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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 13:41
Dans la NR du 30 septembre 2019

Dans la NR du 30 septembre 2019

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 10:40

"Chaumont-sur-Loire au fil du temps" a participé aux manifestations du Voyage de la Pierre dans le cadre des 500 ans de la construction de Chambord:

* Le samedi 31 août avec la conférence de Franck Hanot sur la provenance des pierres de Chambord.

* Le mercredi 4 septembre avec l'accueil et les explications données à 2 groupes de randonneurs sur le circuit dans le bourg de la commune. Ce circuit est constitué de 22 plaques en lave émaillée.

C'était en lien avec d'autres associations de Chaumont et alentours.

Voici en images ces festivités avec les animations à Chaumont...

Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...
Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...

Montage des stands, animations avec les enfants du centre de loisirs, les randonneurs...

L'après-midi se poursuit avec le soleil, la bonne humeur et l'encadrement pour la plupart des stands par les bénévoles...

Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont
Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont

Les livres de la bibliothèque, l'expo sur "Franchir la Loire", les maquettes de Léonard et les danses des enfants de l'école de Chaumont

On annonce l'arrivée de la Pierre !

Sur le bateau...

Sur la charrette...

L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...
L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...

L'arrivée de la Pierre, son portage sur la charrette, son accueil en chanson devant la mairie, le pot offert à tous...

Après un pique-nique partagé, la Loire retrouve son calme pour s'endormir.

La Pierre est veillée par les mariniers...

Jeudi matin, à l'aube, des marcheurs se sont rassemblés: Italiens et Français pour accompagner la Pierre jusqu'à Blois...

Une Chaumontaise l'accompagne à vélo...

La Loire nous offre un spectacle splendide avec ses reflets: cadeau pour la journée !

La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...
La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...

La pierre accompagnée jusqu'à Blois par les marcheurs et Yvonne sur son vélo...

Ainsi s'achève l'aventure de la Pierre à Chaumont...

Son destin:

Blois aujourd'hui.

Demain, St Dyé pour rejoindre ses compagnes de tuffeau au château de Chambord !

                                                                                                                                                                                                                              Photos C. Loriot

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 09:10

Du jamais vu à Chaumont-sur-Loire pour accueillir les spectateurs de la conférence de Franck Hanot : plus une chaise de libre ! Des gens assis sur les tables !

L'Association "Chaumont-sur-Loire au fil du temps" participait aux manifestations des 500 ans de la construction du château de Chambord et dans le cadre du "Voyage de la Pierre" avait organisé cette conférence.

 

Le public très attentif aux propos du conférencier...
Le public très attentif aux propos du conférencier...

Le public très attentif aux propos du conférencier...

Conférence de Franck Hanot sur la provenance des pierres de Chambord
Introduction
Le site de Chambord
La construction: XVIe siècle
Le transport au XVIe siècle
De la mort de François 1er (1547) à la Révolution
(1789)
Travaux de la Révolution à 1900
Travaux du XXe siècle

Franck Hanot va suivre un plan méthodique avec le power point. Il va nous commenter l'origine des pierres de Chambord, leur extraction, leur transport à travers les différentes époques, de 1519 à nos jours.

Au fur et à mesure des années qui passent pour la construction du château et sa restauration, le cercle de la provenance des pierres, calcaire de Beauce et tuffeau s'agrandit.

Des coupes géologiques, des photos de carrières en activité ou abandonnées illustrent le propos.

Des photos de Chambord actuelles avec restauration ou pierre abîmée sont montrées.

L'orateur a répondu aux questions de la salle.

 

Prochainement une publication devrait paraitre sur le sujet.

                                                                                                                                                                                                                           (Photos C Loriot)

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 16:29
affiche réalisée par Mathilde Bedoura (Chambord)

affiche réalisée par Mathilde Bedoura (Chambord)

Franck Hanot vous parlera des pierres existantes à Chambord...

Origine et restauration !

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 08:57

22 plaques en lave émaillée viennent d'être posées à Chaumont formant un circuit dans le bourg. Ce projet désormais concrétisé, était la suite de l'exposition sur Chaumont à travers ses cartes postales anciennes.

La découverte se fait, pour le moment, au hasard des flâneries aussi bien pour les Chaumontais que pour les touristes. Un plan suivra...

Belle promenade !

Au port... 2 sortes d'embarcation qui naviguaient sur le fleuve !

Au port... 2 sortes d'embarcation qui naviguaient sur le fleuve !

