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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 09:47

Franck Hanot, le président de Chaumont au fil du temps, introduit le sujet en resituant Chaumont dans la Grande Guerre. Il commente :

« Comme toutes les communes de France, Chaumont a payé un lourd tribut, plus lourd que la moyenne avec près de 50 hommes morts pour la France. Le nombre total de Français tués a été de 1400 000 soit 34 morts pour 1000 habitants. Les chiffres sont terribles. Plusieurs familles de Chaumont sont lourdement touchées :

  • La famille AUGER  avec quatre tués dont Albert âgé de 21 ans
  • La famille GUILPIN  avec trois  tués dont Alban  âgé de 23 ans
  • Les familles DELALEU, LENOIR et SOUDEE avec au moins deux victimes.
    La plus jeune victime est Albert René AUGER appartenant au 31e RI et tué à l’âge de 21 ans à Vauquois  dans l’Argonne (département de la Meuse) le 17 févier 1915.
    C’est au même endroit que sera tué  un mois plus tard, le 4 mars 1915, Jean ROTTIER du 313e RI. Il était âgé de 42 ans. Trois hommes seront tués au tout début du conflit en août 1914 …..Un homme sera tué un mois avant l’armistice…..Les hommes sont tombés en différents lieux d’un front long de 750 kilomètres. »

Nous sommes depuis 2014, dans les commémorations, les « festivités » de Centenaire de la Grande Guerre, celle de 14-18. On trouve quelquefois, 14-19 car le traité de Versailles fut signé le 28 juin 1919 et c’est, à cette date que la guerre sera officiellement terminée. En préambule, on vient de vous parler du nombre des morts, de ce massacre, de ces familles endeuillées…Mon propos d’aujourd’hui est de vous relater la guerre vue à travers les registres des conseils municipaux d’août 1914 à novembre 1918.

5 août 1914: En raison de l’absence de nombreux pères de famille sous les drapeaux, les bons de secours aux familles nombreuses pourront être acquittés et touchés par les mères de famille...

5 août 1914: En raison de l’absence de nombreux pères de famille sous les drapeaux, les bons de secours aux familles nombreuses pourront être acquittés et touchés par les mères de famille...

Ce qui préoccupe les vignerons de Chaumont, pendant les premiers mois de la guerre, c’est de faire parvenir du vin aux troupes sur le front. Mais il y des problèmes de taxes, de récipients pour les acheminements. Ils sont en mésentente avec l’administration militaire. Cela revient dans plusieurs sessions jusqu’en 1916.

 

La GUERRE de 14-18 vue à travers les REGISTRES des CONSEILS MUNICIPAUX de CHAUMONT-sur-LOIRE

Les sujets récurrents, état de guerre ou non, sont le budget, les chemins vicinaux, la liste d’assistance médicale gratuite, les propositions d’assistance aux vieillards, infirmes et incurables, la liste d’aide aux femmes en couches et la liste des familles nombreuses.  Ces listes sont impactées suivant que les femmes deviennent veuves ou que des enfants naissent. A partir de 13 ans, les enfants sont rayés des listes et ne sont plus charge pour une famille nombreuse.

 

Les taxes vicinales concernent les chemins vicinaux ou ceux de grande communication. Le conseil remet le sujet en question tous les ans et fait des remises aux mobilisés pour les   travaux qu’ils ne peuvent payer ou rendre en nature vu leur absence.

Et ce, pendant la durée de la guerre.

 

D'autres sujets comme:

- la demande de l'arrêt d'un express à Onzain même si " la guerre a tué le tourisme au château" 

- l'indemnité d'une famille ayant hébergé une réfugiée belge et son enfant

- des subventions aux orphelins de guerre, aux prisonniers de guerre, récoltées par des comités départementaux

- des aides versées pour les régions dévastées du Nord et de l'Aisne

- la hausse du prix du charbon liée à la guerre

- la hausse des baux de loyer due à la guerre...

- Des femmes dont « les maris ont été mobilisés au début de la guerre et qui ont, jusqu’ici, réussi à diriger leur ferme au mieux des intérêts de la famille » sont proposées pour avoir une récompense créée par le conseil général. 3 sont choisies à Chaumont.

 

On commence aussi à se préoccuper d'un monument pour les Morts ...

Cela sera discuté pendant plusieurs sessions.

 

10 juin 1917: Perpétrer le souvenir  des enfants du Pays morts pour la Patrie pendant la grande guerre…

10 juin 1917: Perpétrer le souvenir des enfants du Pays morts pour la Patrie pendant la grande guerre…

                                           17 novembre 1918, 7 jours après l’armistice… Aucune mention de l'arrêt des combats !

17 novembre 1918, 7 jours après l’armistice… Aucune mention de l'arrêt des combats !

En guise de conclusion:

« Ce qui surprend tout le monde, c’est le peu d’échos de la Grande Guerre dans une commune de l’arrière. On ne peut que supposer qu’ils commentaient la mort des enfants de Chaumont entre eux. 47 sont inscrits au monument aux morts… ».

 

On peut exclure la censure car elle n’est pas en place en 1914, donc ils auraient pu commenter la déclaration de guerre par exemple...

  

Les conseillers municipaux respectent scrupuleusement leur vocation à discuter des budgets…

                                                                                         (Exposé et photos d'après les registres de Chaumont de C. Loriot)

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 08:41

Franck Hanot, président de Chaumont au fil du temps à qui Gérard demande de se présenter, « Géologue passionné, toujours en activité » présente à son tour,

Gérard, notre intervenant du jour :

 « Gérard Schmitt est à Chaumont depuis 5 ans seulement mais il connait la Loire depuis des années. Il habitait  aux Montils  et durant sa carrière de prof de gym qui se déroule au Lycée Augustin-Thierry de Blois, il côtoie souvent la Loire. Il dit souvent : « Je viens sur la Loire depuis 40 ans ». Maintenant il la voit de sa terrasse de Chaumont. Il adore la pêche qui est souvent un sujet de plaisanterie « quand le poisson dévore le pêcheur » ! Clin d’œil et facétie qu’il adresse à ses amis en photos bricolées. Mais c’est un vrai pêcheur et un bon cuisinier notamment pour les quenelles de brochet.

Il est aussi sensible aux paysages de Loire, aux couchers de soleil, aux ciels tourmentés. Il se familiarise avec la faune et la flore. Il est pilote bénévole au sein de l’association Millière Raboton. Il est intarissable sur notre fleuve, un vrai passionné !! Il va vous raconter sa Loire… »

Gérard présente Nicolas Bonnet, pêcheur professionnel aux engins. Il est salarié de Philippe Boisneau qui a un droit de pêche sur Mosnes.

Gérard va aborder divers aspects de ce fleuve royal avec illustrations par diapositives et anecdotes.

Nicolas Bonnet, Gérard Schmitt, Franck Hanot                                                  (Photo J E Tarrida)

Nicolas Bonnet, Gérard Schmitt, Franck Hanot (Photo J E Tarrida)

L’histoire de Loire: son nom Liber, ligérien date de Jules César.

La Loire était une vraie autoroute navigable où se croisaient toues, gabares, chalands de 30 m de long puis tout a périclité au 19ème siècle.

