appelées turcies apparaissent en Anjou car très tôt, les populations ont voulu protéger leurs terres des assauts furieux du fleuve. Henri II Plantagenêt a contribué à les systématiser sur 40 km (même s’il y en avait déjà avant) vers 1166. Elles sont composées de fascines, branchages colmatés avec des cailloux, de la terre pour faire barrage à la montée des eaux.

Au 17ème siècle, il y aura 10 grandes crues qui vont se succéder. Sous Louis XIII, on pense à des déchargeoirs pour dévier l’eau de la crue comme celui de la Bouillie, à Blois qui est mentionné dans les textes depuis 1584. Mais c’est Colbert en 1668 qui va se charger d’un programme pour rendre les digues insubmersibles. Elles sont multipliées et renforcées sur le parcours de la Loire.

Au 18ème siècle, les 4 crues de 1707, 1709, 1710 et 1711 ébranlent les ponts médiévaux prévus pour 5 à 5m50 par rapport à l’étiage mais là, on dépasse les 6m ! Seul celui de Beaugency résiste. On fait des levées plus nombreuses et toujours plus hautes. Sous Louis XIV, on continue ces ouvrages et on reprend l’idée des déchargeoirs mais il n’en est réalisé qu’entre Gien et Tours. La crue de 1733 montre que même les déchargeoirs sont inefficaces et comme ils ne font pas l’unanimité ni chez les ingénieurs ni chez les populations locales, l’idée est abandonnée. A la fin du 18ème siècle, les levées sont surélevées de 2 mètres. Elles marquent le paysage entre le val et le fleuve.

Après la Révolution de 1789, par excès de confiance, le service des levées est démantelé au profit d’un service de la Loire. On abandonne les travaux de construction. Mais les crues catastrophiques de 1846, 1856 et 1866 vont tout remettre en question.        

Plaque relatant la brèche à Escures en 1856...             (Photo C loriot)

Plaque relatant la brèche à Escures en 1856... (Photo C loriot)

La crue rompt la levée le 3 juin 1856 vers 8 heures du soir. Une vingtaine de maisons, des auberges et une gendarmerie sont emportées. Un limon de sables et de graviers jusqu’à 1m 50 d’épaisseur recouvre alors la varenne. L’Auberge du Vieil Ecu de France et quelques bâtiments situés en amont du pont ainsi que l’Auberge du Grand Dauphiné ou l’Auberge du Cygne en aval résistent aux flots. L’armée, le Génie, et les hommes du pays sont mobilisés pour réparer la brèche. 

A Chaumont sur Loire  1846: 6m 60  1856: 7m 56  1866: 7m 20

A Chaumont sur Loire 1846: 6m 60 1856: 7m 56 1866: 7m 20

Dans le programme de 1867, l’ingénieur Comoy doit réviser dans l’urgence son programme de travaux. Il abandonne l’idée de barrages-réservoirs en amont et privilégie la construction de déversoirs.  

L'hostilité des riverains est très forte : seuls sept des vingt déversoirs prévus sont exécutés entre 1870 et 1891.

Les cinq principaux déversoirs du programme de 1867 sont construits : Ouzouer, Jargeau, Avaray, Montlivault, Chapelle-aux-Naux/Vieux Cher.

Ce programme est arrêté en 1920.

 

 

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la préoccupation énergétique va jouer un rôle majeur dans l’aménagement du bassin de la Loire avec tout d’abord la poursuite de son aménagement hydroélectrique et la mise en service des grands barrages hydroélectriques.

 

Après le choc pétrolier, quatre centrales nucléaires sont construites : Belleville, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-des-Eaux et Chinon, qui vont elles-mêmes conduire à la construction des barrages de régulation de Naussac sur l’Allier en 1983 et de Villerest sur la Loire en 1984.

D’autres barrages sont démantelés comme celui du lac de Loire à Blois.