Les moutons avant l'écopâturage...La Loire prise par les glaces...Les marches montant à l'ancienne église...
Les moutons avant l'écopâturage...La Loire prise par les glaces...Les marches montant à l'ancienne église...
Les moutons avant l'écopâturage...La Loire prise par les glaces...Les marches montant à l'ancienne église...

Les moutons avant l'écopâturage...La Loire prise par les glaces...Les marches montant à l'ancienne église...

A vous de chercher les autres plaques comme un jeu de piste...

 

 

 

 

(Photos C Loriot)

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 08:52
Le "livre RENOU" aux CM2 de Chaumont-sur-Loire

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 14:19

Dès notre arrivée à Richelieu, nous avons pris contact avec notre guide, Marie-Pierre Terrien qui est venue à notre rencontre, place du Cardinal.

Elle nous a présenté un plan de la ville afin de mieux comprendre sa structure très inspirée de certaines villes grecques et romaines.

Ensuite nous avons rejoint la place du Marché, riche en monuments : l’église Notre-Dame du 17ème siècle, la vieille halle ayant abrité un important marché aux bestiaux, sensé attirer les habitants vers cette ville nouvelle. Cette place est reliée à plusieurs rues perpendiculaires débouchant sur toutes les portes de la ville.

La charpente de la halle.                                       L'église Notre-Dame
La charpente de la halle.                                       L'église Notre-Dame

La charpente de la halle. L'église Notre-Dame

Après la visite de l’église à l’impressionnant  fronton orné de statues et de magnifiques vitraux, nous nous sommes dirigés vers la Grande Rue aux hôtels particuliers, tous identiques, dont les portes cochères se font face ce qui accentue le caractère austère et géométrique du lieu. Cela ne se retrouve dans aucune autre ville de la région Centre.

Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...
Hôtels particuliers et cours intérieures...

Hôtels particuliers et cours intérieures...

Le Cardinal de Richelieu, en dehors de son majestueux château, souhaitait construire une ville idéale, réunissant l’élite intellectuelle de son temps.

Après avoir pris congé de notre guide sur la Place des Religieuses, garnie d’une superbe et rare fontaine octogonale, nous nous sommes dirigés vers la porte de Chinon.

Puis nous avons suivi la bordure des remparts, protégés par des douves dont il ne reste qu’un mince filet d’eau.

Ces douves remblayées par endroits, laissent place à des jardins potagers.

 

Fontaine sur la place.                                         Douves reconverties en jardins.
Fontaine sur la place.                                         Douves reconverties en jardins.
Fontaine sur la place.                                         Douves reconverties en jardins.
Fontaine sur la place.                                         Douves reconverties en jardins.

Fontaine sur la place. Douves reconverties en jardins.

Notre organisateur, Olivier, en guise de digestif, nous a ensuite guidés vers le parc agrémenté de belles allées ombragées et parcouru par de nombreux canaux, alimentés par le Mable (petite rivière locale).

Dans ce parc, l’unique témoignage du château, démantelé à partir de 1805, est un pavillon surmonté d’un dôme qui a été restauré en 2016.

Dans le parc...
Dans le parc...
Dans le parc...
Dans le parc...
Dans le parc...

Dans le parc...

Suite à cette promenade, nous avons visité l’Espace Richelieu où un film en 3D nous a montré l’importance et la complexité du château ainsi que sa riche collection d’œuvres d’art, dont beaucoup ont été dispersées dans des musées comme celui du Louvre.

Pour terminer la journée, nous avons visité le musée de l’Hôtel de Ville où subsistent quelques-unes de ces œuvres d’art : bustes en marbre, exemplaires originaux de l’Encyclopédie de Diderot. Etc…

Une très belle maquette permet de mieux appréhender la structure de la ville et de ses hôtels particuliers ainsi que de ses quartiers ouvriers.

N’oublions pas un hôte illustre de la ville de Richelieu : Vincent de Paul qui, aidé des soeurs de la Charité (Lazaristes), a soulagé la misère des pauvres de l’époque de 1637 à 1660, date de sa mort.

 

Vincent de Paul dans l'église.

Vincent de Paul dans l'église.

Après cette découverte riche en patrimoine, nous avons rejoint notre Val de Loire !

 

Texte d'Olivier Pillet

Photos Catherine Loriot

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 16:54

L'association "Chaumont au fil du temps" soutient Alain Gauthier et son association pour sauver le site des Sablonnières : patrimoine, histoire et culture. On peut ajouter devoir de mémoire !