Du Forez à Roanne et Briare, il y avait le droit de flottage pour mener les grumes qui étaient ensuite amenés à Paris via le canal de Briare, le canal d’Orléans et la Seine.

Le manque de vents, l’attente aux octrois avaient raison des vins venus d’Angers et arrivaient à Orléans à l’état de vinaigres et ce, malgré le halage.

Le sucre, le cacao, le sel étaient aussi transportés par bateaux sur la Loire comme la pierre de tuffeau de Bourré ou l’ardoise de Trélazé.

Les humeurs de la Loire et ses dangers:

Les déplacements de sable dominent. Les graviers roulent.

Le débit moyen en étiage est de 300 m3 par seconde et de 4500 m3 en pleine crue.

La Loire est du Domaine Public et appartient à l’Etat. Elle est considérée comme fleuve non navigable ou du moins, c’est faisable à vos risques et périls. Les baignades sont interdites.

Existence de culs de grève avec sables mouvants et remous. Les boires ou bras morts de la Loire.

Les embâcles de 1963, 1992 et les débâcles.

La vie sur la Loire:

Le tourisme, la pêche professionnelle et amateur, le canoë, la Loire à vélo, le renouveau des bacs pour traverser la Loire avec projet d’une liaison Veuves/Rilly ou encore à Montlivault ou encore Vienne/Blois le samedi pour le marché de la Place Louis XII ou à Amboise.

La chasse sauvage:

Elle concerne le gibier d’eau tôt le matin et tard le soir avec un droit de tir sur les limicoles, canards, oies, sanglier, pigeon, lapin et ragondin.

La transparence de l’eau de la Loire

Très sale en 1985, elle est devenue plus propre grâce à la mise en place des centrales d’épuration et à la corbicula, genre de mollusque bivalve d’eau douce et saumâtre mais le phytoplancton s’en trouve amoindri.

La géographie de la Loire.

Née en Ardèche au Mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif Central, d’une longueur de 1012 km.

Dernier fleuve sauvage. Il descend tout en remontant puis glisse vers l’océan à partir d’Orléans.

Il y a des sources dans le lit de la Loire. Présence de roches karstiques au niveau d’Orléans.

Quelques barrages sur la Loire: Villerest au sud de Roanne, Grangent et le barrage de Blois qui a fonctionné jusqu’en 2004.

Quatre centrales atomiques sur ses rives: Belleville, Dampierre en Burly, Saint Laurent des Eaux et Chinon-Avoine.

Le matériel de pêche et techniques:

La balance à écrevisse. La ballastière, vestige d’une drague à sable ou gravier.

Le moulinet à tambour fixe ou moulinet à tambour tournant. 

 

Choisissez votre canne à mouche adaptée. 

Ce sont la longueur et la puissance de votre canne à mouche qui vous permettront de propulser les mouches appropriées aux poissons que vous traquez. La canne à mouche avec fil de soie.

Dans l'équipement d'un pêcheur à la mouche, la soie est très importante. Une soie se caractérise par beaucoup d'éléments. Son profil, la longueur, la longueur de sa tête de lancer, sa densité et son traitement pour la mer ou pas. Les soies WF sont les plus utilisées. Ces soies ont des têtes de lancer plus ou moins longues, en fonction des pêches et des poissons que l'on recherche. Par exemple pour lancer vite et loin dans le vent il faut choisir des soies avec une tête de lancer courte (8 mètres). Au contraire pour les pêches en sèches, on préfèrera une soie avec tête de lancer plus longue (13 mètres).

 

La pêche du saumon au fouet: la pêche à la mouche noyée.

Traditionnellement les saumoniers employaient de grandes cannes à deux mains

(le grand fouet ) qui leur permettaient de lancer sans trop d’effort à 25 ou même 30 mètres, afin de peigner efficacement dès la fin du printemps et en été les grands courants où les saumons stationnent alors plus volontiers .

Le carrelet-filet pour pêcher l'alose et la nasse pour le mulet, le silure. Différentes variétés de nasses.

Le trémail est un filet calé sur le fond. Maintenant moins de 10 sandres pêchés par an.

La pêche à la senne.

Du matériel de pêche appartenant à Gérard et à Gaby est présenté au public…   (Photo JET)        On peut toucher…

Du matériel de pêche appartenant à Gérard et à Gaby est présenté au public… (Photo JET) On peut toucher…

Gérard se rend compte que les auditeurs ne savaient pas pour la plupart qu’il y avait encore de la pêche professionnelle en Loire.

Un petit jeu des expressions avec des noms de poissons pour  l’ambiance…Eaux douces et de mer ! Gérard invite le public à jouer, à se creuser les méninges. « Muet comme une carpe ou yeux de merlan frit » et bien d’autres font rire avec les mimiques de l’intervenant…

 

Les poissons de Loire

L’ablette blanche, l’alose de Loire de 2 kg, l’anguille qui vit dans les lentilles d’eau, l’aspe avec ses dents pharyngiennes, le barbeau et le barbillon qui vivent en plein courant, le black bass qui vient des USA, le cat fish,, le sandre, la bouvière, la brème, le brochet, le carassin, espèce sauvage du poisson rouge.

La carpe commune, la carpe miroir et la carpe cuir qui n’a pas d’écailles sont les plats préférés du chevesne. Les rares esturgeons sauvages (Un élevage en étangs à Saint Viâtre), le gardon, le goujon qui revient en Loire, la grémille qui est une perche goujonnée, la lamproie qui fait ventouse, la lotte de rivière, le mulet appelé aussi muge, la perche arc-en-ciel, la perche soleil, le poisson-chat, la tanche, la truite de mer, le rotengle

 

 

Les animaux rencontrés en Loire:

Le silure. Le plus gros pêché fait 272 cm de long et 130 kg.

L’anodonte ou moule d’eau douce et la corbicule. La couleuvre à collier. L’éphémère. La grenouille. La gammare ou crevette d’eau douce. La libellule, la demoiselle. La limnée ou escargot d’eau douce…

L’écrevisse et ses cinq espèces. L'écrevisse de Louisiane est une espèce invasive qui détruit les herbiers et perturbe l'écosystème fragile du lac de Grand-Lieu.

Comment châtrer une écrevisse ? Tourner la queue et tirer en son milieu.

Les mammifères de Loire:

Le castor à la queue plate pouvant atteindre 25 kg, 

La loutre européenne qui ne mange que du poisson alors que la polaire ne mange que des coquillages.

Le ragondin (10 kg) à la queue ronde et qui ne mange que de l’herbe, est appelé le lièvre des marais.

Le rat musqué avec la queue dans le sens de la hauteur.

Les plantes invasives: l’ambroisie, le datura, la jussie, le robinier, le raisin d’Amérique.

 

, Didier, on les voit de nos fenêtres, les oiseaux !!

Les oiseaux de Loire:

La rousserole, l’aigrette, le balbuzard pêcheur, la bécassine, la bergeronnette des ruisseaux, la bernache du Canada, la buse, le butor, le chevalier aboyeur sur les bancs de sable, le chevalier cul-blanc, le chevalier gambette, le canard chipeau, le cormoran, le coucou gris, l’ibis, le coulis cendré, le cygne tuberculeux. On en a compté une centaine sur Chaumont. 