 

L’aménagement du bassin de la Loire  se poursuit encore aujourd’hui dans le cadre du « plan Loire Grandeur Nature » (PLGN)

 

De nouvelles réorganisations interviennent ensuite jusqu’à la disparition des DDE au 1er janvier 2010 au profit d’entités territoriales plus élargies. Le service de la Loire reste encore à définir dans cette nouvelle organisation territoriale. La loi du 27 janvier 2016 crée de nouvelles compétences pour les communes et leur groupement avec la Gestion des Milieux Aquatiques et de Prévention des Inondations (GEMAPI).

Transfert des compétences, horizon 2022 ?

 

L’implantation des digues dans le lit majeur de la rivière n'est pas uniforme d'amont en aval.

La largeur du lit entre les levées ou entre la levée et le coteau opposé est typiquement de 800 à 1 000 m en aval de Tours, alors qu'elle est souvent réduite à 400 m entre Orléans et Tours.

De tous temps, les levées ont été utilisées comme voies de communication ; la Loire à vélo emprunte les levées de la Loire en de multiples endroits.

Jusqu’au début des années 1980, d’importantes quantités de granulats ont été extraites du lit de la Loire et de ses principaux affluents pour les besoins de la construction. Ces extractions furent arrêtées progressivement. En 1984, le ministre de l’Environnement a ainsi prescrit l’objectif d’un arrêt total des extractions de sable dans le lit mineur de la Loire en 1992.

On dit à Chaumont que la Loire a perdu un mètre par rapport aux années 1950. Elle coule plus profond…

Il faut continuer à surveiller les ouvrages, les entretenir. Il faut pouvoir alerter en cas de crue pour prévenir les personnes et veiller aux biens. Depuis plusieurs années, seuls des exercices ont lieu ; il n’y a pas eu de côte d’alerte…

Chantiers à Veuves, l'un dans les années 1990  et le dernier en 2014...

Chantier près de Veuves vers 1990

Chantier près de Veuves vers 1990

Décaissement à nu de la digue, pose de géotextile, dépôt de cailloux qui font une couche drainante, terre qui recouvre jusqu’au plus haut de la digue.

Ainsi on reconstitue la digue en ayant renforcé son étanchéité.

 

Trancheuse malaxeuse en 2014

Trancheuse malaxeuse en 2014

Les travaux ont consisté en la réalisation d’un écran étanche dans le corps de digue sur toute la traversée du bourg de Veuves  (1 km). Cet ouvrage permet de relier entre eux les renforcements déjà existant côté val (recharge de talus avec filtre drainant) et de bloquer les infiltrations dans l’ouvrage réduisant ainsi le risque d’érosion interne.

La configuration du site impose d’implanter l’écran dans l’axe de la demi-chaussée côté Loire. La technique retenue de mise en oeuvre est celle du mélange en place des matériaux avec un liant hydraulique.

Cette technique présente les avantages d’être rapide et de générer très peu de vibrations.

Pour conclure:

Cycle au fil du temps des caprices de la Loire « crue-dégâts-exhaussements et renforcement des levées-période sans crue-sentiments de sécurité erroné-oubli ».

On retrouve toujours ce leitmotiv. On s’occupe des ouvrages quand on sent la menace sinon on a tendance à les délaisser et on oublie les ravages déjà causés et on se fait surprendre car la Loire est le seul grand fleuve à n’avoir pas eu sa crue depuis plus d’un siècle …

 

Marc est applaudi et répond aux questions des participants. Il montre les documents apportés.

 

Bibliographie : documents de la DDE.

Thèse de Roger Dion sur le Val de Loire de 1933. (Étude de géographie régionale, Tours, Arrault, 1933, 752 p.) dont Wikipédia s’est largement inspiré et nous aussi...

Documents que les participants ont pu consulter à la fin de l'exposé.     (Photo C Loriot)

Documents que les participants ont pu consulter à la fin de l'exposé. (Photo C Loriot)

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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 16:40
Paru dans la NR du 16 janvier 2020...