Article NR de la sortie sur site des Sablonnières, le jour de l'Ascension

Article NR de la sortie sur site des Sablonnières, le jour de l'Ascension

Des arbres sont poinçonnés pour l'abattage...
Des arbres sont poinçonnés pour l'abattage...

Des arbres sont poinçonnés pour l'abattage...

Comment peut-on faire croire même à des néophytes que si l'on arrache cet arbre sur la photo que cela ne va pas du tout endommager ni détruire la tranchée qui le contourne ?

Ou alors avec des pouvoirs magiques de super héros !!

La partie de la forêt qu'on croyait protégée...
La partie de la forêt qu'on croyait protégée...
La partie de la forêt qu'on croyait protégée...
La partie de la forêt qu'on croyait protégée...

La partie de la forêt qu'on croyait protégée...

Si on regarde de plus près les tranchées d'entraînement, rien de spectaculaire ! Comme des fossés avec un peu d'herbe...Un lieu calme de forêt paisible où on peut se promener dans les allées, à l'ombre de chênes centenaires.

Mais si on s'intéresse d'un peu plus près à l'histoire, aux recherches d'Alain Gauthier sur ce site au départ énigmatique, à l'engouement du classement de ce site en 2015 et aux festivités joyeuses et solennelles du Centenaire de la Grande Guerre, on peut lire le terrain d'une autre manière.

Ici, on a entraîné des p'tits gars de 20 ans car les gradés, en début de guerre 14-18, ont fini par voir l'impréparation des soldats. Le massacre organisé de toute une tranche d'âge, devait être enrayé.

Ici, c'est un lieu de mémoire pas pour la gloire, ni la revanche mais simplement pour se souvenir que nos aïeux, en guerre, avaient eu ce lieu de préparation afin d'appréhender autrement une guerre mangeuse d'hommes ! Un lieu de respect, de recueillement.

Unique vestige en France.

Avec le faste des cérémonies  du Centenaire, tous les politiques, tous les acteurs y compris de l'ONF voulaient protéger ce site. La fête est finie, on trouve d'autres sujets d'enthousiasme et d'engagement. On butine sur l'actualité.

Mais les BENEVOLES, les gens qui ne paradent pas mais vivent avec leurs tripes leurs convictions, EUX, sont là. En vigilance car ils ne croient plus tout ce qu'on leur promet. Alain est en vigilance alors qu'il croyait le site définitivement protégé.

Et pour quelques sous, l'ONF, certes EPIC, veut couper quelques arbres en jurant laisser en état les tranchées d'entraînement.

Un Préfet en chasse un autre et à chaque fois, il faut recommencer les discussions, les démarches... Argumenter à nouveau...

La parole de protéger ce site a été donnée. Il est classé depuis 2015. Il faut s'y tenir ...A l'Etat de tenir ses engagements.

Pour les arbres marqués, la DRAC a-t-elle donné un avis favorable ?

Les citoyens que nous sommes ont du mal à comprendre l'acharnement de "maltraitance" concernant ce site....

Alain Gauthier, découvreur du site, protecteur, bénévole et militant !

Alain Gauthier, découvreur du site, protecteur, bénévole et militant !

50 personnes se sont déplacées pour dire leur soutien à la protection du site.
50 personnes se sont déplacées pour dire leur soutien à la protection du site.

50 personnes se sont déplacées pour dire leur soutien à la protection du site.

J'espère que le bon sens l'emportera. Une protection sans condition !

La Nature effacera ce site dans quelques décennies au gré du temps. Peut-être que le témoignage d'Associations se retrouvera comme un cri salutaire sur des réseaux sociaux. Dans 50 ans, ce blog sera un vestige de communication et nos descendants seront agréablement surpris que quelques engagés aient voulu protéger ce site encore un peu de la médiocrité et de l'avidité des hommes.

 

Photos et texte de Catherine Loriot

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 07:41

Franck Hanot accueille le public et présente les deux orateurs qui vont nous dé-compter la flore ligérienne.

Gérard Schmitt que vous connaissez déjà, car il y a un an, il nous racontait la faune de Loire. Lui, le pêcheur, attentif à l’environnement ligérien, va se lancer aujourd’hui à nous parler de la flore. Il est accompagné de Stéphane Doussard. Gérard a fait appel à lui car il connait les plantes du bassin de la Loire et aussi leurs aspects comestibles. Stéphane est « piqué par la Loire et les bateaux ». Il est guide-pilote salarié dans l’association Millère Raboton et a travaillé aux jardins de Cocagne à Blois-Vienne.