L’eider, le pic épeiche, l’épervier, le faucon pèlerin, le canard plongeur, le geai des chênes, le goéland, le vanneau, le gravelot, le grèbe castagneux et le grèbe huppé, l’hirondelle autre que celle de fenêtre, des cheminées, le col-vert, le martin-pêcheur, le canard milouin, la mouette rieuse, la mouette mélanocéphale, l’oie cendrée,  l’oie noire, le pic-vert, la pie, le pigeon ramier, le canard filet.

Le pluvier doré et l’argenté, le râle d’eau et des genêts, la sarcelle d’hiver, le canard siffleur, la sittelle torchepot qui se met la tête en bas, le canard souchet  avec son bec en spatule, la spatule blanche qui mange de l'herbe, la sterne en piquet, le tadorne de Belon, le vanneau huppé….

 

Et puis évocation d’un peu de poésie et de littérature….

Les Poètes de Loire:

De Charles d'Orléans à René Guy Cadou en passant par Marot, Ronsard, du Bellay, La Fontaine, Péguy et Gaston Couté, les poètes ont fait de la Loire leur lieu d’élection ainsi que Balzac, Genevoix et Alfred de Vigny…

Les Peintres sur la Loire:

Turner, Mesmin, Raoul Duffy, Marcel Duchamp, Courbet, Albert, Delisse, Olivier Debré...

Le public conquis...

Le public conquis...

 

Le public de cette rencontre a apprécié le côté technique des explications, la poésie de la Loire et l’ambiance joyeuse et studieuse donnée par Gérard.

« La Loire, elle monte ou elle descend de son Ardèche natale ? »

Comme on a retrouvé des fossiles de la Loire dans la plaine de Beauce, Franck a expliqué que le cours de la Loire avait changé. Avant la direction de l’Atlantique, elle se dirigeait vers la Seine…

Le jeu de reconnaissance des poissons vivants alors que le plus souvent on les voit en filets ou quenelles dans l’assiette…les a bien intéressés. Pareil pour les oiseaux.

Devant nous, le spectacle de la Loire, autour de la Loire, sur la Loire est permanent.

Il suffit de regarder !!

 

Ce CR a été réalisé grâce à Joël-Erick Tarrida (textes en bleu), Gérard Schmitt

et mis en forme par Catherine Loriot. Les photos sont de J.E. Tarrida.

                                                                                                                                       

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 18:48

C'est Alain Gauthier qui parle:

« Je suis un ancien « cadastreux », un géomètre du cadastre devenu inspecteur du cadastre. Les cartes m’ont depuis tout petit intéressé. »

Alain commence par nous donner la définition d’une carte, d’un plan.

« Pour nous, maintenant la carte désigne des représentations terrestres qui sont dans des échelles supérieures au 1/5000ème. On commence au 1/500ème  comme Paris et les grandes villes.

A partir du 1/10 000ème, on tombe sur l’appellation de carte.

Pour ce qui concerne la représentation du monde et la représentation terrestre, on a commencé très tôt. Aux alentours de 10 000 av J-C, on a commencé à réaliser des cadastres. Pour que la société puisse vivre, s’organiser, avoir un minimum de services publics, il faut avoir de l’argent. La première façon de s’organiser sur le plan d’une communauté, ça a été de retirer de l’argent de quelque chose. On a pensé tout de suite, à la propriété du sol ou à l’usage du sol. Les premiers cadastres assyriens sont une représentation du sol pour assoir l’impôt. Entendons-nous bien, le cadastre ce n’est pas un plan. Contrairement à ce que l’on croit, le cadastre, c’est un livre où l’on décrit la propriété ou l’usage. Le plan vient en annexe pour décrire de manière plus visuelle le territoire donné.

On a des plans très anciens.

Des cartes, on en a moins trouvé. La plus ancienne est un petit morceau de tablette d’argile qui remonte à 2900 av J-C, au Moyen Orient, qui représente une rivière avec des montagnes.

 

En qui nous concerne, pour notre Chaumont, nous ne connaissons pas de représentation antérieure à 1500 environ. Les cartes anciennes que l’on trouve pour notre territoire, notre région,  les cartes fines remontent à cette époque.

 

Avant cette période, on a des plans partiels.

A part la carte de Peutinger si on veut remonter aux Romains mais elle n’a pas les mêmes similitudes que ce dont on va parler car elle ne représente pas des territoires mais des circuits, des circulations, des itinéraires. Il y a des villes, des distances, des points d’arrêt mais pas la représentation de la géographie.

 

La première représentation en bordure de la zone de Chaumont, c’est 1592 où on commence à représenter la Touraine, le duché de Touraine. Vous savez que le duché de Touraine s’arrête entre Chaumont et Rilly ; Rilly étant en Touraine et Chaumont en Blaisois. 

 

Une autre carte, de 1626. Chaumont est présent dessus.

C’est une des premières représentations de Chaumont.

Car dans l’histoire, on connait Chaumont depuis longtemps… 

 

Grâce à Jean Baptiste Bourguignon d’Anville (1697-1782) qui a collecté plus de 10 500 cartes, on connait bien le monde. Cartographe du roi en 1720. C’est grâce à lui qu’on a une représentation du monde extraordinaire. Il y a une carte des environs de Chaumont de 1750, faite par lui-même. Vous trouverez les cartes anciennes de Danville sur internet. Elles sont à la Bibliothèque Nationale. C’était un important scientifique car il a fait des propositions de mesures de la terre qui ont été réalisées un peu plus tard.

 

Vous avez les environs de Chaumont avec l’étang de Sudais, la forêt, la petite vallée qui passe par la Pieuse, Rilly et ses vallées, Candé, Onzain.

Il n’y a pas de classement pour ces cartes, pas de répertoire, il faut les chercher en tâtonnant sur le net. On peut acheter la numérisation, les télécharger…

 

 

 

Alain avec ses gestes donne une explication vivante de la cartographie

Alain avec ses gestes donne une explication vivante de la cartographie

Si on agrandit, on retrouve les lieux-dits, des noms connus : St Martin, Queneau, Bury, l’Herpinière…. La Grignolière qui ne semble plus exister. Il y a un codage de symboles, triangle (vrais lieux-dits, fief), rond (lieux habités, fortification réduite comme une maison), rectangle (lieux très importants). Il y a d’autres symboles comme une crosse de prieur pour signifier le prieuré comme à St Martin ; ou avec une croix, l’église ;  ou un château… 

A chaque fois, cela me touche de voir ces choses-là. D’abord ce sont des anciens qui ont fait ce travail, cette représentation et c’est souvent assez juste avec les moyens de l’époque. 

On est en 1750, c’est le tout début des lunettes. On utilise plutôt des alidades à pinnules. Vous avez une fente d’un côté et un crin de cheval à l’autre bout. C’est avec cela qu’on mesure les angles sur un cercle gradué à la main.

Pour mesurer, on a des perches, la perche à bouts ferrés, à chaque bout, l’un horizontal, l’autre vertical. Perche de 6 à 7 mètres. Pour aller plus loin dans les longueurs.