Paru dans la NR du 16 janvier 2020...

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 18:49

Pour commencer l’année 2020, j’ai choisi un petit sujet tiré des lectures des registres de naissance.

J’ai pris 3 années au hasard, 1830, 1852 et 1870. Ces dates font partie des 40 années que j’ai « épluchées ».

Je vais vous faire défiler les actes de naissance et à chaque fois, vous allez trouver 3 métiers.

Métiers: bûcheron (le père), fendeur (1er témoin), vigneron (2ème témoin)

Métiers: bûcheron (le père), fendeur (1er témoin), vigneron (2ème témoin)

A chaque diapo, on fait la lecture des métiers…

On fera le constat suivant : il n’y a que des métiers d’hommes.

Aucune femme n’est témoin sur les registres de naissance sur toute cette période de 1830 à 1870.

La seule profession de femme que l’on trouve est la sage-femme pour les 3 années étudiées. (40 années ont été « épluchées » pour faire ce constat).

Elle intervient pour présenter l’enfant à l’officier d’état civil quand l’enfant est dit « illégitime » en 1830 puis « naturel » vers 1852 c’est-à-dire que le père est inconnu.

Les professions.

La plupart des témoins habitent aussi dans la commune à quelques rares exceptions. Ils sont soit des proches du déclarant, soit des officiels qui peuvent être présents avec le maire comme l’instituteur, le percepteur ou le garde champêtre.

 

Liste des professions relevées sur les actes de naissance à Chaumont sur Loire : 1830, 1852, 1870.

(Les 3 couleurs sont les métiers cités pour l’année concernée. Bleu à 1830   Rouge à 1852  

Vert à 1870)

Celles notées une seule fois sont :

« Boucher, Bucheron, Charbonnier, Domestique, Fendeur, Marinier, Ouvrier en laine, Raffineur, Jardinier, Scieur de long, Tourneur en poterie »

On a aussi un titre comme «Régisseur de la Terre de Chaumont » en 1830

« Boulanger, Charcutier, Marchand de bois, Perruquier, Terrassier » en 1852.

« Capitaine en retraite, Tourneur en bois, Tuilier » en 1870.

 

Les professions tournées vers la vigne, le bois, la culture sont fréquentes.

Les métiers sont détaillés comme «Vigneron Vigneron  Vigneron, Vigneron propriétaire » pour la vigne. 

« Fagotteur, Fagotier, Fagoteur » pour le bois.

« Cultivateur, Cultivateur,  Cultivateur, Cultivateur fermier, Cultivateur propriétaire, Fermier,

Fermier cultivateur, Journalier, Journalier, Laboureur, Laboureur » pour la culture.

 

On trouve les artisans, Bourrelier, Bourrelier ; Cafetier, Cafetier ; Charpentier, Charpentier ; Charron, Charron, Charron ; Cordonnier, Cordonnier ; Maçon, Maçon ; Maréchal ferrant, Maréchal ferrant ; Menuisier, Menuisier ; Sabotier, Sabotier ;  Serrurier,  Serrurier,  Serrurier, Serrurier ouvrier ;  Tonnelier, Tonnelier, Tonnelier ;

 Les officiels : Cantonnier, Cantonnier ; Garde champêtre, Garde champêtre ; Gendarme ; Instituteur, Instituteur ; Percepteur

Les rentiers ou propriétaires sont marqués comme profession.

Propriétaire, Propriétaire ; Rentier, Rentier

Les renseignements sur les métiers recensés n’ont qu’une valeur indicative car ils se basent sur un moment précis de la vie de la communauté, une déclaration de naissance.

Ils n'ont pas valeur de généralité.

 

 

 

C Loriot

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 14:17
Vue peu habituelle du château...

Vue peu habituelle du château...