 

En préambule, Gérard explique que sur tout le parcours de la Loire, les plantes vont être différentes car les zones qui les accueillent du Mont Gerbier de Jonc à l’estuaire sont variées : Zones de montagne, plaines alluviales, prairies, marécages… L’altitude, la salinité des eaux influencent aussi la flore.

Il va se concentrer sur notre région. Il va regrouper en 4 catégories : les plantes terrestres, les arbres, les plantes immergées, les semi-immergées. Il va évoquer les plantes indigènes et celles qui sont « migrantes », apportées par les bateaux au cours de la navigation sur le fleuve, par des rejets de plantes de bassins ou d’aquarium venant d’Amérique du Sud ou d’Afrique…

 

Il y a environ 1800 espèces de plantes en Loire. Il nous fait grâce des noms en latin ce qui caractérise pourtant une plante car elle peut avoir des noms différents suivant la région où elle pousse.

Dans notre secteur, la faune et la flore sont assujettis à Natura 2000.

Il y a aussi le classement du site de la Loire à l’UNESCO : patrimoine naturel vivant.

 

Vue d'ensemble de la Loire à Chaumont : prendre ses repères.  (Photo G. Schmitt)

Vue d'ensemble de la Loire à Chaumont : prendre ses repères. (Photo G. Schmitt)

Commentaires sur la photo d’introduction:

Il y a une centaine d’années, le niveau de l’eau était d’un mètre plus haut. L’exploitation du sable aurait abaissé le niveau. « J’ai mesuré la largeur de la Loire avec Google Earth » dit Gérard.  

« Dans la plaine alluviale, on pourrait trouver ridicule maintenant le débit et la largeur de la Loire, comparés au Quaternaire où les bras divaguaient et ont déposé des graviers sur des dizaines de mètres d’épaisseur », précise Franck.

La nature des sols, les besoins alimentaires des espèces vont décider de leur implantation.

« Le cul de grève, c’est du sable qui s’est déplacé et qui forme une pointe. Le sable est en suspension et instable. Ce ne sont pas des sables mouvants. Il n’y a pas de végétation en bout de cul de grève car le support est instable » raconte Stéphane.

 

 

Gérard va nous décliner les arbres présents en bord de Loire, par ordre alphabétique.

Les Aulnes, très racinaires, stabilisent bien les berges. Très peu de Bouleaux qui préfèrent les sols acides. Des Erables. Des Frênes noirs. Des Peupliers d’Italie. L’hybride américain demande 150l d’eau par jour. Cela crée un déficit dans les zones humides et pose un problème avec les batraciens. Les Robiniers ou faux acacia sont une espèce invasive. Les agents des Eaux et Forêts s’occupent à en faire diminuer leur nombre en supprimant une partie de l’écorce ce qui fait une rupture dans la montée de sève. Ils crèvent. Si on les coupe, ils font des rejets. Ils produisent de l’azote. C’est une plante pionnière comme la Ronce. La fleur qu’on peut faire en beignets a le goût de haricots verts crus. Les Saules. Plusieurs espèces.

 

Gérard enchaîne avec les plantes.

Des terrestres, des semi-aquatiques, des aquatiques.

L’alphabet va défiler en flore ligérienne avec des noms poétiques, d’autres communs, d’autres plus « barbares ». A chaque fois que c’est possible, Stéphane apporte ou un complément de culture ou culinaire ou thérapeutique sur la présentation de Gérard.

Duo, parfaitement rodé !

C’est parti !

 

Ambroisie : ramenée d’Amérique du Nord. Stérilise les sols. Allergène.

Grande Berce : jus réactif au soleil. Peut provoquer des brûlures. Les crosses sont comestibles, persillées.

Bidens : 2 crochets pour les graines, s’accrochent aux poils.

Bouillon blanc : inféodé au sol sableux. Avec la fleur, on peut faire une tisane, bonne pour les voies pulmonaires, l’asthme.

Bourrache : jeunes feuilles et fleurs en salade. Goût iodé.

Butome en ombelle : pousse comme un jonc, les pieds dans l’eau.

Callitriche ou lentilles d’eau : peu en Loire. Le système racinaire semble inexistant car il est au ras de la feuille.