On utilisait aussi beaucoup le relèvement.  Alain explique le procédé « à la planchette »

Monique K. a fait une partie des relevés sur Chaumont en tant que stagiaire, à la planchette.

Pendant la guerre de 14, les relevés sont faits à la planchette, pour l’essentiel. Procédé facile.

Pour représenter une carte, un plan, il faut se mettre dans un système de projection. La terre étant ronde, il faut qu’on projette tous les points sur une surface plane. Quand on est sur un petit plan, une maison, la différence n’est pas notable. Quand on est sur un plus vaste territoire comme Chaumont, il faut un système de projection.

Danville parle de ces systèmes de projection. Il y en a plusieurs sortes comme le Mercator qui est une projection de la sphère terrestre sur un tuyau. On englobe le globe dans une feuille plane et on projette tous les points…

Pour notre représentation actuelle, sur la France, on utilise la projection Lambert avec 3 plans. Avec une feuille de papier plane, Alain nous raconte alors la technique, difficile à retranscrire. Des calculs d’angles, de mesures, vieux souvenirs de trigonométrie…

On revient à Danville qui a fait une proposition de mesure de la terre à l’aide de chaines de triangles… pour calculer l’ensemble de la circonférence.

La CARTE ANCIENNE avec ALAIN GAUTHIER

Avant cette période, les levées ne sont pas terminées. La Loire divague…Ce sont des turcies qui protègent du flot de la Loire mais pas de la hauteur de la Loire, seulement des dégâts.

 

Vers 1684, les levées sont en rouge sur la carte…vers la fin de leur édification.

Pas de pont à Chaumont.

Un seulement à Blois…

Pas de levées entre Candé et Amboise. Le coteau fait la limite d’extension du fleuve.

 

Les mesures anciennes sont différentes suivant les régions. On entend les mots perche, pied, pouce, ligne, lieue… Leur valeur chiffrée dépend du lieu où on se trouve…

La Révolution unifiera les mesures par le système métrique.

 

Les Cassini sont une famille de géographes de 1720 à 1800. Ils font la cartographie systématique du territoire français. Pour notre secteur, elle est établie de 1745 à 1770. Elle n’est pas toujours précise par exemple sur la position de lieux-dits mais elle les répertorie.

 

On peut retrouver ces cartes par « Géoportail ».  Faire le choix de ce que vous voulez comme représentations : parcelles cadastrales, IGN, comme aussi les photos aériennes… Vers 1947 la nouvelle triangulation de la France a été faite grâce aux photos aériennes.

 

Alain nous montre des représentations d’autres cartes où Chaumont apparait : l’Atlas de Trudaine (1745) plus axé sur les routes, la circulation. Le plan cadastral napoléonien, plan d’assemblage et les différentes sections (1809). Il est aux Archives Départementales. La carte d’Etat-Major, la Révolution avait prévu en 1794 une triangulation par les clochers et cela a été réalisé plus tard (1835-1850). Il y a aussi aux AD 41 un plan au 1/2000ème pour la construction du pont suspendu, le premier pont de Chaumont. Il y a toutes les cartes IGN : 1/50000ème, 1/25000ème, 1/80000ème.

En 14/18, on a retrouvé dans les poches d’un aérostier, une carte sur tissu, facile à manipuler…

Des adhérents qui s'installent avant la communication d'Alain Gauthier, en grande discution avec le président, Franck Hanot.

Des adhérents qui s'installent avant la communication d'Alain Gauthier, en grande discution avec le président, Franck Hanot.

                                                                                                                              Photos C Loriot

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 19:18

Pendant une semaine où la météo fut de saison, hivernale donc, avec neige et verglas, des courageux, des passionnés se sont déplacés pour voir cette exposition.

Au total, 198 personnes l’ont vue dont 51 élèves et leurs enseignants.

Autour des 2 collectionneurs, Joël Girard et Olivier Pillet, un groupe de travail s’est formé en octobre 2017 avec Nicole Bonnemason, Franck Hanot, Rosita Arqué et Catherine Loriot. La conception graphique a été confiée à Bertrand Demoly.

Cette équipe a mené à bien la réalisation de ces 12 panneaux répartis par thèmes : vue d’ensemble du village, village du pont vers Rilly, quartier St Martin et quartier du Carroir, le château dans tous ses états et la vie au temps des de Broglie, les ponts, la Loire et les éléments météorologiques, la passerelle, les métiers d’autrefois, les commerces, la vie associative, les cartes insolites.

Chaumont se décline à travers les âges, le long de la Loire.

Il n’y a pas de cartes postales du Village Neuf…

Quelques uns des 12 panneaux présentés

Quelques uns des 12 panneaux présentés

Deux classes de Chaumont sont venues à l'exposition et ont travaillé sur un questionnaire pour guider la visite des jeunes élèves.

 

Lors des permanences de cette expo, assurées par 11 personnes dans cette semaine, des collectionneurs de villages alentours sont venus avec leur album pour voir si « leurs » cartes étaient exposées.

D’autres personnes vont chercher dans leurs cartes car elles ne sont pas passionnées mais l’expo a éveillé leur curiosité.

D’autres nous parlent de photos à rechercher, de documents à relire…

D’autres nous racontent des anecdotes quand ils étaient petits, du caramel à 1 F chez la mère Daumas, de la sacrée passerelle où la trouille les tenait, de la nage dans la Loire, des explosions du pont en 1940, ou de celles du Génie lors des hivers glacés.

Certains reconnaissent des Anciens de Chaumont, des membres de leur famille ou un souvenir oublié. Des discussions s’engagent pour reconnaitre les lieux : « t’es sûr ? » « Je crois bien » et quand on peut les renseigner, on remet un peu d’ordre dans les souvenirs ou on apprend soi-même un détail inconnu.

Ce passé, ce patrimoine nous reviennent comme des boomerangs à la mémoire…

Avec les visiteurs, il y a des promesses de documents, des échanges en vue, une suite

à venir.

Une impérieuse constatation : les Anciens qui ont de la mémoire doivent être enregistrés. Toute cette richesse « orale »va disparaitre. Ils ne vont pas écrire, il faut les écouter !!

Noter avant l’oubli définitif…

 

Suites à donner à cette exposition: 

 * en septembre à l’OT pour une prolongation de cette exposition qui emportera sans nul doute votre enthousiasme et votre inspiration.

 

* Comme l'écrit Franck Hanot : Cette exposition aura je l’espère une continuité. Elle pourrait être la base des panneaux du circuit de découverte de notre commune et pourquoi pas l’objet d’un livre 

 

En guise de conclusion :

Quelques cartes postales, quelques photos affichées…  Des échanges se font… 

L’intérêt et la curiosité font le reste… Des projets peuvent émerger et aboutir !!

 

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 22:18
Le public écoute le géologue...

Le public écoute le géologue...