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 14:59

Ce samedi 14 décembre, Franck Hanot, président de Chaumont au fil du temps accueille les 30 personnes présentes ainsi que les 2 orateurs.

La rencontre va donc se dérouler en 2 temps :

* Une partie technique et lecture d’œes oeuvres par Charles Cathala en Power Point.

* Un diaporama basé sur la recherche d’'artistes connus et moins connus qui ont pris la Loire comme modèle. Gérard Schmitt a passé beaucoup de temps pour ce travail de recherche afin d'’illustrer son propos.

Il les a classés par ordre chronologique du 14ème siècle à nos jours.

94 tableaux et 5 céramiques vont ainsi défiler devant nos yeux.

Gérard va nous présenter des oeuvres qu'’il aime. Il va préciser la date où l’'artiste a peint et l’'endroit sur la Loire où cela a été peint.

Il va commencer par une tapisserie de 1380, exposée au château d’Angers,

« L’'Apocalypse d’'Angers » de 60 m sur 10. Des gravures de Nicolas Tassin, de l’'abbé Bourassé et de Jean-Jacques Delusse. Charles Pensée est présent avec un Inexplosible gardé au musée de la Marine à Conflans Ste Honorine.

Des noms connus comme Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Francis Picabia, Max Ernst. …Des artistes moins connus qui vivaient aussi dans la région comme Paul-Désiré Trouillebert de St Bohaire.

Des noms connus dans une autre discipline comme Charles Péguy, Maurice Genevoix.

Roger Toulouse, Bernard Lorjou, Michel Audiard (un homonyme), Hubert Damond, Michel King, Madeleine Arphan, Etienne Magen, le sculpteur font aussi partie de la liste des artistes dont on découvre leur interprétation de la Loire.

Des tableaux  variés dans la technique utilisée, la perception, la sensibilité… variées. A travers les époques allant de la reproduction en intérieur quand les tubes de couleurs n’existaient pas jusqu’à l’interprétation du paysage comme modèle. …

Gérard et Charles ont été copieusement applaudis.

Merci à eux pour cette prestation."

Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King. Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King. Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King.
Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King. Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King. Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King.
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Abbé Bourassé. Jean-Jacques Delusse. Joseph-WilliamTürner. Edouard Debat-Ponsan. Eugène Prévot-Messemin. Félix Valloton. Paul-Désiré Trouillebert. Raoul Dufy. Max Ernst. Michel King.

Je vous souhaite une bonne découverte des artistes ayant peint la Loire...

 

Passez de bonnes fêtes de fin d'année et à 2020, pour une nouvelle aventure patrimoniale !

(C. Loriot d'après les recherches de G. Schmitt.)

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 19:09

Samedi 12 octobre, par un bel après-midi, nous nous sommes retrouvés pour reconnaitre le circuit des 22 plaques qui sont posées dans le bourg du port actuel au bout du pont.

Chacun à son rythme, les plaques ont été commentées par les promeneurs.

L'ambiance était très sympathique et des souvenirs d'enfance ont ponctué ce parcours qui retrace la vie du village au début du 20 ème siècle !

Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...
Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...

Diverses plaques réparties dans le bourg de Chaumont sur Loire...

Le marque-pages créé par Bertrand Demoly pour l'Association "Chaumont au fil du temps"afin de repérer le circuit des plaques.

Le marque-pages créé par Bertrand Demoly pour l'Association "Chaumont au fil du temps"afin de repérer le circuit des plaques.

En compagnie de Jean-Pierre Lefebvre, maire de Chaumont qui a participé au financement avec son conseil municipal.

En compagnie de Geneviève Repinçay, conseillère départementale qui a participé au financement avec le Département.

Un pot, pétillant et jus d'orange, a prolongé l'après-midi.

Les discussions ont continué avec enthousiasme !

 

Marque-pages, création de Bertrand Demoly pour l'Association.

Les photos sont de C. Loriot

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