Cardère sauvage : sur sol limoneux et sableux. Réservoir d’eau pour les oiseaux. Une grenouille s’en sert de pondoir.

Carex : diverses espèces.

Chénopode blanc : comme les épinards, utilisés du Moyen Age jusqu’à la fin du 18ème. Inféodé aux cultures maraîchères des bords de Loire. Se consomme cru et cuit. Même espèce que le quinoa.

Consoude : riche en potasse, sert d’engrais. Les jeunes feuilles se consomment en salade et c’est bon pour le système digestif.

Cornifle : plante venant des aquariums qui a colonisé les eaux du fleuve.

Datura : on le trouve quand il y a engorgement de matières organiques et sur les sols pollués. Une bogue contient 3000 graines. C’est un dépolluant et un hallucinogène ! Toxique. Parsemés en bords de Loire.

Il peut contaminer des champs entiers de tournesol. Imaginez la récolte !

Egérie : plante aquatique.

Elodée : plante de bassin.

Epervière de Lepèletier : une sorte d’aster.                                                                       

Fluteau nageant : on le trouve dans les endroits calmes. Feuilles flottantes, fleurs en aérobie. Les lignes des pêcheurs s’y accrochent.

Glycérie : « chiendent ». Tient bien la terre des  berges.

Hydrocotyle : comme un petit nénuphar.

Inule des fleuves : une sorte d’aster.

Iris : fleurs jaunes.

Jonc : sol acide ;  discrète inflorescence.

Jussie : plusieurs espèces, toutes invasives. Quand en 1830, monsieur Jussieu côtoie la Jussie venant d’Amérique du Sud, il décrit déjà son côté invasif. La mode est aux bassins. Elle va s’installer dans le sud de la France et dans les années 1980, être vendue en jardinerie. Elle déborde des mares, des fossés et va gagner les eaux des petits cours d’eau et la voici dans la Loire. Si on l’arrache, chaque petit fragment avec un « œil » refait une plante. Un calvaire !

Les poules d’eau, les grenouilles, les couleuvres et les silures quand les eaux montent y trouvent refuge. Rien d’autre ne pousse à côté…

Lagarosiphon : plante d’aquarium devenue invasive.

Lampourde : a des graines voyageuses.

Matricaire camomille : a un feuillage qui ressemble au fenouil. Les fleurs sont comestibles en infusions, en salade et en condiments.

Menthe aquatique : infusion comme les autres menthes.

Molinie : graminées.

Nénuphar : fleur jaune.

Onagre : plante tinctoriale pour les tissus. S’ouvre le matin et se ferme le soir.

Ornithogale : étoile de mai, dame de 11 heures. Famille des liliacées.

Oseille des eaux et petite oseille: Rumex, 2 espèces voisines.

Phragmite : emblématique de la Loire. Herbacées qu’on appelle communément roseaux. Plumets.

Picris, fausse épervière : herbacée, sorte d’aster.

Plantain d’eau : On peut manger la fleur en rosette. Le plantain lancéolé, son cousin terrestre, était consommé par les Gaulois. Les rosettes, 2 minutes trente à l’eau bouillante, ont le goût de champignons.

Potamot : plante aquatique.

Prêle : Elle peut être invasive. Contient beaucoup de silice. Excellent antifongique. C’est une plante qui a côtoyé les dinosaures. Elle existait au Carbonifère. On la trouve en fossiles. Elle peut être toxique pour les chevaux.

Raisin d’Amérique : Joli. Importé par des fleuristes. Le merle propage les graines. Sa racine pivot peut faire un mètre de profondeur. Toxique.

Renoncule aquatique: ses racines sont au fond de la Loire, les fleurs s’étalent dans le courant. Elle est sensible aux matières fécales. Son absence avant les stations d’épuration notait la pollution. On en conclut que la Loire n’a plus de nitrates. Les fortes températures de février et la Loire basse ont favorisé la floraison que l’on peut apercevoir de cette salle. C’est un refuge pour les poissons et les insectes.

Le silure, cannibale, char d’assaut, s’y repose à l’ombre. Il guette les canards qui croient avoir leur havre de paix. Ce poisson de pêche sportive peut finir en poisson fumé quand un pêcheur futé réussit à le sortir de l’eau ! 25 kg pour un petit spécimen, d’un mètre 30 ! Dans la gueule, on peut y mettre un ballon de handball…

Renouée : aquatique. Elle pousse sur des décharges donc ne pas la manger.

Rorippe : c’est une sorte de cresson amphibie.