En ce mois de janvier 2018, année du centenaire de la fin de la Grande Guerre, Franck Hanot nous présente son livre :

« L’idée de ce livre me trottait dans la tête depuis un bon moment » dit Franck. « Mes grands-parents me parlaient de la Guerre. Ils en étaient imprégnés. Arras était devenue ville anglaise. Par passion, je peux exercer mon activité professionnelle sur la géologie. J’avais remarqué qu’il existe une relation entre la géologie, la topographie et la nature des roches. Il fallait en faire quelque chose. Ca a pris 2 ans. J’ai eu de la chance avec Frédéric Simien du BRGM, un curieux de recherche et d’histoire…Voilà. »

 

A l’aide d’un diaporama, Franck nous fait d’abord un rappel sur les dates clés de la Guerre, de sa déclaration à l’armistice.  Des dates importantes des offensives, des combats meurtriers, des noms de lieu qu’on n’oublie plus : la bataille de l’Artois, Verdun, le chemin des Dames…Les Alliés, Anglais, Canadiens, Néo-Zélandais, tous volontaires. L’entrée en guerre des Américains, les assauts décisifs…

 

A l’aide de cartes sectorielles du front, les zones d’étude, sont détaillées :

Artois-Flandres

Somme-Aisne

Marne-Champagne

Meuse-Argonne

Lorraine

Vosges-Alsace.

Du texte, des photos d’époque ou de maintenant pour faire la comparaison du paysage…

Du texte, des photos d’époque ou de maintenant pour faire la comparaison du paysage…

Pourquoi relier géologie et Grande Guerre ?

 

Par stratégie, on cherche à prendre les points hauts et les tenir. Un point haut possède une roche plus dure qui ne s’est pas érodée.

Avec la guerre des mines, on cherche à attaquer par en-dessus. Il faut pouvoir creuser en sécurité. Il faut des quantités d’explosifs et pouvoir les installer. Ce sont les Anglais qui ont des services de géologues.

Il faut de l’eau pour les troupes, les chevaux et ânes, pour faire les travaux de terrassement. De l’eau non polluée, car très vite en surface, ce sont les corps des gars tués qui polluent les eaux. Il faut donc faire des forages. Pour la logistique, quand on fait une voie ferrée, il faut « du plat »car c’est plus compliqué avec le relief et il faut aller vite. Il  faut des roches dures pour faire du béton. Avec cette guerre industrielle, on a multiplié par 10 la consommation d’obus. Pour les fabriquer, il faut du fer, du charbon, de l’aluminium. Les bassins miniers du nord de la France sont occupés par les Allemands, l’Alsace-Lorraine aussi. Il faut des ressources chez nous, dans le sud ou on les importe…

 

Les lignes de front vont de la frontière belge à la Suisse.

Il y a toutes sortes de terrains. L’hydrogéologie est influente sur les combats.

 

Chaque zone d’étude est détaillée avec des cartes, des photos d’époques, des commentaires sur la vie des hommes.

Comme ces tunneliers venus de Nouvelle-Zélande qui ont utilisé les carrières existantes et creusé des abris sous Arras et donné les noms des villes de leur île pour se repérer sous cette ville bombardée, détruite en partie, à des milliers de km de chez eux ! 20 000 hommes pouvaient y être cantonnés…

 

Toutes les zones du front sont ainsi déclinées.

On apprend aussi que la guerre peut être un moment où la recherche fait des progrès comme la mesure des ondes sismiques mise au point par échographie. On pouvait calculer le temps de propagation des ondes et en déduire où étaient les tirs d’obus.

 

Plusieurs villages ont disparu en Champagne. C’est encore une zone rouge car elle est trop contaminée par les tonnes d’obus qui y stagnent…

On se rend compte que les pays étrangers venus nous secourir, ont plus de respect pour l’hommage à leurs morts, tombés au combat, à l’entretien de leurs tombes que celui réservé à nos propres poilus.

 

Les Eparges, la Voie Sacrée, Genevoix, Alain Fournier, Vauquois, Gièvres pour le camp américain, Vimy, Notre Dame de Lorette, le Mort Homme, Douaumont, la Somme, Verdun et bien d’autres…

Tout cela tourne dans nos têtes aux évocations des combats, de la réalité du terrain, de la cartographie qu’on a sous les yeux.

Tous ces sacrifices, ces millions de morts, de blessés, d’infirmes, de part et d’autre, pour la reprise d’une ligne où pendant 4 ans cela n’a guère bougé. Prisonniers de la terre ! Des tranchées, de la boue…

 

Des plans, des blocs diagramme pour visualiser la géologie, la ligne de front et les combats…

Des plans, des blocs diagramme pour visualiser la géologie, la ligne de front et les combats…

Pour clore son exposé, Franck nous raconte que les Anglais comme tous ceux du Commonwealth ne sont pas rapatriés dans leur pays d’origine. Ils sont enterrés sur les lieux où ils sont tombés.

Dans les cimetières anglais, les pierres tombales viennent toutes de Portland, pour tous les soldats.

Ils ont rouvert des carrières pour entretenir les tombes.

Jusqu’à la mémoire, on retrace dans la pierre !

 

Beaucoup d’émotions, de découvertes, de réflexions. On a approché un sujet méconnu : faire le lien entre une guerre et une activité humaine : la géologie.

Monument des Alsaciens-Lorrains à Compiègne (Oise). Le glaive gaulois transperce l’aigle germanique…Cimetière anglais à Tilloy-les-Mofflaines

Monument des Alsaciens-Lorrains à Compiègne (Oise). Le glaive gaulois transperce l’aigle germanique…Cimetière anglais à Tilloy-les-Mofflaines

Les documents sont extraits du livre

 « Sous les lignes de front » . Regards géologiques sur la Grande Guerre. Franck Hanot.
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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 21:44

Gérard Steinmetz fait partie du groupe d’études d’Onzain.

C’est en décembre 2017 qu’il nous fait son exposé sur la gare.

Le projet d’établir un chemin de fer d’Orléans à Nantes par Blois et Tours, fut conçu en 1833. Une ligne de chemin de fer reliait Paris à Orléans dès 1840. Plusieurs tracés furent étudiés, les ingénieurs des Ponts et Chaussées choisirent celui passant par la rive droite de la Loire et desservant les villes de Meung-sur-Loire, Beaugency, Mer, Blois et Onzain.

La concession de la ligne  est accordée à la Compagnie MACKENZIE-LAURENT-LUZARCHES,  le 24 octobre 1844.  A charge pour elle de faire poser les rails et de fournir tout le matériel. Mackenzie était ingénieur à Liverpool, Luzarches industriel tourangeau et Laurent, banquier blésois.

Voici l’une des plus anciennes cartes postales de la gare. (Ce n’est pas exactement la 1ère gare, quelques modifications entre 1846 et cette photo).

Voici l’une des plus anciennes cartes postales de la gare. (Ce n’est pas exactement la 1ère gare, quelques modifications entre 1846 et cette photo).

Pourquoi une gare ?

Pour accéder facilement à une gare et pour la desservir,  celle-ci doit se trouver près d’une route. Après l’étude des cartes et une visite sur le terrain, les ingénieurs de la compagnie choisissent l’emplacement le plus approprié à savoir tout près de la route d’Onzain à Ecures. C’est la seule voie carrossable reliant le bourg à la grande route de Blois.