Rubanier : inflorescence légère.

Sagittaire : feuille lancéolée d’où son nom « flèche » en latin.

Salicaire : appréciée des pollinisateurs. Comestible. Changeait la mauvaise eau de vie en bonne, vu son parfum. Goût de fraise. Inflorescences mauves-roses en hauts épis.

Saponaire : plante intéressante quand on découvre la Loire car on peut se laver les mains sans polluer. Ca mousse avec les fleurs, les tiges. Les guides pilotes le savent bien et l’effet est toujours garanti !

Saxifrage : pousse sur sols secs, rochers ou sables.

Scirpe : comme le carex, des graminées.

Souchet : on mange le rhizome, le tubercule. Au Moyen Age, c’était un bon comestible. Ressemble aux crosnes, aux topinambours. On peut le cultiver. On le nomme aussi Noix tigrée, Amande de terre. En Espagne, il remplace la poudre d’amande. Il vient d’Egypte et c’est une plante voisine du papyrus.

Tanaisie : répulsif pour les moustiques, puces, tiques…Fleurs jaunes.

Thé du Mexique : en infusion.

Typha : sorte de roseaux.

Utriculaire carnivore : mange des insectes !

Ce n’est pas une plante prédatrice du silure… Humour !

 

 

                  Avertissement : ne pas manger ce qui ressemble à…

La Nature peut jouer des tours. Faire appel à des spécialistes ou connaisseurs !

 

 

Le public attentif qui a applaudi nos 2 intervenants.    (Photo C. Loriot)

Le public attentif qui a applaudi nos 2 intervenants. (Photo C. Loriot)

Vous pouvez retrouver toutes les photos des plantes citées dans une flore ou sur le net.

Merci encore à Gérard et Stéphane pour ce voyage sur le fleuve royal !

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 12:19

Franck Hanot, président de Chaumont sur Loire au fil du temps présente le conférencier,

Gérard Steinmetz qui n’est pas un inconnu pour notre association. Il fait partie du GEHLO (Groupe d’études d’histoire locale d’Onzain) et de l’Association du Val de Cisse. Instituteur, retraité, il est intéressé par l’histoire et tout particulièrement par le patrimoine industriel.

« Aujourd’hui, la laiterie. Monsieur Steinmetz va nous parler d’une époque où il y avait des vaches un peu partout. Il y a quelque chose de graver dans la mémoire de certains d’entre vous qui y ont travaillé… Je vous laisse la parole… »

 

Gérard Steinmetz commence son exposé en regrettant de ne pas avoir assez interrogé, enregistré les personnes âgées qui sont la mémoire collective d'un village et de ses transformations. Il le fait le plus possible, recherche les documents dans les familles, les photos, les cartes postales. Pour cet exposé, il a constaté qu’il y avait peu de photos prises sur le lieu de travail dans les albums de familles. Il fait aussi des recherches aux Archives Départementales et dans les registres du Conseil Municipal d’Onzain.

Pourquoi une laiterie à Onzain ?

En 1911, Paris est une ville qui s’agrandit et qui ne produit plus son lait dans les fermes des villages environnants (Vanves, Vaugirard…). Le lait doit donc être ramassé dans des régions d’élevage et transporté rapidement vers la capitale. Des laiteries en gros collectent le lait et le distribuent aux crèmeries parisiennes.

 

Pour implanter une laiterie, il faut des producteurs de lait dans un rayon de 20 km, un lieu avec un point d’eau (puits) pour le nettoyage des bidons et être à proximité d’une gare qui dessert une grande ville.

Le site d’Onzain est choisi pour ces critères-là en 1911 : La gare d’Onzain et la Cisse à proximité. Le pont franchissant la Loire permet une collecte plus large.

La Société des Fermiers réunis achète un terrain avenue de la Gare près de la Cisse. Un architecte dresse des plans en 1911 de 2 bâtiments.

Un bâtiment destiné aux chevaux et une remise pour les charrettes.

Le ramassage du lait se faisait avec les chevaux.

L’autre bâtiment accueille le quai de déchargement, la laiterie proprement dite et une maison d’habitation.

Le puits est creusé pour fournir l’eau nécessaire à cette industrie. Il faut beaucoup d’eau que l’on fait bouillir pour aseptiser les bidons. On commence, à cette époque, à se préoccuper de l’hygiène.