Avant de débuter la construction de la voie ferrée et de l’embarcadère (dénomination de la gare), un long travail de géomètre est nécessaire : il faut trouver les propriétaires des terrains à acheter ou à exproprier (dans le pire des cas) et en proposer un juste prix avant l’achat. Les négociations sont ardues ; tout est discuté : la superficie exacte des terrains, les cultures, les arbres fruitiers…

Les notaires et les géomètres ont beaucoup travaillé sur ce dossier et laissé de nombreuses archives sur les âpres négociations entre la Compagnie et les propriétaires de ces petites parcelles.

  Les travaux débutent en 1845, la Compagnie Paris-Orléans pose les rails et fait construire  « un embarcadère ». L’inauguration a lieu le 26 mars 1846.

La ligne est exploitée à partir du 2 avril pour les voyageurs et du 15 juin pour le service des marchandises.                                  

Le 26 mars, le train passa à la gare d’Onzain vers 14 heures mais ne s’y arrêta pas. Le convoi était attendu à Tours pour de grandes réjouissances. Les Ducs de Nemours et de Montpensier, fils de Louis-Philippe, Roi des Français,  étaient du voyage dans un long wagon, richement décoré.

Quelques exemples de tarifs :

Tours- Blois  (57 km) : 1 h 50 pour l’omnibus et 1 h 30 pour le direct qui ne s’arrête qu’à Amboise.

Sept trains par jour dans chaque sens, mais tous ne s’arrêtent pas à Onzain.

Cinq trains quotidiens pour se rendre à Blois, distance : 16 km. Durée du trajet : entre 32 et 37mn.

Tarif du trajet Onzain-Blois : 1 franc en 3ème classe.   1,50  franc en seconde et 2 francs en première classe.

Par comparaison, le salaire moyen d’un ouvrier est, à cette époque, de 4 à 5 francs par jour.

Le kilo de pain vaut 0,50 franc et la douzaine d’œufs 1,50 franc soit le prix du billet Onzain-Blois en 2ème classe.

Régulièrement, le conseil municipal demandera à la Compagnie des arrêts supplémentaires.

Outre, le transport des voyageurs et du courrier, la ligne supportera un important trafic de marchandises : vins, grains, et plus tard produits laitiers et bois.

Pour la petite histoire : notons qu’en février 1894, la municipalité de Chaumont-sur-Loire émet le vœu que la gare soit dorénavant dénommée : « Onzain-Chaumont ».  Rejet de la Compagnie pour ne pas prêter à confusion avec d’autres villes nommées Chaumont. Finalement, 120 ans plus tard, en 2014, la municipalité de Chaumont obtiendra satisfaction !

Gérard nous détaille le plan de la gare, les aménagements successifs, le matériel et les horaires, la prise d’eau et le double château d’eau, les incidents et accidents, les industries, commerces et poste militaire, les réclamations diverses et variées, les aménagements et l’électrification en 1933, la suppression du passage à niveau en 1983 et la création d’une nouvelle rue.

Avec des plans à l’appui, des cartes anciennes et des photos plus modernes…

Article de la Nouvelle République

Article de la Nouvelle République

Gérard Steinmetz explique au public un plan de la gare d’Onzain…

Gérard Steinmetz explique au public un plan de la gare d’Onzain…

Sources : 

Archives municipales d’Onzain.     

Archives de la SNCF au Mans.           

Archives départementales de Loir-et-Cher.

Recherches sur internet

Cartes postales et photos : collections privées

 

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 20:54

En octobre 2017, Franck Hanot regroupe les personnes de l’Association qui ont fait le déplacement pour la journée au Grand Pressigny et nous fait un petit rappel sur la géologie de la France.

Avec quelques schémas, on se souviendra que le paysage qui nous entoure a été formé par la collision de l’Espagne contre la France dans la formation des Pyrénées. Le silex, « motte de beurre » est une bizarrerie de la région.

Grande fresque à l’entrée du musée du Grand Pressigny

Grande fresque à l’entrée du musée du Grand Pressigny

L’homo erectus est présent au Grand Pressigny. Avec le feu, on devient dominant sur l’environnement. Le réchauffement climatique devient favorable à l’agriculture. Les modes de vie vont changer pour passer du nomadisme à la sédentarité. Il y a les premières maisons, les premiers villages, les premiers artisans… Ce mode de vie va s’étendre…

Le Néolithique est important pour le Grand Pressigny car c’est là, que les lames de 30 à 50 cm vont être taillées et leur commerce va s’étendre dans toute l’Europe.

On va nous commenter les vitrines qui contiennent de vrais objets et des fac-similés. Je ne vais pas vous raconter toute la visite mais ce qui nous a surpris, ou amusés…

On retient que dans les sols acides de Touraine comme le sable, les objets se conservent mal. Les cendres et les charbons se conservent ce qui peut permettre de déterminer une activité humaine.

On va voir une dent d’éléphant, oui d’éléphant, un croc d’ours des cavernes, une de hyène…

Le métissage des populations les a préservées de la disparition et les gènes des cheveux roux et de l’asthme viendraient de cette époque. Il n’y avait pas d’asthme avant les graminées…

En travaillant l’os, ils inventent l’aiguille à coudre et se recouvrent de vêtements plus facilement.

Le propulseur, la sagaie, en os, en silex. C’est homo sapiens qui commence à débiter le silex, en série : couteaux, grattoirs, lamelles pour sagaie. Le cerveau s’est transformé et de 5 outils qu’on pouvait faire dans un kilo de silex, on passe à 20…Des habitats dans les grottes, dans des huttes…Dans l’art pariétal, le cheval est le plus représenté. Grâce aux restes d’os, on sait que le renne est le plus consommé…

On voit des jaspes, et les éclats qui suivent les nervures de couleurs. L’aspect esthétique semble avoir prévalu sur l’outil. Approche-t-on la notion d’art ?

Avec la meule, les grains sont directement écrasés. On arrive au pain et le régime alimentaire change. La poussière de pierre use les dents et la prise de sucre par l’amidon du pain invente la carie ! Au Néolithique !! On voit des fils de chanvre, du tissu en lin… Les rites funéraires apportent leur lot d’objets : perles, pendeloques, hache d’apparat. Le coquillage cardium permet de dessiner sur la céramique en le faisant rouler…On voit ce qui a dû être un biberon avec un bec verseur car les analyses ont trouvé des traces de lait…

On trouve de grandes lames de silex jusque dans le Périgord de 25 à 40 cm. La provenance est locale mais la diffusion sur de plus longues distances. On fait des couteaux d’apparat, objet de luxe, qui témoigne du statut social. La couleur marron caramel a une valeur ajoutée, semble-t-il…

Et puis…en 2 ou 3 générations, on perd le savoir-faire, on ne sait plus tailler !!

C’est l’âge du bronze qui prévaut…On voit des objets militaires, cultuels mais ce n’est plus du silex…

Moulages des lames classées "Monument historique" au Grand Pressigny

Moulages des lames classées "Monument historique" au Grand Pressigny

On passe au sous-sol pour voir la spécificité du silex du Grand Pressigny.

Rognon de silex énorme… Film où le chercheur, Jacques Pellegrin a mis 20 ans pour retrouver le geste et faire des lames, identiques à celles retrouvées dans les champs alentours. Par percussion.

Une découverte extraordinaire, dans un champ, une lame est remontée …et ce sont 140 grandes lames, rassemblées en fagots dans une fosse qui seront découvertes. Avant de les relever, les archéologues font des moulages du site, de diverses couches…Ce sont ces lames qui sont présentées au grand Pressigny. Cet ensemble de 140 lames est classé monument historique à lui tout seul dans ce musée. 

Il y a eu d’autres découvertes, d’autres lots disséminés…

Après le déjeuner, monsieur Marquet nous attend à l’Archéolab, à Abilly, pour nous expliquer comment on aborde un champ de fouilles.

Il faut un long apprentissage pour préparer le nucléus afin de tirer de grandes lames. Ce sont des tailleurs de motte de beurre. On les nomme « maîtres tailleurs » car ils ont un savoir-faire poussé, précis. Il faut récupérer les lames sans les casser. La grande lame a probablement été inventée, ici, dans une zone de 40 km sur 30 km. Par percussion.

Une autre manière de produire les lames en silex par pression au levier. On retrouve ce phénomène en Andalousie, en Bulgarie et en Ukraine.

 

 

Le groupe à l'Archéolab devant un champ de fouilles en cours...

Le groupe à l'Archéolab devant un champ de fouilles en cours...

Monsieur Marquet nous emmène à Fermelles, à la carrière du Vivier. C’est une ancienne carrière de sable, recouverte d’ordures ménagères. On peut tailler ici. Si des éclats échappent au nettoyage du tailleur, on ne prendra pas ce lieu pour un chantier préhistorique et on n’affolera pas les chercheurs des siècles à venir.

On teste le silex pour entendre si les ondes de choc sont « réceptives »…Questions de bruit, d’oreille qui définissent si la taille est propice dans ce morceau-là. On peut percuter le silex avec un percuteur tendre ou plus dur : un bois de cerf ou de renne, un galet. On n’obtient pas les mêmes éclats.

On nous détaille, le talon de l’éclat, le point de percussion, le bulbe de percussion. Tout ça pour dire qu’on oriente son silex, qu’on le percute et qu’avec un peu d’entrainement et d’habileté, on produit des éclats. Des racloirs, des flèches, un perçoir se « forment » sous nos yeux. Les pièces qu’on touche sont tellement coupantes qu’il faut être vigilant, même si une blessure de silex ne s'infecte pas et cicatrise vite. Quelques-uns d’entre nous essaient la technique…

Ici, on a découvert les rognons de silex avant de les tailler.

 

Après avoir remercié le tailleur, on se dirige vers le site de Barrou pour voir des silex dans le coteau.

 

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 16:27

En février 2017, la famille Tabusse nous accueille sur son domaine.

Dans l’histoire du château et dans les bibliothèques, Olivier Tabusse n’a rien trouvé sur la Pommerie. Il semble que la propriété de la Pommerie n’ait pas de lien direct avec le château.

Cela a dû être une ferme au 17ème siècle. En 1756, Leray de Chaumont l’achète. Elle sera un peu liée au château. En 1935, la propriété est vendue à monsieur Guilpin, surintendant. En fait il y a un arrangement entre une vente bloquée par les Monuments Historiques et le classement de la maison et du domaine. Charles Guilpin a habité-là mais cela lui appartenait-il ? Ou plutôt à Bernard qui avait une entreprise sur Blois, de poudre St Eloi puis de shampoings devenus Garnier.

Puis c’est monsieur Morel-Fassiot qui achète la propriété vers 1955. Il perd un droit à l’eau et garde un puits dans la pente. Il fait construire la piscine, le terrain de tennis et quelques dépendances. Il était pionnier dans la chirurgie esthétique.

En 1974, la famille d’Harambure achète la propriété.

 

On va arpenter la propriété en passant par le portail puis longer le chemin de la Pommerie et bifurquer vers le tennis, la piscine et le bassin maçonné. Ce bassin est sur le cadastre napoléonien de 1809. Il semblerait être du 18ème. Un bassin d’agrément.

 

Le groupe près du bassin...

Le groupe près du bassin...

On voit la fosse Chaperon, percée vers la route neuve. On domine la route neuve, juste devinée car les arbres la masquent. On est près de la chaufferie de la piscine, d’un local technique et de deux garages.

Il faut gérer les déchets végétaux par l’entretien des arbres, des ronciers et refaire le chemin. Cette partie de bois ne semble pas avoir appartenue au château. Olivier Tabusse nous montre en même temps sur les cadastres, l’évolution du domaine. Quelques photos données par l’ancien propriétaire.

Il y a des fosses sur la propriété, des effondrements ce qui n’est pas nouveau. Il y a des fissures dans le calcaire, des apports de terre, des creusements pour travaux et le sol bouge. Il y a des puisards sur toute la propriété déjà au temps de de Broglie. Il y a un gros tuyau noir qui est un grand collecteur vers la route neuve.

 

On traverse un ancien potager qui devrait être remis en fonction à condition de le clore car il y a des chevreuils. Il y a des points d’eau provenant de tout un réseau de tuyaux enterrés sur toute la propriété.

Dans ce coin, il y a aussi un atelier, un bûcher, une grange qui sert de garages, de petites dépendances bien utiles… La propriété fait 2 hectares 6.

 

On revient vers le portail d’entrée. La partie boisée adjacente appartient depuis peu à la mairie, obtenue pour l’€ symbolique pour un agrandissement potentiel du cimetière.

On passe près du cèdre majestueux qui semble s’être échappé du parc du château. La propriété est séparée du parc du château par des barrières.

 

 

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 16:13

En janvier 2017, monsieur Chenu va nous embarquer au Moyen Age, vers l’An Mil, avec les protagonistes de cette bataille.

Sous le règne de Robert II le Pieux, le comte d’Anjou, Foulque Nerra, allié au comte du Maine, Eveille Chien, va affronter Eudes II, comte de Blois et son fidèle vassal Gelduin, seigneur de Pontlevoy.

Il présente Foulque Nerra, fidèle à 4 rois au cours de sa vie, « qui ne savait peut-être ni lire ni écrire mais qui savait écouter ». Il était entouré de moines instruits. Il avait retenu les conseils de son père Grisegonelle, pour l’art militaire. Pas de bataille en plaine mais du harcèlement ; couper les vivres à l’adversaire pour arriver à une conciliation ; quand le terrain est pris, ne pas le lâcher ; s’empresser de faire une tour, un donjon : Foulque en fera 34 dans son existence.

Il y aura une exception à ses principes : la bataille de Pontlevoy …en plaine !

Le comte, Eudes II de Blois possédait Montrichard, avec son fortin en bois avec Nanteuil et Mont-Reveau, village qui était au pied du donjon actuel, village aujourd’hui disparu. Il veut le reprendre à Foulque…

Il commande toute la vallée du Cher et a la main mise sur le transport du sel qui rapporte beaucoup d’argent. C’est aussi pour cette raison économique qu’il y a compétition pour posséder tout le bassin de la Loire. Stratégique et économique. La Loire est importante car la circulation, à l’époque est plus « facile » sur l’eau que dans la forêt et sur les routes. Tours est une ville stratégique…

 

 

 

 

 

 

Monsieur Chenu lors de sa conférence

Monsieur Chenu lors de sa conférence

Revenons à la bataille : 6 juillet 1016 !