Plus tard, en 1913, il y aura un éclairage à acétylène. Un  poulailler et une porcherie non prévus à l’origine, remplaceront l’infirmerie. Le petit lait sert à nourrir les cochons.

Une caséinerie remplacera la forge et le dépôt d’huile. La caséine, protéine du lait, sert à la fabrication du fromage à l’aide de la présure. La caséine ou « plastique du lait » sera employée pour fabriquer des peignes, brosses, bijoux, boutons… 

Gérard Steinmetz nous montre des photos ou cartes postales de laiteries, de transports avec les chevaux d’autres régions car il y en a peu ou pas sur notre coin. Mais les scènes semblaient toutes se ressembler…

 

Plan de la future laiterie en 1911. (AD 41)

Plan de la future laiterie en 1911. (AD 41)

Plan général du site industriel à venir (Archives municipales)

Plan général du site industriel à venir (Archives municipales)

Des accidents de travail : Piqûres aux jambes avec des chardons en  versant de l’avoine. Morsure en étrillant un cheval. Fracture de la clavicule sur le quai de dépôt de la gare en manipulant des bidons. Blessure au genou par le couvercle d’un bidon…. (Archives municipales). Chaque accident devait être déclaré à la mairie.

  

 

Pour avoir du bon lait, il fallait veiller à la propreté du personnel, de l’étable, des animaux, des bidons et  faut refroidir le lait au plus vite pour éviter les maladies telles que la typhoïde, la diphtérie, la dysenterie, les diarrhées infantiles. Les tournées sont conçues de façon à ce que les retours soient échelonnés pour éviter trop d’attente aux quais afin de décharger rapidement les bidons. Le lait est ensuite pasteurisé, les bidons soigneusement lavés. Après la pasteurisation, une quantité important de bidons de lait était expédiée à Paris par la gare d’Onzain.

En 1933, au moment de l’électrification de la ligne, il est mentionné une expédition moyenne de 500 tonnes de produits laitiers par an à la gare d’Onzain.

 

La collecte se fera par camion à partir de ? 1935 ? 1940 ?

On ne sait pas précisément quand le camion a remplacé le cheval. Il semblerait que pendant la 2ème guerre mondiale avec l’occupation allemande, il n’y avait plus trop de chevaux en service. Les secteurs de ramassage vont être redécoupés par l’administration allemande pour rationaliser la collecte et éviter le marché noir.

 

Mais plus de pont à Chaumont. Par où passaient-ils ?

La laiterie doit rendre des comptes aux autorités civiles et militaires. Les camions tournaient au gazogène.

Quelques chiffres : janvier 1941 : 915 000 litres de lait collectés dans tout le Loir et Cher. En janvier 1942, la collecte est de 1 022 000 litres. Peu de beurre ramassé dans les laiteries : 8 tonnes. Le beurre est essentiellement fabriqué et vendu dans les fermes : 43 tonnes

 

René Perréard et son frère Michel  rachètent la laiterie en septembre 1949 devant Me Bridon, notaire à Montluçon. Une nouvelle ère commence avec la famille Perréard. Michel possède 5% de la société, il s’occupera surtout de la porcherie. René détient 95%, c’est un autodidacte, à la pointe du progrès.

Après la guerre, la région produit encore beaucoup de lait, la laiterie d’Onzain travaille avec environ 700 producteurs répartis en Beauce, Val de Loire et un peu en Sologne.       

Le lait va de moins en moins à Paris, il faut trouver d’autres débouchés : camemberts, beurre et crème…

Une fromagerie est aménagée dans les bâtiments existants pour la fabrication de fromages à pâte molle et à pâte fraîche.

L’après-guerre connait une expansion rapide de la collecte car les exploitants remplacent leurs chevaux par des tracteurs, les écuries ainsi libérées deviennent des étables.

Collecte en 1949 : 5 000 litres par jour     1955 : 15 000 litres par jour

 

En 1954, Pierre Mendès-France  annonce la distribution quotidienne d’un verre de lait pour tous les écoliers français. Il faut écouler les excédents de lait car la production a fortement augmenté.

 

La laiterie emploie de plus en plus de personnes.

Le travail est manuel.

On travaille aussi le dimanche matin.

En 1959 :  60 personnes travaillaient à la laiterie soit 16 chauffeurs, 27 à la production (fromage et lait), 3 à la porcherie et 14 au service administratif.