Eudes II aurait disposé de 10000 hommes, nombre contesté par les historiens actuels.

Cavaliers. Hommes à terre plus ou moins armés. L’armement est coûteux, alors le plus souvent, il est sommaire. Le soldat protège ses mains, son nez et ses oreilles. L’homme de pied doit toujours avoir un casque avec protection sur le nez et sous les vêtements du quotidien, beaucoup de laine pour amortir les coups.  Les familles des soldats les suivent. Il faut nourrir tout le monde. Eudes II suit la vieille route romaine  (de Paris vers l’Espagne), traverse le Beuvron et se dirige vers Pontlevoy dans la matinée.

De combien d’hommes dispose Foulque Nerra ? 1500 à 2000 hommes ? Pas de nombre précis…Foulque a réparti ses troupes en deux points. Les cavaliers avec Eveille Chien à Bourré et le reste de son armée aux Pessons à Pontlevoy. Il attaque l’avant-garde des Blésois.  A l’Ail vert, Foulque commence à reculer dans ce combat au corps à corps. Son porte enseigne, Sigebrand de Chemillé est massacré sous ses yeux. Il fait appel à Eveille chien qui arrive avec ses cavaliers tout frais qui attaquent les Blésois qui se voyaient déjà vainqueurs. C’est la stupéfaction chez les Blésois ! Eudes II part avec ses propres cavaliers et abandonne ses hommes de pied qui se font tailler en pièces.

6000 à 7000 morts ?? On ne sait pas exactement mais ce nombre a frappé la population de l’époque. Même au niveau de l’Europe. Un texte d’un évêque allemand s’indigne de la bataille de Pontlevoy  «sanguinaire ».

Les hommes de pied ont sûrement tous été liquidés : 2000 à 2500 morts, c’est déjà énorme. Retrouver les corps, les enterrer ? Sur ce périmètre de la Bataille, on n’a pas trouvé d’immense excavation pour une fosse commune. Sur ce terrain, des morceaux d’armes remontent, poignard, pointe de fer, épée mais les propriétaires n’ont jamais vu d’os humains remonter.

Foulque est vainqueur à Pontlevoy mais il ne prendra pas pied sur le Cher. Eudes II lui barre la route.  C’est un échec total dans ses objectifs politique et militaire.

Il reviendra à la tactique de Geoffroy Grisegonelle, son père en reprenant les terres adversaires, petit à petit, par batailles limitées…C’est en 1044, 4 ans après la mort de Foulque que son fils arrive à prendre Tours ; 28 ans après la bataille de Pontlevoy d’où le sentiment d’un massacre inutile !

Sous Foulque Nerra et pour tous, à l’époque, la foi était basée sur la peur de l’Enfer et non sur l’Amour divin. Foulque a accumulé des « choses scandaleuses » au cours de sa vie : sacrilège en l’abbaye St Martin, meurtre de son beau-frère, assassinat de sa 1ère épouse… Pour se libérer de ses crimes, il va faire plusieurs pèlerinages à Jérusalem. Il n’est ni humble, ni discret dans sa foi. Il adopte des attitudes dramatiques : marche pieds nus, se fait fouetter…Il fait des promesses de construction de chapelles et d’abbayes comme à Beaulieu les Loches, et de monastères. Il fait distribuer des reliques ce qui entraîne un atout pour la vie religieuse mais surtout économique. Il y a des mouvements de population et des pèlerinages dans la région. Véracité des reliques ?

C’est un chrétien intelligent qui soutient les moines qui défrichent pour les cultures. Il développe les vignes dans la région : vin de messe pour les moines mais aussi pour les Fidèles qui, à l’époque, boivent le vin lors de la communion avec l’hostie. Il encourage les moines à donner des soins médicaux ; à Pontlevoy, il y a la rue de la Maladrerie, réservée aux lépreux dont les formes de la maladie sont plus ou moins graves.

Il demande aux moines d’apprendre à lire et à écrire dans le scriptorium pour former des notaires et des juges afin d’avoir par écrit les titres de propriétés.

Il encourage la construction de beaucoup d’églises. Il veut sortir le catholicisme des villes pour la campagne et comme St Martin veut la diffusion de la foi. Beaucoup d’églises sont implantées dans les villages.

C’est donc un personnage complexe …

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:31

Joël Girard nous fait découvrir l’étang de Sudais en compagnie du propriétaire Georges de Bodard et de François Bourdin et Henri Borde de la LPO.

 

C’est par un temps très chaud, en ce début avril, dans une ambiance sympathique et studieuse que les amateurs de nature de « Chaumont au fil du temps » ont écouté les conditions d’exploitation de l’étang, eu des renseignements sur la faune notamment les oiseaux et les batraciens et apprécié la vue et les odeurs sur cet étang en bordure de la route de Chaumont à Pontlevoy.

Accueil de l'association par le propriétaire, Georges de Bodard

Accueil de l'association par le propriétaire, Georges de Bodard

L’étang de Sudais, d’une superficie d’environ 85 ha, a une forme en croissant de lune. La levée sur laquelle passe la route départementale 114 est percée sous la route et alimente le début de la rivière « L’Amasse ». Une bonde permet de vider l’étang pour assurer sa pêche.

Les eaux qui s’y déversent proviennent des terres situées sur Pontlevoy et Sambin.

Il a été alternativement exploité pour la pisciculture ou pour l’agriculture mais depuis 1940 il est exploité pour la pisciculture.

L’étang aurait été construit vers le 13ème siècle par les moines de l’abbaye de Pontlevoy et il est resté à l’identique depuis sa création.

L'ETANG de SUDAIS à PONTLEVOY

Sur ses bords se trouvent des roselières, laissées en l’état car ce sont des lieux de reproduction. C’est un biotope exceptionnel pour les oiseaux, les batraciens, les poissons, les moules d’eau douce…

Les poissons présents sont les carpes, tanches, perches, brochets…

François Bourdin et Henri Borde nous donnent des informations sur des oiseaux. Sur l’étang, on observe des foulques macroule avec des taches blanches au front. Il y a des poules d’eau. Des milouins. Des grèbes huppés. Des mouettes. Des aigrette. Leur surpopulation des bords de mer a provoqué leur entrée à l’intérieur des terres. Des hérons cendrés qui viennent et rejoignent la héronnière toute proche. Des cormorans...

On entend un rossignol qui chante de jour comme de nuit et de nombreux passereaux qui fréquentent les roselières, les arbres proches, les milieux humides…

Nous ne pourrons pas faire la liste complète des innombrables animaux qui vivent dans ce lieu d’exception.

(Photos C Delhom)

(Photos C Delhom)

Vers 18h, les derniers promeneurs se séparent. Joël a remercié le propriétaire Georges de Bodard pour son accueil et François et Henri pour les informations. Chacun a pu apprécier cette promenade dans un lieu privilégié.

 

Mais… Laissons la conclusion au propriétaire du lieu, Georges de Bodard :

« On fait en sorte que la nature puisse vivre sa vie ! »

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