 

 

 

Récolte du lait et production de fromages de 1964 à 1975

Récolte du lait et production de fromages de 1964 à 1975

L’expansion engendrant un recrutement important, en 1968, l’effectif atteint 160 personnes. La main d’œuvre ne suffit plus, et doit être complétée par un apport de personnel étranger essentiellement portugais.

On livrait le lait à la chocolaterie Poulain,  en centre-ville, il ne fallait pas faire de bruit donc on avait des bidons en plastique contrairement aux autres livraisons qui s’effectuaient avec des bidons en fer qui étaient beaucoup plus bruyants.

1970 : nouveau pont à Chaumont sur Loire: plus gros véhicules et modernisation du parc automobiles,

Collecte journalière : 50 000litres

Implantation de tanks à lait dans les fermes. Pour les tanks à lait ramassage tous les 2 jours. 1 tournée = 5 à 6 000 l donc X 12 = 60 000 l. Faible densité de ramassage : 38 l au km parcouru d’où d’importantes charges.

 

La crise  pétrolière de 1974 entraine une augmentation importante des coûts de fabrication,  chauffage de la laiterie au fioul et essence pour les camions.

En 1975, presque 800 tonnes de fromages frais sont vendues. Paiement en 1975 : 0,72 f le litre

 

La porcherie en 1976 : Depuis 20 ans, utilisation de sous-produits (lactosérum avec environ 1 000 litres par jour pour servir de nourriture à  400 ou 500 porcs).

 

Les porcelets arrivent de Blois et restent plusieurs mois à Onzain pour être engraissés.

La porcherie est déficitaire mais elle limite la pollution car pas de lactosérum rejeté dans la Cisse.

Il faut épandre le lisier à l’aide de canalisation sur 32 ha de prés jouxtant la laiterie.

 

Les Onzainois, de père en fils ou fille ont manipulé des tonnes de camemberts, de Coulommiers et de fromage frais.

Début des années 1980 à  quotas laitiers décidés par la Communauté Européenne.

En 1982, la fermeture administrative de la porcherie est un coup dur pour la laiterie, car il faut des investissements importants pour traiter les sous-produits. Les supermarchés arrivent, il faut livrer dans leurs plates-formes situées hors région ce qui occasionne des frais de livraison supplémentaires.

En 1983, la laiterie traite en moyenne 90 000 litres de lait par jour. Annuellement, ils sont transformés en 9 millions de bouteilles de lait pasteurisé, mille tonnes de camemberts, 1 200 tonnes de fromages frais, 200 tonnes de beurre, 250 tonnes de crème fraîche et 100 tonnes de fromages de chèvre. Des prairies sont vendues donc moins d’épandage donc un plus gros investissement pour acquérir une machine avec  ultra filtration pour concentrer le lactosérum qui n’était plus donné aux cochons.

Il fallait aller chercher le lait de plus en plus loin donc le prix de la matière première augmentait. La situation devient difficile à partir de 1985. Des licenciements entre 1987 et 1988.

 

En résumé, fermeture car plusieurs facteurs : plus de porcherie à cause de l’odeur et des normes sanitaires, de gros investissements, arrivée des grandes surfaces qui dictent leur prix, instauration des quotas laitiers. D’où la logique des licenciements entre 1987 et 1988.

La fermeture administrative est effective en novembre 1989.

 

 

Lors de cet exposé, quand les photos apparaissaient à l’écran, dans la salle, on entendait des « C’est Lucienne, c’est Gaby, c’est Jacqueline ». « Le petit drôle, il était bon, n’empêche ! ».

Quelques commentaires murmurés par ceux qui y avaient travaillé comme Marie-Françoise, Béatrice, Marc présents dans la salle.

Alain entretenait les camions.

Paul allait chercher le sel gemme en Lorraine, par 10 tonnes pour saler les camemberts.

Geneviève m’a confié qu’en 1970, il y avait des livraisons, porte à porte, sur Blois.

Des Chaumontais, des gens d’Onzain se souviennent des bons moments passés à la laiterie même si le travail était dur. C’était leur jeunesse !

Les émotions, les souvenirs ont refait surface lors de cette évocation…Beaucoup d’échanges.

Michèle conclut en souriant par : « On a bu la conférence comme du petit lait ! »

Une bouteille de lait publicitaire ...

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Le public attentif et Gérard Steinmetz lors de l'exposé...                      (Photos C. Loriot)Le public attentif et Gérard Steinmetz lors de l'exposé...                      (Photos C. Loriot)

Le public attentif et Gérard Steinmetz lors de l'exposé... (Photos C. Loriot)

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